‹ Mission de PhénicieChapitre 108 sur 127 · Méapuos : cf. Archives des miss. scientif · texte numérisé non relu

Méapuos : cf. Archives des miss. scientif

VIT, p. 335, 336. Mépzos Aéxyou : même

rendus de l'Acad. des inser. 1869, p. 5 Page

2° série

recueil, 2° série, t. IV, p. 528. Cf. Corpus inscr. gr. n° 4536 e. Voir Frœhner, Jnscription pr. du Louvre, p. 286, 287; Waddington, Inseript. de Le Bas, IT,

Page 68. Une très-importante découverte vient d'être faite près du Maabed. On a trouvé un de ces dépôts de statues brisées, comme Chypre en possède un grand nombre, et qui remontent certainement à l'époque de la destruction du paganisme. Voici un extrait de la lettre du 18 novembre 1873, où M. Gaillardot m'annonçait cette nouvelle :

«Dans un caveau ou souterrain situé près du « Maabed, probablement parmi les débris de cons- +tructions figurés à l'angle N. O. de l'enceinte taillée «dans le roc (voir pl. VIT), on a trouvé un assez «grand nombre de débris de statuettes, dont les «têtes, comme cela a lieu à Chypre, sont séparées du «corps. Une soixantaine de ces têtes ont été appor- «tées À M. Péretié, et elles nous ont paru présenter «un haut intérêt. Vu les obstacles que les autorités «turques mettent au transport el à l'enlèvement des antiquités, l'homme de Tortose qui a apporté à l'a

et en plusieurs

«Beyrouth les têtes en queslion ne pu faire

*qu'avec beaucoup de difficulté “voyages. Il dit qu'il y a aussi des corps de statues

“et des animaux, très-mutilés. Parmi les objets dont #M. Péretié est déjà possesseur, il y à un corps «d'environ Ao centimètres de haut; la tête et la «moitié des jambes manquent; cependant, à un «reste d’un petit lion que le personnage tenait de la #main gauche, et dont on ne voit plus que les “pattes, on reconnail que la statuette a dû ressem- «bler à ces colosses trouvés à Ninive (maintenant au

«musée du Louvre), qui écrasent un lion contre leur

«ceinture. Toutes les autres pièces qui sont entre les

#mains de M. Péretié sont des têtes ressemblant «beaucoup à celles qu'on a découvertes à Chypre. «Elles sont taillées dans le calcaire blanc d'Amrit. «Leurs dimensions varient entre 5 et 15 centimètres. La plus petite est celle d’un guerrier assyrien, savec le casque conique et la barbe bouclée. Toutes +ces figures me paraissent différer de celles de «Chypre, en ce qu’elles présentent un type sémi- «lique très-accusé et qu’elles s'éloignent beaucoup «plus du type grec. L'aspect est sensiblement plus «archaïque.

# Qu'étaient ces statuettes? Comme elles ont été tirouvées à côté du Maabed, 1 se peut qu’à diverses «époques de l’année elles fussent placées dans la pe-

« lite cella et exposées aux regards et à l’adoration des

ADDITIONS ET CORRECTIONS. 851

«fidèles. Ce qu'il y a de certain, est qu’elles appar- «tenaient à l'édifice religieux près duquel on les a «découvertes. J'avais cependant bien fait fouiller les alentours, surtout le massif de maçonnerie où s’est «trouvé le caveau en question; il était probablement “caché sous les amas de pierres, restes des bâti- «ments qu'habitaient, je suppose, les prêtres et les «gardiens du temple. »

Beaucoup de ces statuettes étaient sans doute votives et décoraient les vastes accessoires, maintenant disparus, du Maabed.

M. Péretié, à la date du 5 février 1874, m'écrivait ce.qui suit :

«La trouvaille d'Amrit est en effet très-intéres-

ante. Jai pu déjà réunir une soixantaine de têtes, “et quelques fragments de statuettes; et, dès que l’au- +torilé se relâchera un peu de sa surveillance, jen- «gagerai les gens de Tortose à aller enlever tout ce “qu'ils ont laissé derrière eux; car, d’après ce qui «m'a été dit, il y a encore dans le dépôt en ques- + tion une énorme quantité de débris de toutes sortes. «Les ouvriers ont naturellement mis tout d'abord la “main sur les têtes, parce que c’étaient les choses s qui, à leurs yeux, avaient le plus de valeur. Il n’est “pas douteux que les corps auxquels ont appartenu «ces têtes doivent se trouver là, et je ne désespère “pas, avec le temps, de les réunir au grand com- « plet. »

Page 69, ligne 1. Après «conjectural,» ajoutez : “au moins en ce qui concerne le dessin de l’en- «semble

Page 69, ligne 7. Après avoir vu les épreuves de la planche IX, M. Gaillardot m'écrivait : « Le dessin «du rocher sur lequel est placée la cella de la source “des Serpents me semble inexact. Le cube de ro- «cher, autant que je me le rappelle, est plus haut que rlarge. Ce cube repose sur deux assises de pierre «moins larges que celles que la gravure donne, en sorte que le cube semble assez difficilement équitlibré.»

Page 69, ligne 15. Les uræus rappellent tout à fait ceux d'Ombos. Antiquités de l'Ép. A; vol. I, pl. xuv.

Page 70, ligne 1. La tête d'aigle n’est qu'une conjecture de M. Thobois, qui me paraît maintenant peu probable, Voir Bulletin de l'Académie de Saint- Pétersbourg, t. XNI, col. 539, communication de M. Stassoff.

Page 74, ligne 14. Voici les dimensions du caveau CG, d'après la note d’un de mes collaborateurs :

du commencement de l'escalier jusqu’à l'entrée du caveau, 6,17; du commencement de l'escalier au commencement du couvercle de l'escalier, 2 mètres; de la fin du couvercle à l'entrée du caveau, 5o centimètres. Ce toit du couvercle, d'un seul bloc, mesure donc 3,77; hauteur du caveau à l'entrée, 2",10; hauteur de la porte, 1",15; longueur de la première chambre, 5",19 (trois niches); longueur de la seconde chambre, 3*,60 (elle est plus basse que la première de Ao centimètres); longueur de la troisième chambre, 2",40.

Page 74, ligne 9 du bas. Une note de M. Thobois me donne, pour les deux pyramides tronquées, des dimensions un peu différentes. L'une aurait 3,37 pour côté de la base, 2",19 pour côté du sommet, 1",92 pour côté de la pyramide tronquée. L'autre serait irréoulière; Ja base serait un rectangle de 1",48 de longueur

sur 1,15 de hauteur; le sommet serait un rectangle de 1",03 de longueur sur 6o centimètres de hauteur; le côté de cette seconde pyramide

tronquée serait de 3",30. Le monument n'aurait donc pas été l’objet d’une taille régulière. La disparition du bloc intermédiaire est diflicile à expliquer. Ges régions ont été peu exploitées comme carrières ; pourquoi les deux autres blocs auraient-ils été respectés? De plus, si le profil du monument était un obélisque à arête droite, les angles au pied des deux pyramides tronquées seraient égaux, ce qui n’esl pas. Je crois que les deux pyramides tronquées étaient superposées comme dans la figure ci-jointe. Il n'y avait rien au-dessus de la seconde pyramide tronquée.

