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ABICI ADIABENICI PAR THICI. |MAX.BRIT-[MAJX:[FIL: JDIVI-MAR
CI-ANTONINI-PII-[GE]JRMANICI-SAR | MATIJCI : NEPOTI * DIVI + ANTONINI : PII | PRONEP : DIVI : HADRIANI + AB[NJEPOIT] l DIVI-TIR [AI] ANI-PARTHICI-[ET) |
DIVI:NERVIAE:[ADINEPOITI] | M'[AJVIRELIO‘JANTONINO-PIO‘AVG | PART[H:MAX:PJATIRI-JPAT[R :BRIT- ]MAX l PJON[TIFIC‘]MAXIMO.TRIB:POT-XVI | COS.[H]II:P[R|OCOS: VIAS:*ET -MILIARI|A] | PER D PIVMCASSIVMLEGAVG Ï PIR: ]JPIR-JPRAESIDEM PROVINCIAE | SYRIAE PHOENICES COLONIA IVLIA AVG | FJEL:HEL:[RJEN[O[VIAÏVIT
! M. de Forest (‘id.) l'a vue, mais déclare en avoir lu peu de chose. En eflet, ce qu'il dit du contenu est
tout à fait inexact, — ? Corpus inser. lat. n° 20».
Pr mi RS EE 44
L'inscription est donc en l'honneur de Caracalla, et de l'an 213. Coloma Julin Augusta Felix Heliopolitana est le nom complet de Baalbek.
L'endroit s'appelle Merdhet Dabbous, «la halte de aiguille. » C'étaut là sans doute une station de cette vieille route, maintenant abandonnée. Il y a des caveaux de l'autre côté de la vallée.
gauche, sur un
Un peu au-dessous du Dabbous, près de la route, à &
rocher, on lit en très-grands caractères !:
UTNI ACOR
LR Es
Sur un gros rocher, à côté, se voient divers essais de lettres :
Copa
En s’écartant à droite, à l'endroit nommé Sahlet Merah Iskandar, la mème inscripuon se retrouve sur un quartier de rocher, renversé sans
doute par les chercheurs de trésors.
UT+NIA CORAELIA
Ce nom d'Utinia Cornelia est, je pense, celui de la propriétaire des champs environnants. Près de ces inseriptions, au bord de la route, à gauche, on voit couché sur le sol un orand prisme de pierre, à quatre pans. Deux des côtés de ce prisme portent des inscriptions. M. de Forest?
1 M. de Forest (Le. p. 354) a lu cetteinscription. inscriplion grecque. Sa copie est si défectueuse qu'on
> Jhid. p. 354-55. M. de Forest la prit pour une n'en peut tirer un-seul mot.
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a vu l'une d'elles; l'autre était tournée vers le sol, et n’est apparue que quand j'ai fait retourner la pierre. Voici le Jac-simale réduit au quarantième de la copie que je pris en présence du monument et de l’estampage
partiel que j'en rapportai :
M. Mommsen, à qui j'ai communiqué ma copie et mon estampage, lit :
IN HIS PRÆDIS M: CL:CORNELIANI ET CYRILLÆ EIVSIN VTRAQVEPARTE FORTIA FELICIA IN VTRAQVE PARTE
Les signes abondent aux environs sur les rochers. Ge sont sans doute des signes de propriété. À Schelifa, c’est un Z suivi d’une sorte de parale; près de là, une sorte de K; près de 1à encore, un B. Au-dessus de Btéda, sur des rochers, sont d'autres signes, une sorte de crosse et un P; un peu au-dessous de l'inscription de Cornelianus et Gyrilla, d’autres signes conventionnels. On s'étonne de voir disputé pied à pied, il y a dix-huit cents ans, un sol qui de nos jours est presque stérile. Nulle part on ne comprend mieux à quel degré de culture Rome avait su élever ce pays, livré, avant et depuis sa domination, à une complète anarchie.
Les ruines sont, du reste, assez nombreuses en ces parages. Près de Biéda, sous un très-oros arbre, 1l y a des pilastres corinthiens et des membres divers d'un petit temple et d’autres édifices. À Btéda, on me montra une statuette dans une niche, qu'on eût prise pour un Moïse cornu, tenant une palme dans une main, et de lautre un objet indis-
ho
cernable. Au-dessus de Schelifa, il y a un joli petit temple bien conservé,
à peu près du même style que Baalbek, avec fronton, corniche et sculptures assez soignées. Je recommande cet édicule aux architectes. C'est probablement le Deir Eliant de la carte de MM, les officiers d'État-major. Mais ce nom ne m'a pas été prononcé, et il doit être en quelque chose incorrect. À Tell el-Hurrié il y à, dit-on, une inscription arabe.
