N'OIBI LAB PE NES
CCVE
L'inscription a donc été gravée de l'an 333 à l'an 337. (Comparez l'inscription du Hauran, n° 166 de Wetsstein.)
La lévende relative au nom du fleuve du Chien! m'a été contée avec
diverses variantes qui la feraient se confondre avec celle d'OEdipe : « C’était an Sphinx, m'a-t-on dit, placé au sommet de la route, sur un piédestal.
Posté là, au-dessus du précipice, il jetait à la mer les voyageurs qui
! Voir Pococke, IT, 1, p. 92; Ritter, XVII, p. 62, texte de M. Guys. Serait-ce de l'inscription arabe 510, 511; Porter, p. 4o7 ; Guys, I, p. 270.[lya qu'il s'agirait dans ces mots : «Cette inscription nous sûrement quelque lacune ou malentendu dans le explique... 2
ne pouvaient résoudre son énigme. Maintenant le sphinx est renversé au pied du rocher; mais on dit qu'il n'offre aucune image distincte. » Le rocher qu'on désigne comme étant ce sphinx est, en effet, tout à fait informe. Le piédestal serait une assise taillée dans le roc vif, à droite en montant.
On a quelquefois raisonné sur l'assertion de Strabon (XVI, n, 16) relative à la navigabilité du Lycus. Cette assertion est une erreur manifeste. Les changements que le lit du fleuve a pu subir, à son embouchure, sont tout à fait insignifiants. À quelque distance au-dessus du pont, le fleuve devient un torrent qui se précipite à travers les rochers. Et pourquoi faire remonter aux marchandises un courant d’eau de quelques lieues de cours et qui n’a sur ses bords immédiats que des cavernes et des rochers?
Après être descendu du promontoire du côté de Beyrouth, on aperçoit de vastes carrières et dés arasements au niveau de l'eau. On y distingue en particulier des trous ronds par lesquels s’élance la mer et que je crois artificiels, bien que, sur la côte d’Amschit à Batroun, on en voie de semblables qui paraissent naturels. Mais que ces arasements soient d'anciennes carrières submergées !, c'est ce que je ne puis admettre. Je ne crois pas qu'ici, ni sur aucun autre point de la côte de Phénicie, le niveau de la mer ait sensiblement changé.
Antélias a quelques antiquités, des colonnes, des cavernes sépulcrales. L'oratoire musulman de Saint-Georges, près de Beyrouth, a sûrement succédé à un temple antique. L’analogie des légendes porte à croire que c’est à cet endroit que se rapporte le passage de Sanchomiathon : Hévrou Aekbava sis rv Bnpurèr d@iépwoar®. Peut-être aussi saint Georges terrassant le dragon at-il succédé au mythe céphénien de Persée et d'Andromède, qu'on localisait à Joppé, mais aussi dans bien d'autres endroits.
Quant à Beyrouth, je renonçai tout d'abord à faire des explorations
1 M. de Bertou, Topographie de Tyr, p. 34. — ? Édit. Orelli, p. 38.
CAMPAGNE DE BYBLOS. 343 suivies sur un point aussi connu, aussi fréquenté et où habitent des personnes instruites, telles que M. Péretié, ayant l'œil ouvert sur les découvertes d'archéologie. Quelques bonnes trouvailles qui ont été faites à Beyrouth! permettent d'espérer qu'on découvrirait là du phénicien de second âge. Josèphe nous apprend qu'Hérode Agrippa IF, dans les grands travaux d'art qu'il fit faire à Béryte, ordonna de copier les anciens types : T2 GTA SO) dpdpiévron dvaléceos ai raïs ré dpyalcwr àrorümois cxÜow éxoue”. Nonnus nous parle aussi d’un temple de Béryte où se conservait le peplos d'Harmonie*. Comme Byblos, Béryte était une fondation d'El, ou, en d’autres termes, Dieu s’y appelait El.
Le sol de Beyrouth s'est fort exhaussé, et il n’est pas douteux que la ville moderne ne recouvre un vaste ensemble de débris antiques, surtout vers la porte du nord et la maison des Sœurs de la charité. Les belles colonnes de granit noir d'Égypte qu'on voit en cet endroit, et que chaque excavation met à découvert, portent à placer vers ce point le centre des grandes constructions de l’ancienne Béryte. Les travaux dans le roc, au bord de la mer, à l'ouest de la ville, m'intéressèrent. Ce sont, je crois, des restes de bains ou d'établissements industriels. Les bassins rappellent ceux d’Anefé. Quelques bases à rebords offrent de l'analogie avec le rocher taillé qui se voit à El-Bauar. Je remarquai aussi, dans le mur du cimetière, un autel composé d’un tore et d'une plinthe, comme on en trouve fréquemment dans le pays de Gébeïl. A Ta pointe de Ras-Beyrouth, il y a une sorte de petite nécropole digne d'être étudiée.