Page 81. Ge qui achève de prouver le caractère phénicien du Burdj el-Bezzak, c'est sa ressemblance avec certains monuments d'Algérie. M. Héron de Villefosse a été frappé de cette analogie, dans son récent voyage. 11 me signale surtout, 1° le monument funéraire d’Akbou (Revue africaine, IV, 1859-1860, p.418 et pl. corresp.); 2° le monument des Raten (Revue archéol. 1859, p. 28 et suiv. et pl. corresp.); 3° le tombeau de Flavius Maximus, préfet de la III: légion Auguste (Revue archéol. 1850, p.186 et

suiv.). Ces monuments sont à base carrée, surmontée d’une pyramide quadrangulaire. Is ont aussi une grande ressemblance avec le monument de Hurmul.

Page 95. Rapprochez de ce gros rocher taillé le rocher d'Hagios Giorgios, à Rhodes. Revue archéologique, septembre 1868, pl. xx et p. 157. Comparez des restes analogues à Théra. Monumenti inediti dell Inst. di corr. archeol. MT, pl. xxvr, 6° et 7°.

Page 96. Comparez, à Athènes, la maison dans le roc qu'on appelle «la prison de Socrate,» Le Bas, Lün. pl. 1v, et le monument dans le roc à Gythium, Le Bas, Jun. pl. xxv.

Page 100, haut. M. de Luynes a reconnu aussi que Marathus n'eut que des monnaies à légende phénicienne; mais il croyait, ce semble, que l'émission de ces monnaies dura jusqu’à l’époque romaine (Mr mism. et inscr. cypriotes, p. 37). M. Waddington (Mél. de num. et de phil. p. 51, 52) a également montré que c'est à tort qu'on attribue à Marathus certaines monnaies grecques, qui appartiennent en réalité à Marium, dans l’île de Chypre.

Page 100, note 2. Voir aussi Vogüé, Mél. d'arch. orient. pl. v, vi, vu, p. 108, elc.

Page 104. Autres preuves du culte de Mithra en Syrie, Corpus inscr. gr. n° 6012; inscription à Vaison, au musée de Saint-Germain, Léon Renier, Mél. dépigr. p. 129 et suiv.; Revue archéol. 1869, t. II, D 222-258;

Page 105, bas. M. Gaillardot m'a dit plus lard que, d’après ses souvenirs, la pierre du château de Yahmour n’était pas à sa place. Yahmour est le « Chastel Rouge» des croisés. 558 signifie «rouge. »

Page 111, ligne 16. M. Rey m'a dit avoir vu ces inscriptions et en avoir l’estampage ; ce sont de simples indications de siéges, Anunrpéou, etc.

Pages 111, 119. J'ai vu Lattakié, lors de mon se-

cond voyage. La principale ruine de la ville me paraîit être un tétrapyle marquant la jonction de deux rues à portiques, comme on en voit dans les villes au delà du Jourdain. La nécropole de Lattakié est très-curieuse. La forme des tombes est lourde et d’un goût parfois douteux. [ y a abus de guirlandes et de bustes. Un trait phénicien, cependant, c'est que ce vaste amas de tombes est muet et sans épigraphes. Je n’ai vu à Lattakié qu’une seule inscription; elle était sur un petit monument présentant une figure sculptée. Je ne pus la prendre.

Page 119. M. Rey a depuis exploré Bætocécé et toute la montagne des Ansariés (Arch. des miss. scient. nouv. série, t. IT, p. 336 et suiv. et planches). Voir le Bull. de la Soc. de géogr. juin 1866 et avril 1873. Voir aussi Palestine exploration society. Second statement.

Page 114, ligne 7 du bas. Il parait que cette même formule se retrouve chez les Druses.

age 116, haut. Le passage des Homélies pseudoclémentines, x11, 1, confirme la situation attribuée ici à Orthosie.

Page 117, note 1. Voir Ritter, XVII, p. 1002. Thomson veut que Tell Nebi Mindaum soit l'antique Kadès, dont le lac tire son nom, et qui a pris tant d'importance en égyptologie, depuis que M. Brugsch y voit le Kadesch des monuments égyptiens. Il se peut, en effet, que cette ancienne ville ait été rebâtie

sous le nom de Laodicée.

dans

Page 119. Des deux sépultures représentées Pococke, Descript. of the East, vol. Il, p. 1, pl. xx1v,

e monument de Hurmul. Sur

E, l’une est, je pens ce monument, voyez aussi Thomson, The land and the book, 1, p. 364: Sepp, Jerusalem und das heilige Land, U, p. 334; Van de Velde, Le pays d'Israël n® 92 et 93 (remarquez les traces de vermiculations

sur les trois ass

inférieures; seraient-ce des restes d'hiéroglyphes du genre hamathien?). Menke admet

l'origine assyrienne de notre monument, Bibelatlas,

n° >. Comp. Newton, Discov. at Halicarnassus, plexxxr. Le nom de Hurmul suggère quelques conjectures. On trouve dans les inscriptions d’une localité d'Afrique l'expression DOMVS ROMVLA, pour désigner des sépultures. Cette localité est Lella-Marnia, à l’ouest de Tlemsen , dans la province d'Oran (ancienne Mauritanie césarienne). M. Léon Renier, qui a signalé ce

fait, a remarqué que Lella-Marnia est désignée dans quelques inscriptions sous le nom de Numerus Syrorun, nom qu’elle reçut probablement pour avoir été le lieu de garnison d’un corps de troupes syriennes. Voir L. Renier, Inser. de PAlo. n° 3805-3829. Ces inscriptions sont assez récentes. La plus ancienne (n° 3814) est de l'an 285 de notre ère; la moins ancienne (n° 3816), de l'an 337. Je suis porté à croire que cette expression domus romula, inexplicable par le latin, répond à ÿbon m2. Ce qui confirme cette supposition, c’est que tout près d’une localité de Tunisie, nommée Henchir el-Harmeul, se trouve un mausolée de l’époque romaine, qui paraît avoir de la ressemblance avec notre Hurmul. Guérin, Voyage archéologique dans la région de Tunis, I, p. 288 etsuiv.

Page 129. Voir une importante inscriplion sur

Tripoli dans Pittakis, n° 363, ÉQnuepis dpyxæoXoyuut, 1840, p. 303, 30h.

Page 130, note 2. Comp. De dea Syria, $ L5, et Ritter, Erdkunde, X, p. 1044.

