‹ Mission de PhénicieChapitre 21 sur 127 · L:FCOL:VALEN GADARA-MIL- LEG-XFR:)CRA NIIRO H:S-'E · texte numérisé non relu

L:FCOL:VALEN GADARA-MIL- LEG-XFR:)CRA NIIRO H:S-'E

M. Mommsen suppose qu'il manque quelque chose sur la gauche de la deuxième et

de la troisième ligne. Je ne le pense pas, les cinq lignes du corps de l'inscription étant

bien alignées. La première lettre de la troisième ligne est douteuse. M. Mommsen, y voyant un E, supposait qu'il fallait lire [PRAJEF. Mais il remarque lui-même que cette lecture ne s'accorde pas bien pour le cas avec la suite du texte. En outre, est-il possible qu'un simple soldat, et un soldat en activité de service, comme l'indique le nom de son centurion, non un vétéran, fût préfet de Gadare? Enfin mon estampage ne donne nullement la partie supérieure de l'E. Il faudrait supposer que le creux de cette partie aurait été rempli par de la chaux, ce que je ne crois pas probable. Je pense qu'il faut lire L suivie d’un point. Il y a, à la dernière ligne, un espace de trois lettres 1llisibles. M. Mommsen lit RO[MANII. Cette lecture s'accorde médiocrement avec les traces qui restent. RO[MVL]I irait mieux à quelques égards, quoique à la troisième lettre on obtienne difficilement une M.

L'ensemble de l'inscription doit done se lire : «Dis Manibus. Lfucius] Philocalus, Lueü] Ffilius|, col[onia| Valenftia] Gadara, Milfes] Leplionis| [Decimæ] Fr{etensis|

Crann Ro... ï, hfie] sfitus] efst]. »

[centuriæ

C’est la première fois qu'on trouve le nom de «colonie» appliqué à Gadare. Le nom de Valentia fut le surnom pris par différentes villes quand elles devinrent romaines, ainsi, par Vibo, dans le Brutium, par les deux villes de « Valence,» l’une en France et l’autre en Espagne !. Nous avons déjà trouvé la légion Decima Fretensis à Aradus.

(Voir ci-dessus, p. 34.) Le nom de Cramus est pour Gramus. L'inscription est: du n° ou

du mr siècle.

Une inscription grecque se lit sur les trois faces du piédestal d'une statue brisée :

IOYAIA|MAPKE A A A |IOYAIOÏY] AAATIAI | OYTATHPEZ[H] | E E T H

La seconde ligne est à demi emportée; il y a cependant peu de doutes sur la valeur de chaque lettre, même pour le nom bizarre qui précède S&vydrnp; il n'y a non plus aucune lacune à supposer.

[ faut done lire :

loukia Mapélha, louAio[v] Âamai Suydrnp, éên € ërn

Il y avait des À Xamnvot en Arabie Heureuse (Ptol. VI, vur, 23), et Touos est un des noms que les Arabes romanisés aimaient à prendre; mais nous sommes le pre-

É FE 5 SON, 5-3 UC mier à dire qu'un tel rapprochement serait 101 fort téméraire.

1 Voir Forcellini au mot Valentia.

La troisième inscription est hébraïque. En voici le fac-simule :

L'inscription se déroule sur ainq lignes. La pierre qui la portait a été cassée deux

fois dans le sens vertical, en sorte que le commencement et la fin de chaque ligne sont emportés. Aucun indice précis ne nous faisant connaître l'étendue de ce qui manque de chaque côté, il est bien difficile de former une conjecture sur le sens général de cette

inscription. Voici comment nous la lisons :

Après le » de la première ligne, les lettres s'infléchissent comme si la pierre eût été cintrée; 1l résulterait de là, et aussi de la circonstance que la deuxième ligne est suspendue, qu'il manquerait peu de chose à la droite du monument. La seconde ligne est d'un autre calibre que le reste: il est fort difficile d'y distinguer nettement les traits des lettres des trous de la pierre. Les trois dernières lignes sont bien plus régulières.

