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PARDON

J'ai de très fortes raisons pour parler ainsi aux synagogues et aux églises, aux communes hébraïques et aux États.

Mais je ne dois exposer ici que ce qui peut être entendu par le niveau le plus éclairé des intelligences et des bonnes volontés religieuses et sociales, en Moïse comme en Christ, en Sem comme en Japhet, désormais possesseur des tabernanaclesdeSem.

En résumé : Israël est un majeur rallié de fait à l'Empire de la Civilisation; l'Islam est un mineur armé contre cet Empire.

Il faut offrir au premier la jouissance régulière et assurée de son droit ; il faut lier le second, de gré ou de force, à la paix chrétienne sur toute retendue de T Afrique et de FÂsie.

En ce qui concerne le rapport des questions religieuses et des questions de races, je n'ai plus qu'un mot à dire au sujet des Tatars.

Deux œuvres théocratiques sont au centre de ces masses humaines, dans des tribus que je pourrai désigner, et d'où part, depuis des milliers d'années Tinspiration terrible qui

suscite périodiquement uq empereur radical et un déluge humain.

Je ne nommerai qu*une de ces œuvres citées par Moïse dans son Sepher Boereshith : c'est le livre des guerres de Jéhovah^ dont if avait sous les yeux un exemplaire appartenant aux archives sacerdotales de TÉgypte.

Il y aura, vis-à-vis de ces tribus, qui se ramifient, soit dans rislamet le Wahabitisme, soit dans les associations chinoises, des mesures à prendre, et il ne faudra pas oublier que la dynastie chinoise actuelle esttatare, et le prince héritier, Khong, anti-européen.

SYNARCHIE NATIONALE

La Constitution sociale des sommets gouvernementaux de l'Européen trois Conseils suprêmes des Églises, des États, des Capitalesou Communes, entraînera dans les bases nationales des conséquences et des concordances que je déduirai plus loin.

Il nous faut tout d'abord nous résumer pour la dernière fois sur l'état de siège européen actuel.

Dans celte République athée et antisociale des États chrétiens, chaque nation subit, à Tintérieur, d'une manière déductive et inévitable, les conséquences, le poids de TÉtat de siège supra-continental, de la loi de violence et de ruse, de guerre militaire et diplomatique, qui lient, seuls aujourd'hui, nos Étals entre eux, par voie de contrainte et d'opposition.

Ce Gouvernement général, aussi antisocial, aussi naturaliste, que celui des tribus anthropophages, pèse sur chaque nation de la manière suivante :

l"" Dans l'armée permanente, entretenue contre l'Europe;

2"" Dans les finances, qu'engloutit cette armée ;

&• Dans le gouvernement forcé du dehors à tout sacrifier à la centralisation militaire, pour le struggle for life de la nation ;

4« Dans l'étouffement organique des intérêts intellectuels, sociaux et économiques, que broie, au a ddans, cette constriétion de boa, avant d'être forcée de les jouer au dehors;

h"" Dans les déchirements antagonistes des sectes, des partis^ des classes, résultats de cet écrasement ;

6"" Dans la division de rintelligence, de la conscience et de rinstinct nationaux, qui s'opposent entre eux, dans ce malaise, sans savoir d'où il vient, ni pouvoir s'opposer à sa cause, cause extérieure à la nation ;

l"" Dans laRévolution enfin, c*est*à-dire dans la protestation antigouvernementale, contrainte d'avance à n'arriver au gouvernement, dans chaque nation, que pour y perpétuer elle-même toutes les causes secondes des conséquences relevées ci-dessus.

Quant à la cause première, aucune nation isolée ne peut l'atteindre par la force, comme a voulu le faire la Révolution française, sans la perpétuer et Tinvigorer, en suscitant des coalitions armées.

Cette cause n'est ni dans une nation, ni dans une dynastie, ni dans une forme quelconque de gouvernement, ni dans un État, ni dans un groupe partiel d'États, mais uniquement dans cette loi primordiale et totale, qui asservit, en Europe, toutes les nations, toutes les dynasties, tous les gouvernements, quelle que soit leur forme, tous les États, à cette fatalité générale : la brutalité ; à cette cour d'appel féodale : le jugement des procès internationaux par les armes; à ce Gouvernement européen : la République athée et antisociale des États dits chrétiens. ^

Je sais que cette ornière sanglante semble à beaucoup d'esprits devoir conduire l'Europe à la constitution des Ëtats- Unis d'Amérique; mais je sais aussi que, entre ces deux Mondes, il y a une différ'ence aussi étendue et aussi profonde que TAtlantique qui les sépare.