Baalbek ne rentrait dans mon domaine que par les substructions colossales où l’on a vu les restes d'un temple antérieur aux temples qui furent bâtis sous les Romains !. Cela peut être vrai pour le truhthon et pour le mur qui s'y joint du côté du nord, lequel n’a dans le plan romain aucune raison d'être?. Quant aux vastes substructions qui s'étendent sous le grand temple, et qui rappellent à quelques égards les parties, ce semble, hérodiennes, des murs de Jérusalem, elles m'ont paru inséparables, et par conséquent contemporaines des constructions évidemment romaines. Une rigoureuse analyse de cette immense ruine ne pourra être le fruit que d’une étude continuée durant des mois par un architecte *. C'est à Baalbek qu'on se confirme dans la conviction, déjà acquise à Deir el-Kala, que l'emploi des grands blocs ne prouve guère en Syrie
pour l'âge des monuments. Les deux pierres angulaires du devant du
temple de Jupiter, dont la date est certaine, sont d’une dimension égale ou supérieure à tout ce que présentent les constructions qu'à raison de la erandeur des matériaux on à voulu considérer comme phéniciennes. J'en dirai autant des pierres de la base et des jambages monolithes de la porte du temple rond, temple qui est pourtant un édifice de décadence sil en fût. J'avoue cependant que le trilithon me surprend. Pour satteler à
ces blocs, les plus gros, je crois, que la force de l'homme ait remués sur
1 De Sauley, Voyage autour de la mer Morte, IT, 5 Ce travail a été fait dernièrement par M. Joyau, 6926 et suiv. élève de l’école de Rome, dont la belle étude est dé-
2 [1 faut remarquer cependant que le wilithon ré- posée à l'École des Beaux-Arts. (Voir le mémoire pond juste à la largeur du temple du Soleil qu’il sou- manuscrit de Mariette, à Ja suite de l'exemplaire de tient. Wood, à la Bibliothèque de l'Institut.)
ASS MERE TIENNE EE TEE EE ESDA DR LA SN TANT AE NE VC CE RTS TA D CSST Te SEEN NN FEES
CAMPAGNE DE BYBLOS. 315 aucun point du globe, il fallait encore subir l'influence d’une architecture dont le principe était la taille sur place du rocher. I est vrai que ce principe tenait à la nature de la pierre du pays, et que les Romains, qui pour l'emploi des matériaux se pliaient avec beaucoup de souplesse aux exigences de chaque contrée, ont pu subir eux-mêmes l'influence des causes qui ont maintenu le monolithisme en Phénicie et en Palestine bien plus longtemps qu'ailleurs. Le temple de Léontopolis, en Égypte, bâti par les Juifs 160 ans avant J. C., avait des pierres de soixante coudées de long !.
Le bossage des constructions sarrasines de Baalbek est très-soigné. [ se réduit souvent, surtout dans les intérieurs, à un simple liséré, résullant de ce que le bord est plus poli que le centre. Plusieurs pierres du côté du tihithon offrent l'inverse du bossage, je veux dire une sorte de ruban sur le bord. Ce sont là, je crois, de simples accidents de carrière, sans intention?; mais cela même est un signe antiquité. Nous avons vu que le trait essentiel des constructions d’Amrit est justement ce peu de souci de ravaler les blocs une fois qu'ils sont montés. Une autre parücularité du trihthon rappelle le Burdj el-Bezzak d'Amrit. Les pierres, énormes, forment une assise superposée à des pierres très-orosses encore; celles-e1 sont placées au-dessus de pierres moyennes sans, bossage. La façade du monument précité d'Amrit présente quelque chose d'analogue. (Voyez pl. XIV et XVE.)