Le procédé par lequel les lettres ont été gravées est lourd et singulier. Se combinant avec la nature poreuse de la pierre, il donne à celle-ei un aspect qui surprend beaucoup au premier coup d'œil, et qui me fit quelque temps hésiter sur la catégorie épigraphique à laquelle ïl fallait la rattacher.

Cest maintenant le moment de parler d’un des problèmes les plus sinoubers de l'archéologie phénicienne, problème qui s’offrit à nous par de nombreux exemples dans toute la nécropole que nous venons de décrire. Entre-t-on dans l’un des caveaux de cette nécropole, par exemple dans le

caveau pavé de mosaïque, ce qui frappe tout d’abord, ce sont de nombreux

trous ronds percés dans la voûte, et qui par moments sont si rapprochés qu'on serait tenté de comparer cette voûte à un crible. Ces trous ronds sont l'ouverture de soupiraux cylindriques, creusés dans le roc avec un soin extrème, souvent sur de grandes épaisseurs, et aboutissant de la voûte à la surface extérieure du rocher. La paroi interne de ces conduits est lisse ou marquée de stries horizontales et concentriques. On voit avec évidence que la perforation a été faite avec une tarière ou tout autre inslrument recevant sa force d’une tige centrale. Le diamètre n’est pas rigoureusement identique pour un même conduit; en s'épanouissant à Pair libre, le tuyau s'élargit presque toujours et prend une forme évasée. Bien que procédant de haut en bas, l'axe du conduit n’est pas toujours absolument vertical et ne forme pas une ligne droite géométrique. On sent que l'instrument subissait des déviations et variait de force selon la main qui le maniait. Quant à la largeur des conduits, le diamètre moyen est de vingt-cinq centimètres; aucun ne s'est trouvé assez large pour qu'un homme püt y passer. s

Si le fait se bornait à cela, il serait facilement explicable. On verrait dans ces ouvertures des trous destinés à porter à l’intérieur l'air et la lumière. On ferait diverses hypothèses sur les idées qu'un tel usage semble supposer; du moins l'usage lui-même, nonobstant quelques objections, serait clair. Mais nous n'avons exposé jusqu'ici que la moitié du fait. Ces trous, en effet, ne se voient pas seulement à la voûte des caveaux; on les rencontre à chaque instant sous ses pieds, en parcourant les rochers de la nécropole du sud et d’une autre nécropole que nous trouverons au nord-est. Ces ouvertures rondes, semées sur les rochers, maintenant remplies de terre végétale et accusées au dehors par des touffes d'herbes et de fleurs, sont un des traits qui font la physionomie des environs de Gébeil. Une idée qui devait se présenter d'elle-même à la vue de ces ouvertures, partout béantes, était qu'elles répondaient à des chambres sou-

terraines, auxquelles elles auraient servi de soupiraux et de puits d’aéra-

lion. Conformément à cette idée, nous cherchâmes, aux alentours, des portes de caveaux, et, n’en trouvant pas, nous pensämes qu'il s'agissait de grandes catacombes, dont l'entrée pouvait être dissimulée. I nous parut probable que le moyen de pénétrer dans ces catacombes était de suivre les soupiraux en brisant le roc. Nous nous attachâmes, pour l'expérience, à un ensemble de soupiraux déjà déchirés, sur la falaise de rochers qui lerme au nord la nécropole. Après avoir alleint sept mètres et demi de profondeur, le soupiral nous manqua. Pour voir ce qu'il en était des soupiraux voisins, nous fimes creuser horizontalement, afin de couper lesdits soupiraux dont l'ouverture se voit à fleur de sol. Ces SOupiraux avaient tous disparu. Sur tous les points, les tuyaux manquaient à la lois, avant d’avoir abouti à un caveau. Non contents de cette expérience, nous éngageämes, sur plusieurs autres points, une longue lutte contre le roc. Tous ces efforts furent infructueux. Nous n’arrivâmes pas, de la sorte, à découvrir un seul nouveau caveau. Tous les soupiraux que nous avons suivis ainsi en faisant Jouer la sape, nous les avons vus mourir en cul-desac, après s'être rétrécis peu à peu. On sentait que linstrument, à ces profondeurs, perdait sa force, et que le rayon de son action s'amoindrissait. Je ne me serais pas pardonné ces travaux inutiles et où je mis peutêtre trop d'obstination, si toutes les apparences n'élaient là pour m’excuser. Un savant voyageur anglais, M. Cyril Graham, ayant visité nos travaux, Je lui montra, auprès du caveau pavé de mosaïque, un sol de rocher que nous avions dénudé de sa terre végétale et qui était à la lettre criblé de ces trous, comme la voûte même du caveau et le sol de rocher qui surmontut le caveau. M. Graham s'étonna, à cette vue, que Je n’eusse pas fait creuser à cet endroit Jusqu'à extinction. Mais vingt expériences m'avaient déjà appris que tous ces tuyaux, sans exception, expiraient en impasse el ne menaient à rien.