Pages 133,134. Le nom d'Avitus était très-ordi-

ADDITIONS ET CORRECTIONS

naire en Syrie et se rattachait à la famille de Mæsa, de Mammæa et d'Alexandre Sévère : Dion Cassius, LXXVIIE, 30 et 31; Waddington, fnscriptions de Le Bas, UT, n° 1984 d et 2419 c; Corpus inscriptionum græcarum, n° 4658; Tillemont, Histoire des empereurs, LT, p. 144 et 145, Le prénom d’Aurélius et les noms de Domnus et d'Avitus prouvent que nous avons affaire, dans l'inscription de Hosn el-Sefiri, à des personnes de la famille des empereurs syriens. L'expression rà& ëpya doit désigner les travaux du temple, «la fabrique, » comme nous dirions. Ta ëpya désigne, ‘en effet, les travaux publics d’Adrien dans une inscription citée par M. Miller (lecture à l’Académie, 8 avril 1870). Sepp (Jerus. und das heilige Land, W, p.220) donne l'inscription de Kefr-Haouar comme M. de Sauley. Peut-être, à vrai dire, a-til pris sa copie dans M. de Saulcy. La grande exactitude avec laquelle mon savant confrère copie les inscriptions est la meilleure raison pour ne pas insister sur les doutes que j'exprimais page 133. Les mots éspolpynoe tir ken» n'ont done guère pour eux que l'autorité de Baïlie, qui est en général des plus faibles. Les exemples de xXén votive sont nombreux (Vogüé, Inser. sémit. p. bo, note, 113, 144; voir cependant p. 121; Journal asiatique, juin 1868, p. 539; Steiner, /nser. Germ. n° 1078 («Soli Serapi cum «sua cline,» dans une inscription de Cologne); Zobel, De pulvinaribus sacris veterum Romanorum, Altorf, 1726; mais il est douteux qu'aux exemples connus il faille ajouter celui de Hosn el-Sefri. Voir Commentare zu Seetzen, p. 109, 110. Àouetrou Suyérnp Tù ÜmrépOupor me semble maintenant trèsprobable.

Page 134, note 4. Comparez Bafcauda pour BaéroauVa. Z. der d. m. G. 1873, p. 395, note 4. En phénicien, on à ny3 pour sns n2. Zeitschrift, 1860, p. 651. — Voir aussi Wetzsiein, Reisebericht über Hauran und die Trachonen, p. 110, 111.

Page 135, ligne 6. M. Rey a depuis visité Naous, Arch. des miss. scient. »° série, t. IL, p. 340, 341, et a montré les rapports de Naous et de Bætocécé. Voir aussi Scetzen, Reisen, [,p. 201; Commentare zu Sectzen , p. 105.

Page 135, ligne 10. Sur ces sortes de jambages, voir les planches de Thenius, Comment. sur les livres des Rois, pl. u, fig. 2 et 5.

Page 138, première inscription. Voir le Commentaire sur Seetzen, p. 98.

Page 138, deuxième inscription. Pour la date du sigle & dans les inscriptions de Syrie, voir

Westein, Inschriflen, p. 296, exemple daté de an 568.

Page 139, bas. Comp. nnt2 pour ñanwy-nr, Gesenius, Thes. p. 175, 1083; Leæicon man. p. 199, 123; Ritter, index des tomes XVI et XVII, p. 1897, au mot Beth-Aschtar.

Page 142, note. Cf. Jean Poloner, dans Deser. Terræ Sanctæ octo de Tobler, p. 267.

Page 144, ligne 11. Sur Trière, voir Tobler, note sur Antonin Martyr, p. 74, et Poulain de Bossay, Essai sur Seylax, p. 31 et suiv.

Page 144,145. Comparez, pour la pierre du curé d'Anefé, Mélanges d'archéologie des PP. Cahier et Martin, t. IL, p.127 et suiv.; Vogüé, Mélanges d'archéol. orientale, pl. vi, p. 121; Lajard, Mon. du culte de Vénus, pl. 1, 8; xv, 11. La forme de la pierre était exactement celle du n° 12 de la planche xn des Honuments du culte de Mithra de Lajard.

Page 145, note 1. Cf. Ch. Müller, Géogr. gr. mun. p. 78, note; Poulain de Bossay, Essai sur Seylax, p. 29 et suiv.

Page 147, ligne 20. Voyez Commentare zu Seetzen, PH

Page 148, ligne 3. Comp. Sostrate, Tacite, Hist. IT, 4. Pour Straton— Abdastart ou plutôt Astartiaton, voyez Waddington ; Inser. de Le Bas, IIT, n° 1854 d.

Page 148, ligne 5. Pour la forme du cartel, comparez Sauley, 1% voy. pl. ur.

Page 151. Sur les tremblements de terre de Syrie, voir Académie de Bruxelles, Mémoires couronnés, t, XXII (1848-1850), mémoire de M. Perrey, de Dijon. Voir aussi Poulain de Bossay, Rech. sur Tyr et Paléiyr, ch. 1; Bulletin de la Société de géographie, janvier 1862, p. 14.

Page 153, ligne 6. Dans le Talmud de Jérusalem, Halla, m, 1, Byblos s'appelle 523.

Page 154, ligne 6 du bas. Gibelen, dans le portulan Correr. Musée Correr, à Venise, lib. A, se. 6, n° 34.

Page 156, ligne 15. À mon second voyage, cette sculpture n’a paru du moyen âge; elle fait corps avec le mur et est peut-être du même temps. Les deux colonnettes semblent romanes et supportent un cintre à fond de conque. Aux chapiteaux est suspendue une sorte de médaillon: La base qui porte les colonnettes offre trois antéfixes, les deux extrêmes à six pétales, celui du milieu en forme de rosace plus compliquée.

Page 161, ligne 14. Ajoutez «en jaspe vert.»

Page 161, ligne 17. Ces méandres sur la base

Av IT

des scarabées sont en Égypte, me dit M. Mariette, un indice d'ancienneté (musée de Boulaq, salle de l'Est, vitrine).Il est probable que les deux petits monuments de Gébeil sont des imitations relativement modernes de monuments égyptiens antiques. Ces imitations paraissent avoir élé en usage à Byblos. À Gébeil a été trouvé,

depuis la mission, un scarabée en

améthyste dont la base est couverte

d'hiéroglyphes. Ce scarabée est en

a possession de M. Péretié. M. Mariette croit que c’est une imitation ancienne d'un monument plus ancien. L'exécution esl mauvaise, la gravure peu rofonde. I n’y a pas de scarabée égyptien d’une époque reculée en améthyste; tous les scarabées de ce genre sont de l’époque grecque ou de l’époque saitique. L'aspect de notre pierre ferait d'abord >enser à la douzième ou à la treizième dynastie; mais a matière et le travail excluent cette hypothèse. On croit lire : «Le noble chef. .

DER UNE GED e « Ka-nefer. »

Page 162. Sur l’histoire du culte de la Vénus Cé-

este, Oÿpar{a, cf. Pausanias, [, x1v, 7. M. Fræhner, qui a mal lu le dernier mot de l'inscription (Jnscr. du Louvre, p. 35, 36), voit des lions au lieu de sphinx. I a peut-être raison. (Voir ci-après, addition à la page 239, bas.)