M. Waddington, que ses savantes explorations de la Syrie amenèrent à Beyrouth pendant que j'y étais, voulut bien se charger de copier les inscriptions grecques et latines de Beyrouth et des environs. Voici les améliorations qui résultent des excellentes copies qu'il m'a remises pour les textes déjà connus :
Le n° A530 du Corpus inser. Gr. doit être maintenu sans modification, tel que le
1 De Saulcy, Voyage, pl. IV. — ? Ant. XX, 1x, 4. — 5 Dionys. XLI, 294 et suiv.
donne le Corpus. Les variantes de M. Kennedy Baïlie, de M. Krafft, et la mauvaise copie de M. Thomson ne doivent pas être prises en considération. Il faut remarquer seulement que les deux premiers vers, d’une part, et le troisième et le quatrième, d'une autre part, sont sur deux pierres différentes, et que c’est peut-être le hasard qui les a superposées. Il est permis de supposer qu'une suite de ces sentences distiques se trouve dans le mur alentour.
L'inscription de Flavia Alexandra (Sauley, pl. Il; Le Bas, inser. n° 1819) donne lieu aux observations suivantes : ligne 2, il faut lire FAB; ligne 5, PIISSIME.
L'inscription qui se voit dans un verger, entre la chancellerie de France et la caserne, à droite en montant la route de Damas, sur une base brisée en haut et à gauche !, a déjà été copiée par M. Krafft?. Voici la copie de M. Waddington :
s 4 NS ALU 6 d'A TRIER 500 0 MON HONOR PR 0 AVGPONTIFICIIVIROQYI...........
AFF IMPVESPASIANICAESARAVG BRIGMEXNDECR DECVE NT CNVIETAMOMVENITANT E
Une autre copie de cette inscription, que je dois au P. de Prunière, donne, à la fin de la deuxième ligne des traces de NQ.
M. Mommsen rétablit ainsi cette inscription :
ONI-EQVO:P[VBL] WRANG:PONTIFICI- VIRO QVINQ [PRJAEF-IMP-VESPASIANICAESAR:AVG PVIBENCERES: DECR :
DEC‘ET [POIPVLPMOIVNTATE
Peut-être faut-1l suppléer encore, au commencement de la troisième ligne, les lettres FL?. Ce qui reste de cette inscription devrait alors se lire ainsi : . . . . . Capi lion",
equo plubl(ico), fl(anuni)| Aug(ustah), pontifict, duumviro quing(uennali) [pr|æf(ecto) Im-
1 C'est à qu'a été trouvé aussi le pied de Mercure une flaminique dans une autre inscription de Beydont nous parlerons bientôt. routh, n° 154, du Corp. inscr. lat.
2 Topographie Jerusalen’s , inser. n° 13. # On pourrait lire aussi | Fron]toni.
3 Cela est d'autant plus probable que nous avons
p(eratoris) Vespasiant Cæsar(is) AugQust), | pulblice ex decr(eto) dec(urionum) et [polpuh voluntate. (Note de M. Léon Renier.)
L'inscription suivante a déjà été publiée par Borghesi'. Elle se trouve au Ras en- Nabä, village à un quart de lieue de Beyrouth, sur la route des pins, dans la maison d’Abou-Nusserallah Ghodrési, sur le cartouche d’un sarcophage sans ornement: elle est assez mal gravée.
Voici la copie, prise avec le plus grand soin, par M. Waddimpgton :
D M *AVRELIO : DOMITIO : TRIERARC CL: PR : ANTONINIAN:RAVENNAT Fan VETTIA : VETILLA : HEPES + MARITO : BENE MERENTI : POSVIT QVI : EA : APERVERIT : À : INTVS : CORPVS INDVXERIT : DARE * FISCO CAESARIS (il
D NVMMVM
Une copie que m'avait remise le P. de Prunières porte à l’avant-dernière ligne IN- DVXSERIT. Borghesi donne ainsi la septième ligne :