L'idée que ces trous étaient naturels se présenta par moments à certains d’entre nous; mais il fut impossible de s'y arrêter. En plusieurs

points, surtout dans le groupe de soupiraux situé près de la maison Djabour (voir notre plan), l'axe du tuyau, vertical ou à peu près, ne coupe nullement à angle droit les couches géologiques, qui sont ici fortement relevées. En outre, comment expliquer ce fait qu'on ne trouve de ces soupiraux qu'aux environs des points habités (Gébeil, Nebbi-Younès, peut-être Anefé)? Comment surtout expliquer les caveaux de Gébeil, d'Amrit, de Saïda, où ces tuyaux percent la voûte et aboutissent à Pintérieur? Si sur le bord de la mer, entre Gébeil et Batroun, par exemple, on voit dans le calcaire rongé par la mer des trous analogues qui donnent souvent lieu à de singuliers effets de vagues, aucune confusion n'est possible entre ces trous et les nôtres, où la main de l’homme se reconnait avec une évidence absolue.

Une seule hypothèse est done possible, c'est de voir dans ces tuyaux de simples sondages; éest de supposer qu'ils étaient creusés avant le caveau, et que la construction du caveau ne suivait pas toujours leur perforation.

Indépendamment des cas où ces tuyaux ne correspondent pas à un caveau souterrain, une circonstance des caveaux où la voûte est perforée confirme cette hypothèse d’une façon décisive. Dans ces cas, en ellet, tous les trous n’aboutissent pas à la voûte; plusieurs partagent la paroi d’une manière qui les rend tout à fait inutiles; plusieurs se voient près de la porte d'entrée et en ébrèchent le jambage; plusieurs s'enfoncent à côté du caveau sans l'atteindre. Dans les flancs extérieurs du soubassement de rochers maintenant surmonté d’une maison qui est au nord de la nécropole du sud, dans les flancs d'un soubassement analogue qui fait partie de la nécropole du nord-est, on voit ces soupiraux éventrés en quelque sorte selon le sens dè leur longueur, et se dessinant comme des tuyaux de cheminée sur le mur d’une maison démolie. La même chose se remarque sur les petites falaises de rochers qui se croisent en différents sens dans

la nécropole du sud, falaises qui ont servi d'appui à des cellules sépul-

CAMPAGNE DE BYBLOS. 197 crales, mais sous lesquelles 1l n’y a pas de caveaux. Deux cavernes enfin (une à la nécropole du sud, et une autre à la nécropole du nord-est) m'ont présenté un fait plus significatif encore. Le tuyau, après avoir percé la voûte, s'enfonce dans le sol. Quoi de plus évident? Pour rendre sensibles ces diverses particularités, je les ai fait réunir dans la figure ci-jointe, qui, sans représenter en particulier aucun des caveaux de Gébeil,

en offre en quelque sorte l'idéal.

Une pelle circonstance qui n'est pas à dédaigner, c’est que les trous qui aboutissent à un caveau se montrent toujours, à dessein, obstrués d'assez grosses pierres. Sans doute on voulut ainsi empêcher la terre de remplir le caveau, ou les malveillants dy jeter quoi que ce soit. Mais à quoi bon ce soin si le but qu'on se fût proposé dans la perforation des soupiraux eût été d’aérer et d'éclairer le caveau ?