Pages 169, 163. Pour le fragment d’autel, voir p. 208. À mon second voyage, je remarquai des fragments d’autels semblables, à feuilles d'angle épannelées, à Beyrouth, sur le chemin de Kesrouan, et au khan qui est en deçà du fleuve du Chien.

Page 163. Pour le petit autel représenté dans l'épaisseur du mur, comparez Bolta et Flandin, Monum. de Ninive, I, pl. exiv, et Mélanges d'archéologie des PP. Martin et Cahier, t. III, p. 127. Ces créneaux se voient dans un grand nombre de monuments assyriens, Mon. de Ninive, I, Il, nombreuses planches; Layard, 2° série, pl. xxxvr, xxxIx, XX, xLU, L, Liu. Comparez Waddington, Voyage numismatique, p. 147 et pl. x, n° 7; Zeitschrift der d. m. G. 1867, p. 460, pl. 1. Le même motif se retrouve dans la couronne des rois sassanides, Zeitschrift der d. m. G. 1854, pl. vi-x; collection Bartholomæi, Mém. de l'Acad. de Saint-Pétersbourg | encore inédit |; Mionnet, Suppl. NH, pl. xx, 4. Les exemples modernes de créneaux de ce genre sont innombrables en Égypte et en Syrie. Voir, par exemple, Laborde, Voy. de la

Syrie, pl. xxxvn; Sauley, Les derniers jours de Jéru-

salem, p. 200, grav.; Van de Velde, Le pays d'Israël, DA

Page 164, ligne 20. Cette distribution des tours, qui se retrouve dans d’autres châteaux francs de Syrie, en particulier à Sahioun, était, du reste, conforme au type des forteresses antiques. Voir, pour la tour Antonia, Josèphe, B. J. V, v, 8, et Vogüé, Le temple de Jérusalem, p. 52.

Page 164, note 1. Voir Rey, Arch. milit. p. 217 et suiv. pl. XXI, et dans les Arch. des miss. °° série, IT, p. 358.

age 166, lignes 7 et 8. M. de Saulcy, 2° voy. ie p. 86-92, m'adresse à propos de ce passage des reproches que je crois injustes, ou qui, du moins, s'ils sont fondés, tombent également sur tous ceux qui ont examiné la tour de Gébeil. M. de Vogüé, qui avait d’abord insisté plus que personne sur la haute antiquité de cette tour, a bien reconnu plus tard qu'elle était du moyen âge. Voir, dans Le temple de Jérus. p. 4 et suiv. une excellente théorie du refend et du bossage en Syrie. Notez surtout ce qui est dit, page 7, du château de Bostra, bâti par les Ayyoubites; cela montre que la grandeur des blocs de la tour de Gébeil ne prouve rien pour l'ancienneté du monument. M. Guillaume Rey rapporte également la tour de Gébeiïl aux premières années du x1r° siècle. Arch. des miss. scient. o° série, t. LT, p. 358.

Page 167, ligne 15. Voir, pour l'emploi des pierres

à crossettes dans les parties du mur de Jérusalem datant du moyen âge, Mém. de l'Académie des inscr. t. XXVI, 1° partie, pl. v. La difficulté tirée de lemploi des pierres à crossettes a perdu de sa gravité à mes yeux, depuis que j'ai vu les vieux murs de Cortone. L'insertion de petites pierres pour niveler les lits formés par les gros blocs y est fréquent. La tour grecque d'Éphèse, appelée «Prison de saint Paul,» offre aussi de petites pier

3 placées en hauteur pour remplir les interstices des gros blocs. La haute

antiquité a pu se permettre, dans l'architecture mi-

litaire, des incorrections qui ne nuisaient qu'à la beauté et ne compromettaient pas gravement la solidité. La pose des pierres en délit n’est pas non plus un argument décisif contre l'antiquité d’un monument. D'un autre côté, l’état du délitement de pierres ne prouve rien pour l'ancienneté. (Voir Vogüé, Le temple de Jérus. p. !, 5.)

Page 170, ligne 15. Voir Ewald, Geschichte des Volkes Israel, HI, p. 307, note (3° éd.), et sur le style giblite, p. 317, 318, note.

Page 171, haut. Comparez les angles de la tour

ADDITIONS ET CORRECTIONS

grecque d'Éphèse, appelée «Prison de saint Paul,» et, à Nauplie, les angles de la forteresse vénitienne (parties de date incertaine). Voir aussi la tour occidentale d’Aboullionte (Le Bas, tin. pl. xuix).

Page 172, note 1. Ajoutez le témoignage de Theodericus, De locis sanctis (vers 1172), édit. de Tobler, Saint-Gall, 1865, p. 109 : x Givitas castrum conti- +nens munitissimum Gibeleth.» (Cf. p. 235, note de Tobler. Cf. Jean Poloner, dans Tobler, Descrip.. terræ sanctæ octo, p. 267.)

Page 173, haut. Le passage de Strabon est rectifié par l'épithète &yy{æor, appliquée à Byblos par Denys le Périégète (vers 905).

Page 175, au 2°. Cf. Layard, Monuments of Nineveh, 2° série, pl. zvi.

Page 175, au 3°. Cf. Layard, Monuments of Nineveh, 2° série, pl. met vxvm; Guigniaut, Reli. de l'antiquité, pl. xt, n° 168 a. Notre bois omet quelques détails, en particulier l'indication de plis Jongitudinaux sur l’espèce de caleçon qui enveloppe la naissance des pattes du lion. Ces plis ont disparu sur le plat du monument, par suite de l'usure qu'il a subie; mais on les voit devant la patte du lion. Notre bois n'a pas non plus suffisamment rendu le travail réticulé du ventre du lion.

Page 176, ligne 4. Depuis la mission, un imporlantmonumentégypto-phénicien a été trouvé très-près des tranchées que nous fîmes sur la colline de Gébeil. C’est une stèle en calcaire blanc, peu dur, de 1",14 dehautsur 0",56 de large, mentionnant une offrande faite par un roi de Byblos à Baalath-Gébeil, représentée en Isis. I est à souhaiter qu'on publie le plus 166 possible l'inscription phénicienne de quinze lignes qui accompagne le monument. Voici ce que M. Pérelié a la bonté de m'écrire sur cette découverte :

“Je ne suis point allé moi-même sur les lieux, «dans la crainte d'éveiller l'attention, toujours fà- «cheuse en pareil cas, de l'autorité locale, surtout r depuis les derniers règlements; mais d'après ous -les rapports qui m'ont été faits, et que j'ai lieu rde croire exacts, la stèle qui porte l'inscription a tété trouvée à environ 25 ou 30 mètres de l'angle «sud-est du château de Gébeil, tout près d’une mai- “son située en face de ce même angle, et qui doit vêtre le bâtiment qui termine, au sud, l'endroit inrdiqué sur le plan de la planche XIX de la Mission de Phénicie, comme présentant des “vestiges de «constructions anciennes.» C’est en creusant la terre «devant cette maison, pour planter quelques arbres, “que le propriétaire, un musulman, découvrit une

«sorte de porte sur le seuil de laquelle se trouvait rla pierre en question. Elle était debout, placée «entre deux lions, ou pour mieux dire entre deux tavant-corps de lions; l’un taillé verticalement à v10 centimètres de la crinière, l’autre presque enclier, sauf une cassure vers la queue, et tous deux ayant le long du dos, à partir du cou, une sorte de «plate-bande en saillie, destinée peut-être à sup- «porter la stèle. — Ces lions ont la gueule ouverte; «ils sont d'un grand et vigoureux caractère, -et pa- «raissent avoir été laillés dans la même pierre que «la stèle.»

