VAS RP ROLE
IL n°v avait rien au-dessous de la troisième ligne. La coupure de gauche est artificielle: toute la partie de droite est grattée. Ma copie présente une différence avec celle de M. Waddington. Elle a un point et un inter alle après le C de la séconde ligne.
On peut reslituer ainsi, avec M. Mommsen :
A]JVG-ET-IM[P: CAES] XII : C : VM[MIDIVS| VS :PHOEBV[S]
Sur le nom de Caïus Ummidius, voir la note’ 18 de Tillemont sur le règne de Claude. Ummidius Quadratus fut légat impérial de Syrie, en 1. (Jos. Ant. XX, v1, 2; Bell. IL, x, 5 et suiv.; Tacite, Ann. XIT, 45.)
Enfin deux inseriplions de Beyrouth se trouvent maintenant à Jérusalem, au consulat de Prusse. Elles ont toutes deux été copiées par M. Thomson et corrigées par M. Woolsey!. Les copies de M. Waddington étant beaucoup meilleures que celles de M. Thomson, nous les donnons ici.
La première est de l'an 344. Elle est remarquable par l'emploi de l'expression provincia Phœnice. (Noir Revue archéol. juin 1866, p. 389, 392: déc. 1866, p. 370, 380. 381, 282.)
Fe EONTIZ
PRAETORIOADOVE 0“ NARIOCONSVLI PROVOCANTIBVSEIVSMERITISOVAEPER SINGVLOSHONORVM GRADOS ADHOS FVMDIGNITATVMAPICESPROVEXERVNT DECRETISPROVINCIAE PHOENICESSENTEN TIADIVINAFIRMATISDDNNCONSTANTIET CONSTANTISAETERNORVMPRINCI PVMORDOBERYTIORVMSTATVAM SVMPTIBVSSVISEAAERELOCATAM CIM ME TÉMME INT © D) EDG AIS
C'est-à-dire : | Flavio) Domutio| Leontilo . e(larissimo) v(iro), prefecto Orients|, prætorio adque o[rdi|nario consul, provocantibus ejus merils, quæ per singulos honorum grados
(pour gradus) ad hos eum dienitatum apices provexerunt, decretis province Phœnices sen-
1 Biblioth. sacra, N, p. 587 et suiv.
tenta divina frmats d(ominorum) n(ostrorum) Constanti el Constantis, æternorum principu, ordo Berytiorum statuam sumphbus suis ex «re locatam cvvili habito (pour habitu) V dedicavit.
Flavius Domitius Leontius fut consul ordinaire avec Flavius Sallustius Bonosus en 3/44. (Voir de Rossi, Inseript. christ. urbis Rome, &. 1, p. bo et suiv.) Il avait été préfet du prétoire d'Orient en 338. (Voir le Cod. Theodos. liv. IE, tit. r, loi 7.)
La seconde se lit sur un fragment de sarcophage, où l’on voit un génie soutenant des guirlandes : :
OAPCEITEONH KACTAPATIENOH TOICEMITEKNOIC ZWOYCANTIPOAI TUNHNETNOOEIC AAOXON
Cette bonne copie lève toutes les difficultés qui avaient arrêté les philologues américains. Îl faut lire :
J 4 1 3 ! 3 À { Odpoer, Télymxas ydp dmevürous mi réxvois, Zwovoar &polmar hr émdbes &Xoyov.
« Courage, puisque tu es mort sans avoir pleuré aucun de tes enfants, et en laissant «vivante l'épouse que tu aimais. »
Voici maintenant, toujours d'après les copies de M. Waddington, des
textes que nous croyons entièrement inédits :
À l'hôpital des Sœurs, sur une base portant maintenant la statue de saint Vincentde-Paul :
Is, OS MéHée T-PONTIVS-MAXI MVS:Q:F-PROTO CAMES Mr IL GA 6 Gi
Il faut certainement lire à la première ligne : Iovi Optimo Maximo Helopolitano. Cf. Eckhel, Doctrina num. vet. UL, p. 334 et suiv.; Wood, Les ruines de Balbec, p. 14: Orelli- Henzen, {nser. lat. n° 49,1245,1946,1712,5485,5632, 5633; Renier, /nscr. rom. de l'Aloérie, n° 149: Transactions of the Royal Society of literature, 2° série, vol. VI, P. 297 el suiv.
Sur une plaque de marbre bien conservée, de 4o centimètres sur Lo centimètres,
à la maison des Jésuites. Lettres assez barbares :
TOTOCAIAEPW NCAMOYHAOYYI OYCAMOYHAOYC IPIICAPIOYKANAC AACYIOCKAIA CRBAUOBPAANCNX
S Dans une copie qui m'a élé remise par le P. de Prunières, le mot qui suit le second CAMOYHAOY est écrit CIPICAPIOY. Une autre copie, qui m'a été remise par le même,
porte £IPIKAPIOY et omet le A final.