Vers le milieu de la nécropole est un point où ces faits paraissent bien dans tout leur jour. Là se voit un profond canal creusé dans 1e roc, qui fut évidemment un conduit d'eau, correspondant à un aqueduc que lon retrouve sur la rive droite du fleuve Adonis, et qui amenait autrefois à Byblos les eaux de ce fleuve. Autour de ce canal, les soupiraux abondent;

)lusieurs partagent la paroi du canal, et ont été soioneusement bouchés O ? O

avec un ciment très-dur. I est évident que la perforation de ces trous est antérieure à l'exécution de l'aquedue, et que les ingénieurs qui dinigeaient les travaux savaient fort bien que ces trous ne répondaient à aucune cavité, sans quoi ils n’eussent pas amené leur conduit d'eau à ce endroit. À quelques pas de là, vers l'est, les trous sont fort rapprochés. Nous y fimes une grande excavation dans le roc vif, Tous les tuyaux s’arrétèrent à la fois à une profondeur de quatre mètres environ.

Je ne connais pas, hors de la Phénicie, de fait analogue à celui que nous venons d'exposer. Ces tuyaux constituent une particularité phénicienne et surtout giblite. Je ne crois pas, du reste, que l'usage de creuser de tels soupiraux soit très-ancien. On n’en trouve pas dans les grottes du côté de Kassouba, que je regarde comme les plus antiques. À Saïda, les caveaux où on les remarque sont loin aussi d’être les plus archaïques.

Sur le vallon qui sépare la nécropole de la ville, il y a un beau pont romain. La voie antique est bien conservée sur la rive droite. Un peu en aval, sur la rive gauche, se voit un mur en belles pierres, épaulant une terrasse. Après l'avoir dégagé, nous ne fûmes pas peu surpris de trouver à la base des colonnes encastrées dans la maçonnerie, comme dans toutes les constructions médiocres du moyen âge. I y eut 1à, sans doute, un châtelet construit par les Croisés, peut-être pour défendre la tête du pont. \u pied, 1l y avait beaucoup de débris de verre antique.

Un peu en amont, nous découvrimes sous terre un cippe de la forme propre à Gébeil, et portant une inscription; les deux bords longitudi-

naux étaient cassés.

so... aTos Asovvoto[u su...

Roses ous nous ér[n..….:

xopE

Près de là, nous trouvâmes d’autres tombeaux non violés, ne renfer-

CAMPAGNE DE BYBLOS. 199 mant que des ossements. Un des squelettes parut colossal; le crâne oisail aux pieds.

En remontant le vallon, on laisse à gauche une maison où il y a beaucoup de matériaux anciens, et l'on arrive à une colline de forme presque circulaire, nommée Kassouba (3ss251). Ce nom est probablement une altération ou une forme locale de xxx5 «citadelle, palais, partie prineipale d’une ville. » Nul doute que ce ne fût 1e1 une localité fort importante, surtout au point de vue religieux. Tout le pourtour de la colline offre Le roc travaillé en amphithéâtre. Ces coupes dans le roc présentent maintenant l'apparence de grandes stalles. Sur la face ouest de la colline s'élèvent un petit groupe d'habitations et une chapelle (Sayyidet Kassouba), construites de débris anciens, parmi lesquels on trouve l'inscription suivante :

| : me ZABAACTIPECBY

TEPOCNOAPOY

Cette inscription est importante pour histoire religieuse et politique de Byblos. Za6äs est un nom sémitique et spécialement arabe (racine 3; + donner»). La forme pleine serait Zé601)0s, Lam, ou toute autre impliquant la racine susdite et le nom de Dieu. La signification est alors celle de Awpdbeos ou Oeddwpos”. Les formes grecques en &s sont souvent des apocopes populaires de noms en dwpos : Épuäs pour Épmôdwpos, elc.—Ndapos à aussi une forme sémitique très-prononcée. C'est le diminutif (Noa) du nom dont la forme simple est Nœapds (voir ci-dessus, p. 147).