Page 177. Comparez, pour cette façon d'accuser sur les médailles l'appareil des pierres, Guigniaut, Relig. de Pantiq. pl. F, n° 33°; Waddington et Zeitschrift, précités, au suppl. de la p. 163. Dans une monnaie d'Édesse, cependant, des imbrications toutes semblables sont appliquées au toit. Numismatic chronicle, t. XNIIT, pl. à la page 1, n° 3.

Page 179. Le dessinateur du bois, n'ayant pas vu que les caractères du haut à droite sont des hiéroglyphes, les a mal rendus.

Page183. Voyez Mission, etc. p.369. Un exemple de la formule oùdels dfdvaros, omis, je crois, dans le Corpus inser. gr. se voit à la cathédrale de Tortone, en Piémont. Cette formule fat certainement employée par des juifs. (Cf. Lévy, Epigraphische ‘Beiträge zur Geschichte der Juden, p. 308, 320, 321.) M. Revillout a trouvé des formules équivalentes dans les épitaphes coptes. (G£. Revue archéologique, février 1874, p. 81-83.)

Page 184. Voyez Keil, Pllologus, supplém. IF, 585; Frœhner, Inser. du Louvre, p. 319, 313. Com-

parez à cette inscription celle de M. Perrot, Miss. de Galatie, p. 118, et celle qui a été communiquée à l'Académie par M. Miller, le 14 novembre 1873. La forme du cippe, à double cintre par le haut, comme si elle avait deux registres, est remarquable.

Page 185, ligne 15. Au lieu de tome XXVI,»

lisez «tome XX VIIL. »

Page 186, bas. Cest à tort que M. Frœhner (Inser. gr. du Louvre, p. 306) suppose qu'il manque quelque chose après &yes. La vue du monument interdit absolument cette conjecture.

Pages 187, 188. La formule efhoya ou ebkoyiæ aüâow se trouve à Naples et à la catacombe de la Vigna Randanini sur des tombes juives. Cf. Garrucci, Dissert. archeol. 1, p. 185; Fiorelli, Jscr. lat. del museo di Napoli, n° 1964 (Corpus, n° 9901, p. 587). La sépulture dont il s'agit devant dès lors être considérée

comme juive, je pense qu'il faut lire : Oyxn Eioon veioÿ ToÙ paxaplou Àcfeplov. Eioon est pour wo, José, nom commun chez les juifs de l’époque talmudique, et qui n'est qu'une altération de Joseph. (Voir Mission, ete. p. 767; 768, 770. Comparez eioudéa, Corpus ,n° 9916.) L'endroit où ont été découvertes les deux inscriptions de la page 187 est peu éloigné de celui où fut rencontrée l'inscription hébraïque de la page 193. Les deux inscriptions de la page 187 étant matériellement toutes semblables et ayant été trouvées l’une sur l’autre, celle qui commence par To puolrou doit être aussi tenue pour juive. ya plus : on doit croire qu’elles appartiennent à une même

sépulture. En effet, en y regardant à nouveau, j'ai

reconnu que la sixième lettre de la deuxième ligne de la seconde inscription est un H et non un M. I

faut donc lire : Tù puolyou rodro Hoceuod. loweués L P. É br

serait une forme grécisée de José; car de lire Hocé uoÿ «de moi, José, » serait par trop barbare. Comparez le génitif looÿros, Mare, xv, 4o, 47. On retrouverait donc, dans la seconde partie de l'inscription, le même nom que dans la première. Enfin, quoique le mot EXEI (p. 186, bas) soit isolé sur une pierre à part, et d’un caractère beaucoup plus grand et plus

régulier que celui des deux inscriptions précédentes, je crois qu'il faut l'y joindre. La largeur de la dalle où est le mot êyes est la même que celle des deux cippes, où sont les deux autres inscriplions. Le mot ëyer terminant l'inscription à pu être écrit avec une

sorte d'emphase. L’1 final renchérit encore sur le reste du mot en grandeur et en écartement. Le C de EZOYC offre à sa partie inférieure l'espèce de virgule qui, dans les inscriptions grecques de basse époque. marque les abréviations. Enfin M. Heuzey, qui examinait avec moi l'inscription, crut voir au-dessus du troisième © de la quatrième ligne la marque de lY omis, ce qui fait ressembler cet O à l'abréviation 8.

D'après celà, il faut lire l'ensemble des trois pierres

ainsi qu'il suit :

Etroyia ϊoiv:

Oran Eioon vei-

où Toù uaxapiou Aocfeplov.

Tè pvopur

roro Hoceu-

L’explication donnée dans les Inser. pr. du Louvre, p. 306, du fragment rà uvolnpu est totalement chimérique.

Page 190, ligne 15. Au lieu de + XXXIX ,» lisez e XXIX.»

Page 191, ligne 5. La conjecture de M. Thoboiïs (pl. XXIX) est gratuite. Il est probable, cependant, que l'objet réprésenté était un arbre, sommairement

indiqué.

Page 193. Le caractère de celte inscription hébraïque la reporterait à la première moitié du moyen âge. On lit bien : première ligne, bn; deuxième ligne, son; troisième ligne, [*]n29; cinquième ligne, 299, qui paraît le nom propre Mertel. Benjamin de Tudèle trouva, en effet, des juifs à Gébeil (p. 60,61, édit. Asher).

Page 194, ligne 12 du bas. Les réflexions émises

dans ce sens au sein de l'Académie par M. Texier et

M. de Rougé (Comptes rendus, 1861, p. A3) venaient de ce que ces deux savants ne lenaient comple que d’une partie des éléments de la question.

Page 199, ligne 4. Les Français en Aloérie disent

de même la Kassauba pour &e)|. Sur la confusion

du 3 et de ll, fait important de la prononciation

des Syriens, voir Journal asiatique, avril-mai 1872,

. 349,343. Comparez Andtir pour Kandtir : Commen-

tare zu Seetzen, p. 35, 37

P. 199, ligne 5 du bas. Dans la collection des planchettes funéraires de M. Le Blant, on trouve pourtant vewrepos opposé à mpeovrepos. La façon dont Nodoov est placé prouve qu'il faut entendre ici mpeobUrepos dans le sens de «fils ainé.»