On ne peut franchir cette démarcation que par deux moyens pratiques : l'émigration des Européens en Amérique, ou l'invasion armée de l'Europe par les Américains.

L'Europe actuelle s'élève sur des bases historiques qui ont plus de vingt siècles de profondeur, et qui imposent à ses sommets la majesté de leur hauteur, si l'on y porte la vie sociale, ou le cataclysme et la lugubre magnificence des ruines, si l'on y laisse, longtemps encore, régner la mort féodale.

Ëthnograpliiquement, l'Amérique, autrefois anglosaxonne, est vouée à se remplir par le confluent des races blanche, jaune et noire.

Historiquement, ses bases récentes sont, dans le sens géométrique, une platitude, un plan, encore sans étages comme sans sommets, sur lequel se répand une alluvion politique et sociale en voie de formation.

En religion, les disciples de Fox et de Penn, en politique, les élèves de Franklin, ont tout appris, tout reçu de l'Europe, qui demeure et demeurera leur Continent Métropolitain.

L'édifice théocratique que nous constituerons ici, sur nos nations, d'après leurs assises séculaires, devra laisser en paix les Ëtats-Unis d'Amérique s'acheminer, à leur gré, de la République sans esclaves à l'Empire sans despotisme, d'une irréalité politique à une autre.

Chez nous. Européens, il s'agit de clore l'ère de la politique irréelle.

Et comme Jésus-Christ, vivant dans la puissance morale de Topinion publique, y réprouve aussi bien l'esclavage que le meurtre, ce n'est ni la République pure, ni la Monarchie radicale, ni la destruction, ni la conservation de l'Europe de

1648 et de 1815 qui nous feront franchir nos temps de tran-^ sitions, mais la Théocratie avec sa puissance religieuse et sociale.

Il ne s'agit aujourd'hui ni de détruire, ni de conserver sur les sommets de nos nations, au-dessus des États et des chefs monarchiques ou républicains de ces États, un ordre social quelconque, puisqu'il n'y en a pas : il faut donc le créer.

Or, on ne le créera pas sans puissance créatrice, et cette puissance n'est dans aucun gouvernement politique, quel qu'il soit, mais dans la Théocratie, seul gouvernement qui soit directement social.

Cette Théocratie ne se constituera pas, si elle n*émane pas de nos Nations mêmes, si elle ne consacre pas tout ce qui constitue leur vie intérieure, si, en un mot, elle n'est pas catholique orthodoxe dans toute l'acception d'Universalité, de tolérance intellectuelle, de charité morale que j'ai indiquée.

Cette Théocratie, appuyée sur lestrois Conseils européens, que ceux-ci se réunissent dans une seule ville neutre, ou, tour à tour dans toutes nos Capitales, formera au-dessus de nos nations, de nos États, de nos gouvernements, quelle que soit leur forme, un Gouvernement général purement scientifique, dont le nom caractéristique est : Synarghie.

Les conséquences de ce Gouvernement dans chaque nation seront exactement le contraire de celles qu'entraîne la Loi publique athée et antisociale de 1648, sous la pesée brutale de laquelle, asservis à la politique illusoire et irréelle, conservateurs et destructeurs, souverains, présidents, églises, états, nations, nous saignons tous, impuissants à l'abroger.

Chacun de nos États européens est bâti sur le même modèle que nous a légué la civilisation romaine : hiérarchie des

cadres civils, centralisés au sommet dans les départements ministériels de l'Intérieur, de la Justice, de l'Instruction publique et des Cultes.

Tel est l'Ëtat politique, et son organisme est bon en soi.

Ministères de la Marine marchande, du Commerce, de l'Agriculture, des Finances, des Travaux publics et des Communications : tel est TÉtat économique, et son organisme est également bon en soi.

Ministères des armées de terre et de mer et des Afiaires dites Étrangères : telle est, dans chaque État, la représentation de l'État général européen, du Gouvernement supracontinental, gouvernant despotiquement le gouvernement intérieur, toute la vie politique, toute la vie économique de la nation.