Quel sens donner à Gpeo6irepos? Le sens de «fils aîné de Noarus » serait contraire aux usages de l'épigraphie: Il est bien plus probable que GpeoÉürepos est ici un nom de dignité. I faut se rappeler que Pa «les vieillards ou sénateurs de Gebal, » dans Ézéchiel (xxvn, 9), est rendu dans la traduction alexandre par GpeoSitepor BiAiwr. Les conseils, et en particulier les conseils d'amirauté des villes maritimes, s'appelaient

Souvent oi mpeoSÜTepor, To mpeoÉuTidv, yÉporTes, TO YEporTin Ÿ.

! Dans le pays on prononce Assouba, forme qui a dans la Zeitschrift der deutschen morgenländischen Geété suivie dans le plan de M. Sacreste. sellschaft, 1861, p. kho et suiv. Levy et Beer, même ? Voir mon mémoire sur les noms arabes desins- Zeitschrift, 1864, p. 51, 77, etc. criptons du Hauran , dans le Bulletin archéol. français # Voir ci-dessus, p. 31, et Bœckh. Corpus inser.

de MM. de Longpérier et de Witte, sept. 1856: Blau, grec. n°990, 9991.

Un fait que cette inscription mel de plus en plus en lumière, c'est la fréquence des noms arabes dans la région de Byblos : Zaë6ÿäs et Ndapos ne sont pas isolés. Zuhdos, que nous reyerrons bientôt, et Ioïés, s'y rattachent, au moins parle sens. Nous avons trouvé à Hannousch (cinq lieues de Byblos), Naapds et Apmmdos. À Maad (trois lieues de Byblos), nous trouverons Oaiuos. Il est probable que l'espèce de conquête de toute la Syrie orientale qui se fit par les Arabes, aux premiers siècles de notre ère”, se continua en certains endroits jusqu’à la côte. Îl importe d'observer, en effet, que les noms susmentionnés ne sont ni phéniciens, ni syriens; ils sont purement arabes, et les mêmes qu'on rencontre dans tout le Hauran. La région de Gébeil est, du reste, le seul point de la côte où on les retrouve. À Sidon, dont l’onomastique

nous est si bien connue, il y en a peu ou point.

L'église de Kassouba et plusieurs autres petits sanctuaires des environs, Sayyidet-Ghazal, Mar-louhanna er-Roum taht Farhaïta, ont hérité de l'importance des anciens établissements religieux de la colline. Tout le sommet, à sa face orientale, présente des travaux très-curieux dans le roc, tombeaux, citernes, pressoirs, meules, cippes ronds?. À la face oceidentale se voit un vaste soubassement en beaux matériaux surmonté d’un immense tas de moellons, d'apparence neuve. Trois beaux chapiteaux ioniens de l'époque romaine ont seuls conservé leurs formes et donnent l'unique indice qu'on ait sur le style du grand temple qui couronnail cette hauteur. Une vaste destruction a eu lieu en cet endroit il y a quelques années. Les grands matériaux du temple antique ont été débités sur place, selon l'usage de la Syrie, c'est-à-dire avec une extrême maladresse, et en laissant une énorme quantité de retailles. Les pierres, réduites au poids qu'un chameau peut soulever, ont été enlevées. C'est du sommet de Kassouba qu'on a pris tous les matériaux qui ont servi à bâtir les belles maisons de Michaël Tobia, à Amschit. C'est donc à Amschit qu'il faut chercher les meilleurs restes de ce grand centre antique. Nous allons grouper ici tout ce qui concerne ces débris, qui se trouvent maintenant à une lieue de leur site primitif.

Le plus important des monuments transportés de Kassouba à Amschit

1 Voir mon mémoire précité. — ? Voir notre planche XXVII.

CAMPAGNE DE BYBLOS. 201 est le cippe reproduit pl. XXIF, n° 41 : c'est un autel présentant l'ins-

cription suivante :

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