Page 200, haut. Sur l'influence arabe à Byblos, voir Strabon, XVI, 11, 18. Cette influence fut le fait de la dynastie ituréenne des Ptolémée, fils de Mennée, et des Lysanias. Elle n’est done pas antérieure au premier siècle avant notre ère. Mém. de l'Acad. des inser. t. XXVI, 2° partie, p. 51 et suiv.

Page 200, ligne 18. L'église Mar-louhanna er - Roum et l'église Taht Farhatta sont distinctes, mais situées dans la même localité. Sayyidet Ghazal est dans le ravin, sous la Kassouba.

Page 200, note 2. Ajoutez que la planche XXVII, première partie, est une représentation idéale, où les diverses coupes du rocher ont été un peu rappro-

chées pour rendre sensible la physionomie de ces

sortes d’endroits

Page 201, note Voir aussi Guigniaut, Rel. de

l'ant. explic. des planches, p. A9. Cf. Frœhner, Inser.

du Louvre, p. 30, 31:

ADDITIONS ET CORRECTIONS

age 203, ligne 2 du bas. Voici cette moulure, d’après une photographie. Elle ressemble à la cor-

niche étrusque, à celle des tombeaux de Cervetri,

par exemple.

Page 20h, ligne 10. Voici ce couronnement, Le] d'après un dessin.

Péut-être faut-il plutôt y voir l'extrémité d’une conduite d’éau.

Page 205, ligne 4 du bas. Mar Scherbel (sis Vsa) est le plus célèbre des martyrs syriens. (Voir

Cureton, Ancient documents, p. 41-59; Land, Anec-

dota syr. I, p. 5.)

Page 208, ligne 8. Ou bien Alcimachus. Fabretti, Inser. p. 687, n° 98.

Page 911, ligne 7. Cf Vogüé, Inscr. sémit.

Page 213. Restitution arbitraire dans les Anser. gr. du Louvre, p. 263.

Page 91/4, bas. Voir Cabinet des antiques (Bibl. nal.), inlailles antiques, n° 2185 et suiv. Il faut sans doute lire Xvoÿ61s. M. Frœhner me communique à ce sujet la note suivante : La petite chalcédoine est très-commune. Elle a d’un côté les trois “aspics retenus par le syrdesmos ; de l'autre le serpent rléontocéphale, Chnoubis, qui porte le stephanos hep- «tahtis, en est question plusieurs fois dans les au- + leurs anciens, el, si ma mémoire est fidèle, il yena «une semblable publiée dans l'ouvrage du vieux Ma- « carius. » 2

Page 215, ligne 6, Cette façon d'envisager les Giblites comme une race à part dans le monde phénicien est classique en Allemagne. (Voir Menke,

Bibelatlas, carte n, cartouche 4 du bas.) C'est à une thèse qu'il faut au moins atténuer.

Page 216. Ces combinaisons de WC et ZUH ne sont pas très-rares. (Voir Corpus inser. or. n° 8845: de Rossi, Bullettino di archeol. crist. 1869, p. 92.) D'autres fois, il y a WC et ZWHC, Le Bas, Inser. Il, n° 1881 bis; Ross, Inser. græcæ ineditæ, fase. TE, p. 17 et planches,

Page 217, ligne 18. J'ai retrouvé ce type chez quelques femmes juives.

Page 217, ligne 8 du bas. On y peut ajouter les Persans. M. Dozy me communique une note d’Ahmed Ibn Abi Takoub, qui écrivait vers 890 de notre ère, d'où il résulte que Moawia [, mort en 680, établit des Persans à Beyrouth et sur toute la côte.

Page 220, ligne 12. Un tableau excellent de cette destruction des temples du Liban a été tracé par M. Amédée Thierry, d’après les OEuvres de saint Jean Ghrysostome, qui y eut personnellement la plus grande part. (Revue des deux mondes, 15 juin 1869, . 845, 846; 1° janvier 1870, p. 52 eLsuiv. Notez surtout le passage de Théodoret, cité page 56.) Page 221, ligne 8. Sur le culte de saint Georges et de saint Élie en Syrie, voir la note de Gesenius à à traduction allemande de Burekhardt, IL, p. 505, bo6.

Page 225, ligne 10 du bas. Nergal était représenté par les Sabiens d’une façon tout à fait anaogue. (Voir Gesenius, Thes. p. 913.)

Page 256, note 2. Cf. Zeitschrift der d. m. Gesell. 1848, p. 44h.

Page 298. C'est par erreur que, dans les An-

nales archéologiques, 1863, p. 281, 282, note, on a supposé que les inscriptions grecques du linteau d'Eddé avaient été ajoutées par le dignitaire ecclésiastique qui changea le temple phénicien en église. Les inscriptions grecques du' linteau, qu’elles soient

contemporaines ou non de la confection du linteau

lui-même, sont certainement païennes.

Page 230, ligne 3. En examinant de près la lithophotographie de la planche XXXII , je crois reconnaître un dieu ailé.

Page 231, première inscription. (CF. Corpus inscr. gr. n° 3557.)

. Comparez Oeÿ AmoXwvt, Mission, ele.

Page p.676; @eñ At, Le Bas, Inser. IT, Explic. p. 200; Osoù Aués, Corpus inser. gr. n° 1559.

Page 233, ligne 19 du bas. Ce vocable de Saïdanaïa est fréquent en Syrie, surtout dans la région de l'Antiliban. (Voy. Ritter, tome XVIT, index, p. 2106;

re 5190, 35, 139.)

Catal. des mss. syr. de la Bibl. nat. n Page 234, ligne 9. C'est saint Mammès ou Mamas.

age 234, ligne 15. Sur Abédat, voyez Knobel,

Comment. sur Josué, p. 164.

Pages 234-236. Comparez Aë üdiciw, Waddington (Le Bas), IE, n° 116 (Asie Mineure); 9eÿ Sole, Waddington (Le Bas), HT, n° 708 (Asie Mineure); @eÿ dlolc nat érnxé®, Waddington (Le Bas), IE, n° 2697; Zeitschrift der d. m. G. 1868, p. 687 (à Palmyre et aux environs). À Thyatires, Oeû dico, Wagener, Inser. p.39, ho. (Voir Saint- Paul, p. 364, 365.) À Rome, Oeÿ Doc Khaudla ain (juive), Orelli, 1, 367 (doutes sur l'authenticité). Emploi juif de @eÿ déc aavroxpétopr eb- Xoynr®, en ho de J. CG. dans Lévy, Epigraphische Beyträge, p. 299 et 301. Jovi oplimo maximo Patri, à

Beyrouth, Revue archéol. juillet 1870, p. 56.

Page 239, ligne 10. Lisez « Kornet-Afroun», Page 239, ligne 19. Scetzen et ses commentateurs

altachent trop d'importance à ce Kalaat Nimroud, en

y cherchant Palæbyblos. Seetzen, LEA MIO D RS Comment. p. 9h, 104,110. M. Sacreste (pl. XXXHI) donne le nom de Djebel-Namroud à la montagne qui domine Maschnaka.

