‹ Mission de PhénicieChapitre 3 sur 127 · IST MN NT · texte numérisé non relu

IST MN NT

LA

! Cf. Sanchoniathon, p. 44-46 (édit. Orelli).

Lord Dufferin, à qui je montrai l'estampage que J'avais pris de ces hiéroglyphes, y reconnut le cartouche de Psammétik. Depuis, M. de Rougé, dans l'étude qu'il a faite des monuments égyptiens sortis de notre

mission !, à consacré à celui-ci la note suivante :

On ne peut méconnaître, dans ce fragment, ni le style égyptien du temps des Saïtes, ni l'origine de la matière, qui est également de provenance épyptienne. Ce qui reste des inscriptions permet d'abord de lire un nom propre deux fois répété à l'extrémité des légendes, c’est-à-dire derrière le dos. Ge nom propre est déjà fort intéressant à lui seul; car il peut, comme une médaille, indiquer l'époque du monument, Il se

lira sans difliculté (CT+)

Ra-uah-het se-hat ta-u.

C'est-à-dire, « Psummétile L, qui a illuminé la double région.» En effet, Ra-uah-het est le nom d’intronisation, ou premier cartouche de Past I. Rien de plus commun que les noms de particuliers composés ainsi avec un nom de roi, suivi d’une épithète. Tous les pharaons illustres, et surtout Psammétik I, en fournissent de nombreux exemples. Ce même nom Ra-uah-het est devenu le nom propre du roi Ouaphrès; la prononciation vulgaire suivait l’ordre suivant : ÿ © © uah-het-p-ra (en insérant l'arücle p, non écrit dans l’ancien style). Les papyrus hiératiques l’écrivent même souvent dans cet ordre, qui explique la transcription Ouaphrès, où les mots se trouvent contractés. Je regarde cependant comme cert ain que ce n'est pas le nom propre du phaaon Ouaphrès, mais bien le premier cartouche de Psammétik I, qui a servi à composer le nom de notre personnage. L'éclat du règne de ce dernier souverain justifierail suflisamment celte manière de voir, qui est d’ailleurs confirmée par la seconde inscription.

Les titres, mutilés dans les légendes, laissent encore reconnaitre les qualifications

de æave sahu, Utre de cour ou fonction civile qui n’a pas été bien définie

dans ses attributions, et puis une charge sacerdotale Qui parait avoir trait au stolisme d'un dieu nommé Hor-ent-xat: c'est un des titres sous lesquels Horus était déjà connu.

Les restes de la légende verticale gravée derrière le dos ne nous fournissent pas d’autres lumières sur ce point. Le nom de Psammétil s’y trouve placé de telle sorte que, par l'interruption de la légende, je ne puis décider sil faut traduire : «le prétre de + Psammétik, nofre....» ou bien : «le prêtre Psammétih-nofre. »

1 Revue archéologique, mars 1863.

Dans l’un ou l'autre cas, la présence du nom de Psammétik justifie notre conjecture précédente sur le nom propre Ra-uah-het se-hat tati. Nous trouvons à la fin de l'autre ligne un nouveau nom propre, qui se lit Ampu. Il est accompagné du titre le justifié, attribué ordinairement aux morts; ce doit être le père du précédent personnage.

En résumé : matière égyptienne, travail égyptien et légendes du beau style saile, noms propres et titres purement égyptiens; mais aucune circonstance qui paraisse dénoter un rapport intentionnel entre ce beau fragment et le lieu où il a été découvert.

!° Un autre fragment de basalte, avec inscription hiéroglyphique.

Le

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