‹ Mission de PhénicieChapitre 52 sur 127 · COM : ML · texte numérisé non relu

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IPASIEN IST

M. Mommsen lit la deuxième et la troisième ligne :

[TETRJASTVLVM [CVM BJASI AE SVO

À la quatrième, je crois lire : [AEDIJCVLAM (voir ci-dessus); à la sixième et septième : COMMVINIC]AVIT. Mais tout cela est bien douteux.

Dans le mur de la sacristie, M. Waddington a trouvé un fragment en grandes lettres, que personne jusqu'ici n'avait relevé :

INGENVAEAN

Les voyageurs anglais considèrent comme un temple phénicien une

ruine en pierres colossales située à moitié chemin entre Beyrouth et Deir elKala'. Je ne l'ai pas vue; mais je doute qu'elle ait l'importance que certaines personnes fort instruites lui ont attribuée.

Dans le Méten, on m'a signalé les endroits suivants :

A Bzebdin ou Zebdin (442535), au couvent de Saint-Jean, une inscriplion ; —à Sayyidet el-Bir ellahiti (get au x ), UNE INSCFIPÉON ; à Saint-Joseph el-Hosn (sad Lémss je), ancienne construction où 1l

y à une InsCription ; — dans le hameau de Hajjula (S,& &,5), un paysan dit qu'il existe en quelques endroits des inscriptions. J'ai de fortes raisons de croire que ces indications se rapportent à des inscriplions syrlaques ou arabes, ou qu'elles sont erronées.

Djedita, à une heure de Zahleh, a une belle inscription latine sur une base carrée. L'inscription a déjà été copiée par M. de Forest et corrigée par M. Woolsey?. La copie de M. Waddington améliore le texte sur quelques points.

INVANFONNNNC RNENGMIRNEANE PROSALVTE:‘IMP:CAES-T AELI:HADRIANI:ANTONI NIPANAGOPITIMPRRELIBERO RVIMIONIE HE VISE BAEBI:CA IVS‘:ET GEMELLVS:FRATRES:

EX:TESTAMENTO:PETILI AE-LVCIAE MATRIS*EOR

Comparez l'inscription IVNONI REGINAE que M. Texier a copiée à Der el-Kala (Archit. byz. p. 89), et Guys, Relation, 1, p. 252.

En somme. on le voit, le grec et le latin sont exclusivement les langues , ; 0 O épigraphiques du Liban. On n’y trouve pas une seule lettre antérieure à l'époque orecque, on pourrait même dire à l'époque romaine. La brillante poque grecque, on ] ( civilisation qui, depuis une haute antiquité, se déploya sur la côte, influa

1 M5 Harvey, Owr cruise in the Claymore, p.16. — ? Journal of the American Oriental Society, M4, 351. Comp.

Porter, Syria and Pal p. 569.

CAMPAGNE DE BYBLOS. 399 peu sur la montagne. Rome seule eut assez de force pour dompter les éléments indisciplinés qui s'agitaient en ces parages et y maintenaient l'anarchie !.

Au sujet de Cabélias, Hisn-Niha, Furzul, Andjar (Chaleis), Damas, Jai peu d'observations à ajouter à celles de mes devanciers. Sur une des colonnes de la cour de la grande mosquée de Damas, près de la porte de l'Est, j'ai copié l'inscription suivante, dont l'intervalle effacé est d’en-

viron dix lettres :

AOCKONNAPOY

est bien remarquable que la montagne de Saléhieh, qui, si elle s'était trouvée en Phénicie, à Pétra, ete. aurait servi à excaver des tombeaux creusés dans le roc, n’en renferme pas un seul. Cette observation est de M. Gaillardot, et s'applique à toute la région de Damas. Ce fut M. Gaillardot aussi qui me signala les localités de Deir Zeinoun, Khan Zeinoun, aux environs de Damas (dans le Bekaa, route de Beyrouth à Damas; dans le Hauran, première halte de la caravane à partir de Damas? ), qui paraissent renfermer le nom du tétrarque Zénodore*. Damas offre, du reste, comme Antioche, une déplorable pauvreté en fait d'épigraphie et de monuments anciens. La grande mosquée présente, pour l'archéo-

logie chrétienne, un immense intérêt.

1 Voir Strabon, XVI, 11, 18. tendu Zeinoun, lors de son voyage dans le Hauran , il ? M. Waddington m'apprend que cet endroit s’ap- y à trente-deux ans. Du reste, c'est là à peine une pelle maintenant Khan Denoun. C’est aussi l'ortho- différence, la lettre initiale étant un 8. graphe de Van de Velde. Wetzstein écrit Denniün. Rei- 3 Ce personnage est appelé Zyvœ»r dans Josèphe,

sebericht, carte. Mais M. Gaillardot est sûr d’avoir en- B.J. IE, vr, 3.

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