La substruction romaine, faisant suite au wrilithon, offre le liséré fin des pierres de Kalaat-Fakra. Au contraire, les grandes substructions de la grande cour du côté du nord montrent trois sortes de bossages superposés : 1° au bas, un bossage fort et grossier, analogue à celui des blocs bruts de Jérusalem qu'on regarde comme salomoniens ; 2° à la hauteur de la cour du temple, un appareil à refend, couronné par une grosse
1 Josèphe, B. J. VIE, x, 3. lasires mêmes, accusant les joints des pierres avec ? Cependant ce ruban en saillie se remarque sur le beaucoup d'exagération. portique du grand temple, et là il court sur les pi-
ho
moulure romaine, et analogue à celui de Jérusalem que l'on considère comme hérodien; 3° le bossage du moyen âge au plus haut rang. Les deux rangs inférieurs de la substruction sont aussi distingués par le ton des pierres. Le ton des parties répondant à la cour romaine est jaune d'or; le ton des parties les plus basses est oris-bleu. Les parties anciennes présentent aussi des Joints à biseau, je veux dire des refends à pans inclinés, sans surface verticale unie dans le retrait. En tout cas, aucune loi rigoureuse ne se laisse apercevoir. Le bossage ne se trouve pas partout; on le pratique avec négligence, mais toujours en le réservant pour les parties brutes, les soubassements. Du reste, des parties entières semblent avoir été remontées; ainsi, à l'angle Sud-Est du portique, on voit un morceau de moulure romaine encastré dans le soubassement.
En somme, je ne suis pas convaineu que même la partie du soubassement du côté Nord, formée de pierres irrégulières, d’un ton oris-bleu , et d’un bossage irrégulier, soit antérieure au temple romain. En effet, du côté Sud, il y a des portes et des fenêtres romaines dans un mur du même style. De ce même côté s'ouvre un vaste souterrain, ayant des salles latérales, exactement dans le style de la cour du temple !. Or ces salles sont inséparables du mur extérieur. Ce souterrain est un beau type du bossage romain. La finesse de ce bossage fait contraste avec la srandeur des matériaux. Il y à aussi des exemples de pierres où le centre est plus poli que les bords, ce qui prouve bien que ces particularités de la coupe des pierres sont insignifiantes et qu'on ne tenait pas à ce que toutes les pierres fussent taillées de la mème façon. L
Je n’ai trouvé à Baalbek aucune inscription inédite. Celle de Cassrus Arrianus est correctement. donnée par le comte de Vidua?. Elle est près
d’un monument appelé Mesched Ah, mais il n'est pas sûr qu'elle en ait
1 Ce souterrain est différent de celui dont parle tab. XX VIT, 2 (Paris, 1826). Comp. Sauley, Premier M. de Sauley (Premier Voyage, Il, p. 696 et suiv.). Voyage, Il, p. 613 et pl. LIT, 6.
2 Inscriptions antique in turcico itinere collectæ,
CAMPAGNE DE BYBLOS. 317 fait partie. Quant à celle de Zénodore (Corpus, n° 4523), M. de Sauley y a ajouté un utile complément !, et en a bien avancé linterprétation, en y découvrant le nom de Lysanias. La première lettre de la deuxième ligne du deuxième fragment de M. de Sauley est cependant mieux figurée dans le Corpus. C'est un €. I faut remarquer de plus, que le fragment TOICYIQIC est sur lalignement de la première ligne et qu'il la termine, Le premier fragment de M. de Sauley a été brisé depuis le passage de mon savant confrère, et est allé fre de la chaux. Je n’en ai trouvé que des débris. L'ouvrage de Brocchi?, qui a été négligé par les compilateurs du tome [IT du Gorpus, contient en outre un lambeau d’inseription qui semble avoir appartenu à celle dont nous parlons. Personne ne l'a revu depuis Brocchi (1824). Le voici :
OYPYN
AACAN
Nous obtenons ainsi quatre morceaux de cette importante inscription. Premier morceau :
BYTATHPZHNOAWPWAYC 2YIDICMÉ IEXAPIN
Deuxième morceau :
ETPAPXOYKAIAYE
ANEHHKEN Troisième morceau :
OICYIDIC Quatrième morceau :
OYDYN AACAN
l Voyage autour de la mer Morte, I, 613-615, pl. LIIF, 5. Cf. Le Bas, Voy. arch. inser. IT, n° 1880. Lesrédacteurs du Corpus ont négligé les copies de Kraft (Topographie Jerusalens, inscr. n° 29) et de Brocchi (Giornale, IT, 173). La copie de Sepp (Jerusalem und das Heilige Land, 1863 , p.323), est sans valeur. Dans ce même ouvrage (p. 302), Sepp dit qu'en 1837 le
P. Ryllo découvrit (sie) à Baalbek des fragments d'une inscription grecque relative à la famille de Lysanias. (Voir Patrizzi, De Evangelis, LIT, Fribourg en Brisgau, 1853).M. John Hogg n’a rien ajouté d'important aux résultats de M. de Sauley (Transact. of the Royal Society of Literature, 2° série vol. VIT, p- 27h et suiv.).