C'est l'épitaphe d'un juif. On peut lire ainsi :
Tôros daDépuv Eauouyhou vioù EauovyXou ospuapiou. Kavdédas vios xœi A-
eGwpäs d,
La valeur du A n'est pas claire. Voir Bosio, Roma sott. p. 192 (édit. de 1650). Mas le sens est que Gandédas (peut-être pour Candidatus) et Débora ont élevé le monument.
L'expression uyiua did@epor ou Snun dtaBépouca, pour désigner le tombeau, esl assez commune à Jérusalem !. Le mot rémos lui-même avait pris à peu près le sens de «tombeau,» surtout dans le grec de Palestine ?. (Cf. Corpus, n° 682, 301 5 b, 3813, hh39 e, 5200 b, 5929; Le Bas, {nser. IL, 14925, 1485, 1506; Revue archéol. juin 1869, p. Ab7: Dietrich, Zwe sidonische Inschriften, p. 16; ci-dessus, p. 256.) Les mots locus et loculus ont le même sens, surtout dans l'archéologie chrétienne. (Voir Martigny, Dict. des antiq. chrrét. aux mots fossor et loculus; de Rossi, Roma soit. [, p. 19b- 196; Mommsen, De collegus et sodalicus Romanorum, p. 93 et sui. )
Zrpudpios est un iotatisme pour Enpredpios. Enpredpios est un ouvrier en Soie.
(Voir Waddington, Edit de Dioclétien établissant le maximum , ch. xvr, n° 4.) Le com-
1 Sauley, Voyage autour de la mer Morte, , p. 391 Baylie sont très-mauvaises. (CF. Waddington, expliet suiv. pl. XL; Tobler, Jerusalen’s Topographie, HW, cation des {nser. de Le Bas, n° 467, et Comptes rendus p. 254 et suiv. Krafft, Die Topographie Jerusalem’s, de l'Acad. des inser. sept. 1867, p. 248-240.) DIATOME 3; Kennedy Baylie, Fasc. HE, p. 135 2 Voir Schleusner, Leæicon Novi Testamenti, IV.
et suiv. Les explications de Krafft et de Kennedy p. 1146.
merce de la soie est donc bien ancien à Beyrouth. On en teignait beaucoup à Tyr. Le ver à soie ne fut introduit dans l'empire que sous Justinien. Stpedpios équivaudrait à Rubricator. (Noir Du Gange, à ces mots.) Cf. Cureton, Ancient syriac documents relative io the earliest establishment of christianity in Edessa (Londres, 1864), p. 157: Schœnfelder, Salomonis, episcopi Bassorensis, Liber apis (Bamberg, 1866), p. 80.
Le mot rÜmos reparaît du reste dans une autre inscription trouvée aux environs
de Beyrouth (on ne put me dire l'endroit précis), et dont je dois la copie au P. de Prunière :
+ TONOC PUWUTINOY TPATIEZITO[Y]
Fragment encastré dans le mur extérieur d’une maison louée par les Jésuites pour les orphelins. Grandes lettres :
KAITOYTOTOTIPO C'est-à-dire : Kat roùro To &po... Peut-être GpÜbupor ou powror.
Chez M. Péretié, sur un fragment de là plinthe circulaire d’une statue d'Hermès dont il ne reste que le bas de la jambe et un caducée sculpté en relief sur un rocher.
AIONYEIOZ : A
Lettres du 1” siècle avant Jésus-Ghrist. (Comparez les n° 4531 et 4533 du Corpus.) Chez le même, sur une anse d’amphore trouvée à Tortose.
APIETOKPATEYZ
Voir ci-dessus, p. 38, 39.
Je dois également à M. Péretié deux plaques de marbre presque semblables l'une à l'autre, portant la même inscription. Sur l’une :
OHKHMAA
XOYTIANTO
MOAOŸY
Sur l'autre :
OH KHMAA XOYTITTAN TOTOY
AOY
HavromwAns est un marchand qui vend toutes sortes de marchandises.
Sur un bracelet qui me fut donné par M. Péretié : BOHOI. (Comp. S. Epiphane, Ad. hœær. xxx, 17.)
Depuis mon départ, on a découvert sur l'emplacement du nouvel hôpital russe un sarcophage, accompagné de plusieurs autres, sur lequel se lit l'inscription suivante, dont Je dois la copie au P. de Prunières :
COPINAIA DEPONTA ELLAAIB KNIKIA KONKYAEYTEC #
Il faut lire : Sécu (pour oéptov) SiaGéporra ÉAXa OU, xymuaxorxukeuTns. Koy- AE » 1
yuheuTis (v. Thes. s. h. v.) est l'ouvrier en pourpre, xvixos ou xvñxos le carthame ou couleur orange. D’époque très-basse.
Du côté du Ras-Beyrouth, dans le verger de Gibraïl Chentiré, presque au bord de la mer et à cent pas du consulat de Prusse : stèle complète en haut et en bas, rognée
( I 8 sur les côtés: la surface écrite de la pierre est assez rongée; la lecture en est très- [ O
difficile.
R VE CLOMRI ARLON LIIOGARV CC MCITAIRIRE