Les hommes d'État sérieux de celte Europe, sont ceux qui, sachant bien cela, s'y conforment rigoureusement, et se font l'implacable et inhumaine incarnation de cette fatalité publique, s'appuient uniquement, à l'intérieur^ sur un militarisme despotiquement exclusif de toute liberté, et écrasent la nation entière sous la nécessité d'en faire une manufacture de guerre.

Éles-vous sans voisins comme l'Angleterre et l'Amérique, ou réduits au rôle des petites puissances : vous pouvez, jusqu'à un certain point, échapper à ce Gouvernement forcé de votre propre gouvernement, à cet état de siège de votre propre État.

Vous pouvez vivre votre propre vie nationale, comme autrefois les villes neutres ou libres d'Italie, d'Allemagne ou de Flandre, vivaient leur propre vie municipale, et vaquer librement à vos affaires, avec une sécurité relative, dans laquelle, toutefois, vous ferez sagement de ne pas vous endormir, si vous avez de grands biens-fonds et mobiliers, européens ou coloniaux.

Faites-vous, au contraire, partie du Continent, et voulez*

VOUS que voire nation y garde le premier, le second, le troisième rang, et, avec son rang, qu'elle conserve ses terres et sa bourse : je vous défie d'échapper au gouvernement exclusif de votre meilleur homme de guerre et d'un ministre des affaires étrangères éprouvé et absolument soumis au premier.

Changez l'étiquette de votre État, mettez à la place d'un souverain, un soi-disant républicain, une chambre républicaine tout entière, si vous voulez, la bouche pleine de soi^ disant réformes intérieures : à mesure que ces citoyens feront leur éducation politique à vos dépens, tous les verrez, s'ils ont assez de patriotisme, se borner à conserver précieusement l'outillage des monarchies, et il suffira parmi eux d'un patriote de bon sens, pour qu'ils laissent gouverner un ministre de la guerre, ayant aux affaires étrangères un secré-* taire, qui pourrait être avec avantage, un officier d'état-major suffisamment instruit.

Ainsi, par amour de la Patrie, vos soi-disant républicains devront conduire la nation à la cour féodale du carnage, tout en l'endormant dans l'illusion d'une détente politique, d'une décentralisation administrative, d'une amélioration sociale intérieure, que les plus malins savent le mieux ne pouvoir pas accomplir, sans guerre au dehors ou révolution au dedans.

C'est ainsi que la soi-disant république fonctionnant, moins les écoles, comme une simple monarchie, continuera à maintenir dans le gouvernement, dans l'État, dans la nation, la centralisation armée avec toutes ses conséquences, la guerre et la révolution y comprises, et elle agira ainsi pratiquement, patriotiquement, car si elle ne le fait pas, elle est perdue, et la Patrie n'est pas loin de l'être.

Au lieu d'un État soi-disant républicain, mettez-en deux à côté l'un de l'autre, deux dont l'un ne soit pas, comme la Suisse, couvert par des traités généraux, c'est-à-dire par des coups de fusil et des coups de canon ; mettez deux États

dits républicains, qui aient des intérêts rivaux, continentaux et coloniaux, un bon appétit et une bonne armée permanente ; mettez une pseudo-république italienne à côté d'une pseudorépublique française, et vous verrez ce que deviendront les programmes humanitaires, l'universelle fraternité politique des peuples, les blocs enfarinés, les parades à la Plutarque, les boniments à la Brutus, les poses à la Caton, les machines électorales, les promesses anathématisant les errements des tyrans.

Et, si vous supprimez par la pensée toutes les dynastiesd'Europe, si, « rfw boyau du dernier des prêtres étranglant le der^ nier des rois » vous supposez l'Europe ornée d'autant de républiques que de nations, vous pouvez compter sur des carnages, auprès desquels les guerres puniques, celles de Gaule et de Germanie, celles du Moyen âge et des temps modernes, celles enfin du siècle dernier et de celui-ci, n'ont été que des jeux d'enfants.

Les Ëtats-Unis d'Amérique ont été possibles, comme période première de la constitution d'un peuple de même race, sur un sol colonial assez grand pour, que les Anglo-Saxons ne s'y étouffassent pas entre eux.

