ER RE ORPI DO AA SSL ED PTE TONI TENTE ES
CAMPAGNE DE BYBLOS. 309 avaient-ils des rebords et tenaient-ils plus d’eau qu'aujourd'hui. Là, sous le temple de Vénus, à deux pas de la source de l'Adonis, est le site naturel de ce bassin fatidique. Le prodige d'urante, que Zosime semble placer dans le lac, Sozomène, ainsi que je Pai déjà dit, le place dans le fleuve, et à vrai dire il n'avait de sens mystique que là. Donc l'eau de la Xéuvn et l'eau du fleuve étaient la même eau. D'après des renseignements oraux recueillis par M. Ch. Ritter de la bouche du colonel Callier !, ce dernier aurait reconnu la Xu»n de Zosime dans un bassin (Thalkessel) desséché, où aurait depuis été bâti le village. J'ai mal vu le village. C'est là un point à vérifier.
Robinson est arrivé de son côté à des idées fort analogues à celles que je viens de proposer ?. Quand des fouilles seront faites à Afka, la fixation de la position de la Av aura beaucoup d'importance. Le passage de Zosime, en effet, peut laisser l'espoir de trouver à cet endroit bien des objets antiques.
Il faut donc repousser toute identification entre Aphaca et Yammouni. Seulement, il est possible que les deux temples aient eu une relation rehigieuse. Les deux sources, sortant d’une façon toute semblable des deux côtés de la montagne, auront pu être considérées comme venant d'un même réservoir et comme représentant le même dieu. Aujourd’hui encore les habilants du pays pensent que les deux sources sont «sœurs, » que l'eau du lac Yammouni fait parte de Veau du Nabr Ibrahim. Quant à l'idée des gens du pays, d’après laquelle le Birket el- Yammouni serait le réservoir des Borak Soleiman, près de Tyr, c’est une chimère qui paraît n'avoir pas de racine dans l'antiquité.
La route, en partant de Yammouni, traverse, avant son entrée dans la
plaine de la Békaa, des pentes boisées. Durant tout ce temps, elle est
Jalonnée de ruines, d'inscriptions, de marques de propriété tracées sur
le roc. Sur le haut de la colline qui clôt vers l'est le bassin du lac, à gauche de la route en allant vers Baalbek, on rencontre une substruction
! Erdkunde, XNIT, 303-304. Comp. p. 30», lignes 7 et 8 du bas. — ? Biblical Res. HI, p. 6o7.
et les pierres éparses d'un petit édifice carré, qui a été démoli par les chercheurs de trésors. Toutes les pierres sont à lerre; car il n'y à pas de village près de là qui ait pu les absorber.
Sur l'une de ces pierres se lit l'inscription très-fruste que voicl !.
Dr:
Le caractère est très-régulier. On ne lit avec certitude que léios Joÿuos Mevdrpou. Daéla cependant est aussi très-probable. À la troisième et à la quatrième ligne on est tenté de lire un ethnique comme AZHNEITHE. Peut-être, cependant, faut-1l chercher là de préférence la formule ous tn... vas, où bien y» émroinos. comme cela a lieu dans l'inscription du Corpus, n° 511, si analogue à la nôtre. Mais cela est très-douteux. Les trois chiffres de la première ligne sont douteux aussi.
On sait que le grand mausolée d'Émèse a été élevé par l'dfos Îoÿios Dax Say GtyÉpaLOS, 0 ao eds, L'atou jouAtou ÀeËlwvos vid. (Corpus, n° l5 11.) Comparez une inscription d'Abila de Lysanias, de l'an 59 de notre ère; Le Bas et Waddington, Pnser. HE, n° 1876. C'est donc ici encore, ce semble, un membre de la puissante famille des Sampsicéramus d'Émèse. Cette famille, comme un grand nombre de familles de rois et de tétrarques de l'Orient s'était affiliée à la gens Juhia. (GE. Corpus, n° 515, h516, et en général les inscriptions du Hauran et de Palmyre. Qu'on se rappelle les noms historiques de Julia Domna. Julia Mamea, Julia Mesa, Julia Some, Julius Avitus. Julius Philippus, ete.; voir Dion Cassius, LXXVIIT, 30; inscription de joÿhos Sdauos à Émèse, copiée par M. Girard de Rialle. Comp. Cavedont, dans les Ann. de l'Inshtut arch. de Rome, XIX, p. 166: Corpus inser. græc. n° 362 el Addenda ad n°" 4511: Waddington, dans les Comptes rendus de l'Acad. des Inser. mars 1865, p. 107-108 : Wém. de Acad. des inser. XXNI, 1° partie, p. 219. el Explication des inser. de Le Bas,
IN, n° 9115.)
À un détour de la route, au moment où l’on commence à apercevoir
Baalbek, on trouve une borne milliaire, en forme d'aiguille obtuse et
1 M. de Forest l'avait copiée; mais le comité de publication du Journ. of the Amerie. Orient. Soc. à supprimé
sa copie comme ne pouvant servir (II, p. 355).
CAMPAGNE DE BYBLOS. 311 elliptique. C’est ce qu'on appelle dans le pays le Dabbous, « l'aiguille. » Elle a une inscription fort difficile à lire', presque impossible à bien eslamper. | En combinant la copie que Jen ai prise et les estampages défectueux que
Jai rapportés, M. Mommsen a lu ? :
ES nt
RABICIAD
| CIANTONINIPIIGI IRMANICISAR | CINEPOTIDIVIANTONINIPII : ( PRONEPDIVIHADRIANIABNEP