Page 239, ligne 8 du bas. «Virgo cœlestis, vec- «tura leonis, cœælo commeans

» (Apulée, Métamorph.

VI, p.388.) Déesse de Syrie assise sur des lions, Rey, dans les Archives des missions, 2° série, t. IE, p. 340.

(Voir ci-dessus, Additions, elc. à la page 162.)

Page 241. L'explication de celte inscription, dans les Inser. or. du Louvre, p. 164, n’est qu'un tissu d'erreurs. Sur ce nom d'ÂéSogotÉos, cf. Zeuschrift der d. m. G. 1867, p. 681, et 1868, p. 337.

Page 244, ligne 9. Pour le fossé creusé dans le roc, comparez la forteresse Antonia. Voir ci-dessus, addition à la page 164, ligne 20.

Page 248, ligne » du bas. Sur l'erreur du système

ituréo-libanais de Movers, voir Mém. de l’Acad. des Inser. t. XXNI, 2° partie, p. 97 et suiv. L'étymologie qui üre «Îturéens» de sn est très-mauvaise. Page 252. Ce monogramme est très-ordinaire en Orient. Cf. Corpus, n° 8771, 8923 et suiv.; de

Rossi, Bull. 3° année, p. 59, 73 (vn° siècle à peu près); en tête de l'inscription arabe de l'église de la Martorana, fondée en 1140 par Georges d’Antioche, amiral du roi Roger, Amnuario della Soc. ital. per gli studi orientali, anno 1° (1872),p.119, 113; Chodzko, Gramm. paléoslave, p. xiv. (Voir Mission, etc. p. 510.)

Pages 254 et 255. Cette épithète de «jacobite» a quelque chose de singulier, toute secte se prétendant «catholique.» Comparez l'église marcionite décou- 58).

Page 259. Seelzen eut aussi connaissance d’une

verte par M. Waddington (/nser. de Syrie, n° :

au moins de €

s inscriptions, celle de Deiïr Houb.

Reisen, 1, p. 188, nouvelle édition; Commentaire, ou i. IV, p. 109. Mais ni lui ni ses commentateurs n°y ont rien compris.

Page 260, bas. Sur le sigle M, voir Revue archéol. novembre 1869, p. 311, 319.

Page 266, ligne 19 du bas. Ge nom peut ètre le mot Sroryeta, qui aurait été appliqué aux inscriptions d’Adrien, et aurait servi à désigner une des localités où ces inscriptions sont le plus nombreuses.

Page 97h. La formule Sanctus Deus, sanctus ,Jortis, n’est pas sans exemple, même en Orient. (Voir Corpus inser. gr. n° 8917; inscription d'Andros.) Les khouris ont pu voir quelque inscription de ce genre. Comparez un exemple de bévue analogue dans les Commentare zu Seetzen de Kruse, p. 111, 112.

Page 279, ligne 16. Un texte que je ne connaissais pas en rédigeant celte page lève tous les doutes. Vépèce (V, 4, et la note d'Oudendorp) dit expressément que quatre essences sont propres à construire es navires, le cyprès, le pin, le mélèze et le sapin. + Ex cupresso ergo, et pinu domeslica, sive silvestri tlarice et abiete præcipue liburna contexitur.» Voilà es arborum IV genera qui élaient réservés pour la lotte. Justement, ces essences sont très-communes dans le Liban.

Page 270. ligne 18. Tacite, Hist. V. 6, qualifie

e Liban «tantos inter ardores opacum.» Cela prouve

‘existence de grandes forêts. (Voir Mission , etc. p. 1 74.) P. 280, note 4. Voir surtout saint Épiphane, De MeENsUrIS , cap. XIV.

Page 281. Ces lits de pierres concassées, qui couvrent le sol dans presque toute la Palestine et la

Syrie, peuvent venir dans certains cas de l'usage

ADDITIONS ET CORREGTIONS.

antique de semer de pierres les champs de la population vaineue. Voir Clermont-Ganneau, L'inscription de Méscha (Revue archéologique, mars 1870, p.193, 194). Cette explication toutefois n’est guère applisable au Liban. Elle l’est d'autant moins, que les paysans maronites regardent ces lits de pierres comme un bienfait et prétendent que sans cela la terre, brûlée immédiatement par le soleil, ne produirait rien. La vévétation, en effet, passe très-bien au travers de ces couches rocailleuses.

Page 2892, note. La lettre du P. Dutau, insérée dans les Comptes rendus de l'Académie (séance du 27 septembre 1861), quoique échappant par sa parfaite convenance aux observations que j'ai été obligé de faire, renferme cependant une inexactitude de citation. Le, P. Dutau dit que, dans mon premier rapport, j'ai signalé Maschnaka comme un point archéologique de premier ordre et inexploré jusqu'à moi. Ces mots sont soulignés et accompagnés d’un renvoi au Moniteur. Or les mots et inexploré Jusqu'à moi ne se trouvent pas dans mon rapport. Je n'ai dit cela nulle part et je ne pouvais le dire, puisque, sans parler de l'exploration alors inédite du P. Bourquenoud, Maschnaka avait été visité avant nous deux par Seetzen et par MM. Th. Weber et Lœfller. (Voyez Mission, ete. p. 284.)

Page 284. Olier de Nointel visita le haut Liban en 1674 (Laborde, Athènes aux xv°, xvr° et xvur' siècles, 1, p. 119, nole, p. 134). Carrey dut en faire pour lui des dessins, qu'il ne faut peut-être pas désespérer de retrouver.

Page 285, ligne 9. Comparez l'enceinte de Bætocécé (Rey, dans les Archives des missions scientifiques, 2° série, L. IT, p. 336 et suiv.). Comparez aussi l'enceinte de N

Page 287,

aous.

igne 14. Voir Amédée Thierry dans la Revue des deux mondes, 1% janvier 1870, p. b3 el suiv. Vers la fin du 1v° siècle, il y eut dans la propagande du christianisme en Phénicie des alternatives de succès et de recul. Les moines destructeurs étaient parfois assommés où chassés; les temples alors se relevaient tant bien que mal. Le tableau historique iracé par M. Amédée Thierry s'applique trait pour trait à Maschnaka et y trouve sa pleine confirmation.

Page 287, ligne 8 du bas. Dans l’histoire de la destruction du paganisme, il faut faire soigneusement la distinction des villes et des campagnes. Sur la suppression des autels rustiques par Théodose, voir Rozière, préface de son édition du Liber diurnus

p. xov. Les habitants des campagnes recevaient une

prime pour un temple démoli. Petit de Julleville, dans les Archives des miss. scient. 2° série, 1. V,p. 519.

Page 288, ligne 3. Les «tombeaux d'Adonis»

sont d'ordinaire représentés comme de simples colonnes. (Guigniaut, Reliy. de l'ant. explication des planches, p. 169.) Ce que dit Philostrate, Epist. 1, des À dévedos Ürouvyuara donne la même idée.

