‹ Mission de PhénicieChapitre 33 sur 127 · IV IM WG DE · texte numérisé non relu

IV IM WG DE

Gerqui précède IMP est très-douteux. Ma copie porte DE;il faut lire peut-être DF[S]. Cependant dans la Mugharet-Ayvoub (voir ci-après, p. 276), il y a bien, je crois. DES.

Le rocher est taillé alentour, et l'ensemble, dominant une profonde vallée, est d'un aspect frappant. Ici, comme à Mugharet-Ayyoub, on est surpris de voir une inseription en un tel endroit. Si ces inscriptions étaient de simples afliches, où ne concevrait pas qu'on les eût suspendues ainsi au-dessus de l’abime. A Schawiet-Amran, il faut savoir que l'mscription existe pour se hasarder à contourner le rocher, ce qu'on ne fait passans quelque danger.

30 À Hummet-Schibel, sur deux rochers bombés, séparés par un petit intervalle rempli d'herbe.

Sur le premier :

M#IDAVG

Sur le second, faisant suile au premier : VIG très-bien gravé.

4° À Fahit ou Maïel-Salih. au sommet du Liban, près du point où l'on commence à apercevoir la Cœlésyrie, à un endroit couvert de neige pendant sept où huit mois el

‘ re. FRE ; où la végétation des pins a cessé :

Cette inscription étant très-belle, je la calquai; j'en donneici le fac-simile, réduit

au quinzième. L'espèce de crosse qu'on voit après le G°se remarque aussi dans une

inscription en grosses lettres, trouvée par M. Kraft, sur la route de Baalbek à Damas. et contenant le nom de Néron.

5° À Dawret el-Hawabi, sur la route de Baalbek, à droite, en venant d’Akura, toujours sur le sommet, et près de la ligne de séparation des eaux, à côté d’un petit gla-

cer, sur trois pierres consécutives séparées par des buissons :

Il semble que la grande entaille du commencement représente JT initial.

6° À Kawamih,un peu à l’ouest,en se rapprochant d’Akoura, sur la route de Baalbek.

La pierre a ‘été cassée par des chercheurs de trésors. On lit :

WG VIG

Alentour, un encadrement irrépulier.

À Dahmé, du même côté que Fahit, le cheïkh avait entendu dire qu'il y a aussi une inscriplion du même genre. Un berger déclara, en outre, en avoir vu beaucoup sur les rochers qui s'élèvent perpendiculairement au-dessus d'Akoura. En général, ce sont les bergers qui, en gardant leurs troupeaux, découvrent ces inscriptions et les indiquent aux chercheurs de trésors.

C'est dans ces parages que M. de Forest vit les quatre inscriptions d'Adrien qui arrivèrent à sa connaissance ?. Il est difficile de dire si l'une des trois qu'il donne coïncide avec l’une des six que je viens de décrire. Il monta pour les voir du lac Yammouni: « The Maronile priests conducted me for an hour up the steep acclivities back of the lake, and on the elevated level at the top.» Gela put le conduire à Dawret el-Hawabi. Une de ses copies, en effet, répond bien à l'inscription qu'on voit à cet endroit. Quant à celle de ses copies qu'il rend par IMP-ARB, je pense qu'il faut la corriger ainsi : IMP[HJADA/|VG]; car Je ne suis pas disposé à y voir un commencement de la scriptio plena. L’A et le B dans ces inscriptions se confondent assez facilement, et il suffit que le D soit petit pour qu'on s'imagine y Voir un demi B.

Quant à l'endroit nommé Kirbet Drata, qui fut désigné à Otto de Richter”, à Akoura, comme contenant des inscriptions de Francs, il peut être identique à l'un des endroits que jai décrits; ce nom ne m'a pas été prononcé.