2 Giornale delle osservazioni fatte ne viaggi in Egitto
à Leg [ee]
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Il est clair d'abord que les morceaux deux et trois se suivent presque, et qu'il n'y avait entre eux qu'un espace de six lettres à la ligne supérieure. De plus, le troisième morceau ne peut se rapporter qu'à l'extrème droite de la première ligne, puisque àvéfnuer finit la seconde ligne. Nous obtenons done avec certitude :
xai tlois viots
Le quatrième morceau ayant deux lignes ne peut se placer que dans la prande lacune de gauche. Brocchi copait fort mal, et, si l'on réfléchit aux distances, on verra que AAEAN doit faire partie d’un nom propre. D'un autre côté, si la lecture AYEANIA est fondée, ce mot doit être suivi d'un nom propre au gémitif pour le distinguer de autre AYEANIA. Il semble done qu'on peut construire les lignes de l'inseription ainsi qu'on le voit cicontre, à la marge.
Le troisième blane de la première ligne répond à un nom propre au génilif. Îl n'est pas probable quil y eût là un autre x... Le blanc qui attaque les deux lignes ne peut être non plus fort considérable, puisque là aussi, à la première comme à la deuxième ligne, on ne peut placer qu'un nom d'homme au génitif. Ce qui manque à gauche de la première ligne équivaut à un nom de femme suivi du nom de son mari au génitif. La symétrie de linseripuon voulant que la ligne supérieure déborde l'inférieure de la même quantité, on doit done supposer qu'il ne manque rien à gauche de la deuxième ligne. Par conséquent, le monument a été élevé par une #nconnue, fille d'un inconnu, mariée à un individu dont le nom finissait en os, en æs, en s, pour servir de tombeau : 1° à Zénodore.
fils de Lysanias, le télrarque;
SR aLysamas, his de..." et à ses fils.
à Lysanias, fils de. . . . ... et à ses fils:
M. de Saulcy a très-bien montré la valeur de cette inscription. Ce Zénodore, en effet, est un personnage important, mentionné par Strabon (XVI, 11, 20), Josèphe (Ant. XV, x, 1, 2, DVI re D JOUE IL, vi, 3), Dion Cassius (LIV, 9). On possède des monnaies de lui'. Notre inscription prouve quil était fils de Lysanias le tétrarque, tué lan 34 avant J. G. Josèphe dit seulement que Zénodore éuetobwro Tor oixor
+où Aucawvtou. Dion Cassius et les monnaies lui donnent aussi le titre de
télrarque. L'an 923 avant J. G. Auguste le dépouilla d'une partie de ses
nella Siria, e nella Nubia (Bassano, 1849), ? Eckhel, 1° partie, vol. IL, p. 496-097. .vol. III, p. 173. Les pages 175 et suiv. con- Comp. Mém. de L'Acad. des inser. et belles-lettres , tiennent d’autres copies d'inscriptions qu'on à ancienne série, & XXVII, p. 5/5
eu tort de négliger.
domaines. I mourut l’an 19 avant J. G. Notre inscription prouve de plus que la famille de Lysanias le tétrarque se continua après sa mort, et qu'il s'y trouvait toujours des individus portant le nom de Lysanias. Ceci est imporlant pour les controverses auxquelles le verset Luc, 11, 1, a donné sujet”. À cet endroit, en effet, on nomme un Lysanias comme étant encore tétrarque de lAbilène, en l'an 8 de notre ère. On s'explique mieux l'assertion de Lue, quand on sait qu'il y eut un prolongement de la puissante famille des Lysanias, que quand on est obligé de supposer dans son texte un anachronisme de soixante-deux ans. L'inscription Corpus, n° 4591 (voir les Addenda). conduit à la même hypothèse”, laquelle à aussi pour elle, dans une certaine mesure. les passages de Josèphe, Ant. XVIIE, vi, 103 XX, vu, 13 B.J. IL, xr, 5: xn, 8. En tout cas, les critiques qui avaient identifié oxos Auoavtou et oîxos Znvodcspou ne s'étaient pas trompés, quelle que soit la valeur des conséquences qu'ils tiraient de là. On voit combien il serait important de trouver dans les masures de Baalbek d'autres fragments de notre inscription.