Page 289, note 1. Ce chapiteau parait avoir eu dans toute l'antiquité méditerranéenne une destination funéraire. On le trouve caractérisé au plus haut degré dans le grand caveau de Cervetri, et employé en diverses combinaisons au Sepolcreto dei Volunni, près de Pérouse. C'était le chapiteau ordinaire des colonnes funéraires, comme on le voit dans plusieurs des monuments grecs dessinés par M. Chaplain. (Voir Dict. des beaux-arts, axt. Bücher, &. IF, p. 394. Voir aussi Monum. inediti dell Inst. di corr. arch. t. TI, pl. xxv; Annales du même Institut, 1844, p. 16.) L'origine de ce chapiteau paraît avoir été chypriote. (Voir Longpérier, Musée Napoléon IT, pl. xxxur, et le commentaire de M. de Longpérier; Fræhner, Deux peintures de vases grecs (de Camiros), Paris, 1871 ; Saltzmann, Caniros, livr. 7, 8, 9.) Dans ces derniers exemples, au milieu de l'écartement des deux volutes, s'élève une sorte de triangle, pièce caractéristique du chapileau chypriote (voir le grand chapiteau rapporté au Louvre par M. de Vopüé). Le chapiteau décoratif du sarcophage en plomb de M. Durighello (voir ciaprès, p. 428) offre ce même éperon triangulaire médial.

Page 294, ligne 1 0. Citons aussi ces vers du poëme de Prudence, découvert par M. Léopold Delisle :

Plangitur in templis juvenis formosus Adonis; Nuda Venus deflel; gaudet Mavorlius heros.

(Bibl. de PÉcole des chartes, 6° série, £. IT; Revue archéol. juin 1868, p. 451 el suiv.)

Page 296, ligne 7. Dessin médiocre, dans Van de Velde, Le pays d'Israël, n° 99.

Page 299, ligne 4 du bas. Le même nom, sous la forme ÊGra, désigne, à Palmyre, une source qui sort d’une grotte dans des conditions analogues à celles d’Aphaca. (Voir Vogüé, Inser. sémit. p. 65, 66: Ritter, Erdkunde, XNIT, p. 1530, 1531.)

Page 30°, ligne 10. M. Ritter est amené, par une note de M. H. Petermann, à donner à ce Kalaat Tadmor une importance tout à fait exagérée. (Erdkunde, XVIT, p. 1499. Cf. Comment. sur Seetzen, p. 118.)

Page 310. Sur la date de Caïus Julius Sampsice- "AmUs , d'Émèse, voir Waddington, nser. p. 589.

Notre inscription doit être à peu près de la même époque. Sur le nom de Julius et Julia en Syrie, surtout dans la famille des Sampsiceramus et des Soheym, voir Mission, etc. p. 192 et p. 386; Corpus, n° hk71; Waddington, n° 2555 a, 2563, 25609 a; Pittakis, É@nuepis dpxaokoymui, 180, p. 303,

304, inscripüion n° 36 Il, p.

Page 319. Comparez l'inscription bornale, pu

; Tillemont, Hist. des emp.

1hh, 145.

bliée dans la Revue archéol. nov. 1869, p. 347-340.

Page 319. J'ai réuni tous les faits relatifs aux Lysanias d’Abilène dans les Mém. de l'Acad. des inser. t. XXVI, 9° partie.

Page 399, ligne 8 du bas. Ce puits parait avoir été célèbre à l'époque des croisades. (Voir Sprüner, Atlas, n° 45; Menke, Bibelailas, carte des croisades ; l'endroit y est désigné par le nom de Mau ou Maus.)

Page 398, note 4. Voir Waddington, /nser. de Le Bas, IIT, n° 1849 b.

Page 330, note 1. Comparez aussi Le Bas, tin. pl. 11, tombeau à Blaudos. En général, les sépultures d'Asie Mineure ressemblent à celles de la Syrie.

Page 331, ligne 14. Du côté sud, la corniche, encore en place, se trouve presque au niveau du sol. Cette corniche est très-soignée.

Page 331. La valeur et l'ancienneté de cette ruine ont été singulièrement exagérées.

Page 339, note 1, Cf. Frœhner, /nscr. du Louvre, p. 36.

Pages 339,333, note 4. Le portulan Correr (dressé vers 1330) porte Cano comme nom de rivière entre Gibelen et Baruii. On trouve aussi ad Canum.

Page 334 , note 2. Cf. Mission, etc. p.1 h1.Nous ne Syrie

viennent de Climax. (Voir Kruse, Comment. sur Seetzen ,

disons pas cependant que {ous les Calamoun de

p.1113 Tischendorf, Acta apost. apocr. p. 61, nole : év Tÿ dper 7% heyouéro Kaïauävos ÿror Podedvos, près de Séleucie de Gilicie. Sur Galamoun, près du Carmel, voir Ch. Müller, Geopr. gr. min. p. 79, note; le même, ad Strab. p. 9163; d’autres dans Carmoly, lün:p.

Page 338, note 4. Le mot propre en ce cas

à xUpuwTaTos Seds, pour distinguer le dieu principal de ses œÜvvaos. Tel n'est pas le sens ici.

Page 340. Sur les stèles du Nahr el-Kelb, voir encore Revue archéol. juillet 1861, p. 69, 70; Le Bas et Waddington, Jnser. Il, n° 1845, 1846. Voir

aussi Palestine exploration society. Second statement.

Page 341: Voir Waddington, Inser. de Le Bas, Il, n° 1847.

Page 3/9, ligne 8 du bas. L'importance archéologique d’Antélias a été exagérée dans la Revue archéol. mars 18

Page 343 bas. M. Waddington a repris depuis les inscriptions de Beyrouth dans sa continuation du tra-

vail épigraphique de Le Bas, UT, p. 138-443, et a ajouté quelques textes nouveaux à ceux que nous connaissions en 1861. Quatre autres inscriptions ont

été publiées par M. G. Colonna Geccaldi dans la Revue

Page 3/49, ligne 13. Cf. Corpus inser. gr. n°° 887», 8877 8883, 8884, 8885.

Page 349. Sur Aproloxpéreus, voir Dumont,

Arch. des miss. scient. 9° série, t. VI, p. 84, et Revue archéol. mai 1873, p. 318, 319.

DarNete Énase PA ni her on NON age 350, ligne 9. Cf. Corpus inscr. gr. n°° 9027 et suiv.; Waddington, n° 2537 c, 2570 b, 2666, 2691, 2704, 2724; Revue archéologique, avril 1870, p. 246, note 2.

Sera BUS ape 990, sp:

Page 359,

igne 1 4 du bas. Cf. Revue archéologique

avril 1879

haut. La forme qu'a le & sur cet

pierre est plutôt un signe d'ancienneté. Vogüé, Mél. d’arch. orient. p. 90, 91. Observez l’analogie avec le & de l'inscription moabite de Dibon.

Page 354, ligne

Deir

hho

11. M. Waddington a repris les el-Kala dans le commentaire de et Ah3-hh5.

Page 1