I doit y avoir aussi des inscriptions d'Adrien sur la route d'Akoura à Tannourin,

1 Topographie Jerusalens p. 268-269; pl. n° 31. nou, p. 395. — % Wallfahrten, p. 106-1 09; Ritter,

? Journal of the American oriental socieyy, vol. HT, XVIE, p. 56».

co ou

car, parmi les notes prises avant mon exploration de la montagne, Je trouve la suivante : «Les Européens qui vont d'Akoura à Tannourin voient une pierre écrite, et ils disent que c'est un homme qui, passant par là, s'est amusé à écrire son nom sur les rochers. »

Je n’ai trouvé aucune inscription d’Adrien sur le versant oriental du Liban. Celles que vit M. de Forest pouvaient être sur la haute plaine, de près d'une lieue de large, semée de trous en forme d’entonnoir, qui forme ici le sommet du Liban. On me parla aussi, à Tripoli, d’un rocher situé entre le lac Yammouni et Hesron, sur lequel serait écrit : Sanctus Deus, Sanctus forts. (es sans doute la formule DFS, très-commune dans ces inscriptions, qu'on a interprétée de la sorte.

Transportons-nous maintenant à Kartaba (Lab -5) et rayonnons alentour. Les inscriptions vont encore s'offrir ici à nous en grand nombre.

1° Au sud-ouest, à l'endroit qu'on appelle Ras Akbet-Djenny (ki= Xaès ob): à

vingt minutes de Kartaba, sur un grand rocher :

Gette copie n'est pas de mor. La fin de la première ligne me parait douteuse. C'est sans doute la formule ordinaire MIAD #G: puis la formule DFS. La fin de la deuxième ligne devrait-elle être lue [GEÏNE[RA] IV? J'incline à le croire, quoique l'état de la copie qui m'a été remise éloigne l'idée d’une scripho plena. ;

9° À dix minutes de là, inscription sur un grand rocher tourné vers le Nabhr-lbrahim ,

et vis-à-vis de la précédente :

Gette copie n'est pas de moi. Les deux dernières lettres de la première ligne sont plus petites que les autres. Celles de la dernière ligne, au contraire, sont plus grandes. Serait-ce encore une seripho plena, ou bien faut-il lire la première ligne [A]JGIVCP?

3° À Wadi-Butraïesch (ui) L;,— Ierpaios?), à une heure de Kartaba.

Sur un morceau de pierre détachée du rocher, sans doute par les chercheurs de tré-

sors, el tombée sur la route :

4%%M AGIVCP

On nous parla encore d’une autre inscription à Butraïesch, au-dessus du moulin; on

ne pul nous la retrouver.

SSER

PNR ATEN ET

h° À Djou er-Raml, entre Bilhas (vas) et Kartaba, sur une pierre bossuée :

MHADAGDFS AGIVCP

Ces dernières lettres sont moins bien écrites. L'homme qui nous conduisait connaissait une autre inscription, la plus belle de toutes, disait-il, qu'il ne put retrouver. 5° Au sommet d'un endroit qu'on appelle DÉRTe cs Ammès Bou-Jazbek. ou ;ARAO uelee, dans Tarou (eotb).

D'un côté :

MIADY D

De l’autre :

AGIVCP

6° Entre xs eu ueles et OPETE) ueles, toujours au sud de Kartaba :

MIADWGDFS AGIVCP

Médiocre écriture.

7° Au-dessus de RAI (les :

AGIV EVER

La seconde ligne est douteuse, sauf la dernière lettre: l'avant-dernière est un G

ou un C.

8° Au-dessus de ,RAXII wel..s, en face de So) DIE : MIAD (VC. D

Lettres assez petites, très-bien faites.

9° Dans le So eot. non loin de Djou er-Raml :

MADY MRRLDES

Je ne l'ai pas vue. L’A de la seconde ligne me surprend. Dans chacune des deux lignes il y a, me dit-on, cinq ou six lettres illisibles. 10° À Békata (bles), au-dessus de Maschnaka et de Almät (&3lke), il y à une

! Le mot Uc\& (Ammés) désigne des fonds de ban) ou petites plaines entre des montagnes, où vallée (Hochthal, en observant que le système des l'on peut cultiver. hautes vallées est très-peu développé dans le Li-

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