Zénodore, dans Josèphe (B. J. I, vr, 3), est aussi appelé Zfvov. Or, le nom de Zeinoun se relrouve encore dans des noms de localités de la région de Damas : Meur Zeinoun est un village de la Békaa, sur la route actuelle de Beyrouth à Damas. Khan Zeinoun, dans le Hauran, est la première halte à partir de Damas. Ce sont là certainement des souvenirs du célèbre Zénodore de l'Abilène. Cette remarque est de M. Gaillardot. Le nom de Zénodore et celui de Lysanias répondaient probablement à des noms
arabes, ou du moins sémitiques.
L'inscription de Fecenius (Krafft, inser, n° 30; Sauley, Il, 616, et pl. LIT, 8) doit être lue ainsi:
L FECENIV(S] P FECEÏNIVS
L'inscription finissait après NIVS de la seconde ligne.
À Ras el-Ain, près de Baalbek, sont les restes d'un petit temple qui me rappela, par son site et un peu par sa construction, celui du lac El- Yammouni. H s'élevait sur une substruction carrée, au milieu de trèsbelles sources.
L’espérance de trouver à Baalbek des monuments syriens antérieurs
2 Voir Winer, Bibl. Reahwôrt. art. Abilene: de Wette, ? Voir Cavedoni, dans les Ann. de l'Instit, archéol. in Luc. 11, 1 ; Strauss, Vie de Jésus, 1, D: 3955-57 (trad. de Rome, XIX, p. 166-163. Littré, 2° édit.).
à l'époque romaine est donc assez faible. Baalbek eut un temple antérieur à l'époque romaine, nul n'en peut douter, puisque l’auteur du traité de Dea Syrix donne à l'isév égyptien qu'on y révérait l'épithète épyaior. Or, quand ce traité fut écrit, les temples actuels étaient à peine bâtis. Néanmoins Baalbek n'eut une importance de premier ordre que depuis qu'elle fut devenue colonie romaine. On ne sait pas avec certitude son nom sémitique anttrieur?. À l’époque romaine, 1l semble même que la colonie et la masse de la population avaient entre elles peu de contact. Sur les inscriptions, nous n'avons {rouvé que des noms latins. Le nom de Golomia Julia Felix Heliopolitana n’a laissé aucune trace dans les noms de lieux actuels. Sans doute les indigènes continuatent, sous les Romains, d'appeler la ville de son nom sémitique, lequel seul a survécu ®. La splendeur romaine fut ici, ce semble, quelque chose d’étranger, d'implanté du dehors. Aussi, la force extérieure qui maintenait cette civilisation artificielle ayant une fois disparu, les splendides monuments de l'époque ro;
maine n'eurent plus de sens pour des populations habituées à la vie nomade ou à une vie sédentaire mesquine. Ils restèrent comme des nonsens, où plutôt comme des signes attestant qu'une race su périeure avait
un jour passé par là.
1 De Dea Syria, 5. H reste bien quelque doute sur pert, dans Rey, Étude hist. et top. de la tribu de Juda,
ce passage, l'auteur ne disant pas que le temple en queslion se trouvait à Héliopolis de Syrie. Mais cela semble probable, vu Fanalogie du nom primitif des deux Héliopolis. (Voir la note 3 ci-après.)
2 La plus grande probabilité est pour FiK-nÿp2 d'Amos, 1, 5. Voir Robinson, LIL, 519 et suiv. Com-
parez le Mémoire de M: Hosg dans les Transactions of
the Royal Society of Literature, 2° série, t. VIL, p. 247 et suiv. Le nom de Baalbek se trouve, à ce qu'il parait, dans les inscriptions cunéiformes, sous la
forme Balbiki (carte dressée par MM: Ménant et Op-
p. 136). Les formes talmudiques du nom de Baalbek sont 122992 el p29v2 (Mischna, Maaseroth, 1, 1; Talmud de Babylone, Aboda zara, 11 b; Midrasch, Kohéleth, 1x).
3 Baalbek est, selon mon opinion, une corruption de n%p279%53. Badrros, nom du soleil à Baalbek (Hogg, mém. cilé, p. 292 etsuiv.), me semble pour jNT?9S ou »3n-y2. jN est le nom d'Héliopolis d'Égyple, avec laquelle Héliopolis de Syrie avait des rapports particuliers. (De Dea Syria, 5; Macrobe, Saturn.
FA > ÿ : pue I, 123.) La prononciation de Qv en égyplien état An.