Ils ont cependant trouvé le moyen de s'y dévorer, en supprimant l'unique garantie de la République réelle : l'esclavage des noirs.

Mais il faut avoir la tète pleine d'archaïsme athéologique, de dogmolâtrie universitaire, pour croire, ou vouloir faire croire à de malheureux ignorants, qu'un pareil gouvernement élémentaire soit possible, en Europe, où la politique, frappée d'irréalité par la morale, n'est plus possible elle-même.

Douze ou quatorze États politiques, appartenant à cinq ou six races distinctes, celte, Scandinave, germaine, slave, grecque, finnoise, latine, que les lois animales des races poussent à s'en-

tre-dévorer, dans un espace où elles débordent les unes sur les autres, ne désarmeront jamais pour faire plaisir à une politique quelconque, ni républicaine, puisque c*est la République athée desËtats d'Europe qui les armejusques aux dents, ni monarchique, puisque ce sont les monarchies qui, faute de Gouvernement général, religieux et social, ont été forcées par la politique de régler ainsi, féodalement, leurs rapports.

Deux seuls ordres de motifs sont assez puissants, assez universels, en Europe, pour amener le désarmement partiel et l'association des États :

1"* La civilisation chrétienne, faite de science et de religion ;

2"" L'intérêt économique de toutes nos nations et de chacune, sur notre Continent et dans ses colonies.

En deux mots c'est à l'essence et à la substance même de notre Civilisation qu'il nous faut faire appel et avoir recours, parce que c'est là notre véritable Religion européenne, notre vrai lien intellectuel et social, notre salut, soit général, soit national, soit individuel.

La Synarchie EUROPÉEimB aura partout pour conséquence, dans chaque pays, la Synarchie nationale.

La violence et la ruse, ces lois féodales qui gouvernent l'Europe actuelle, cesseront de gouverner le gouvernement intérieur des nations.

Neutre, libre, sacrée, garantie contre le despotisme et la révolution, contre l'état de siège européen, contre les maux nationaux qu'il engendre, chaque capitale pratiquera, daiis chaque nation, un gouvernement purement social, ou, si Ton veut, de réassociation de .tous les intérêts publics.

Partout, dans chaque nation chrétienne, la détente se fera d'elle-même entre la conservation et la destruction politiques,

parce que partout la création de la paix sociale sera non seu* lement possible, mais la seule chose possible.

Ce sont les intérêts intellectuels, moraux et matériels du dedans qui deviendront le seul objet réel, le seul objectif pratique du gouvernement délivré des fatalités militaires et despotiques du dehors.

Au lieu de se heurter dans le dualisme de deux institutions parlementaires illusoires, ces intérêts se spécifieront, d'après leur nature même, dans trois Conseils nationaux.

Dès lors, nul antagonisme ne sera possible entre eux, car toujours l'un des trois viendra arbitrer le dualisme des deux autres, et empêcher la désunion.

Synthèse de l'esprit public de la nation, le clergé, par émulation même, en sera le porte-flambeau, et deviendra forcément le porte-parole des réformes.

Se touchant au coude dans une même chambre représentative avec tous les corps enseignants de la nation, il prendra d'eux l'esprit réel et pratique de la Science; et ils prendront de lui l'Esprit Universel et Social de la Religion.

Et comme, dans un corps constitué, il s'établit forcément une moyenne de raison commune, qui est l'esprit de corps, la Synarchie des doctrines et des enseignements s'établira peu à peu, sans acrimonie, le terrain n'étant point politique, l'Église étant ouverte au monde laïque, et parce que la grandeur pratique de Tœuvre aura d'avance relevé toutes les intelligences, et élevé ensemble les cœurs, au niveau de leur tâche sociale.

D'ailleurs, les règlements mêmes de cette Chambre devront prévenir toute discussion inutile.

Le Primat, comme le ministre de l'Instruction publique, comme le ministre de la Guerre, donnera facilement la mesure et le ton des délibérations que les intérêts mêmes de la

première Chambre, et la coDstitution synarchique des pouvoirs publics de la nation, restreindront à la pratique seule.

La seconde Chambre nationale, chargée des intérêts juridiquesy la troisième représentant les intérêts économiques, s'expliquent d'elles-mêmes, si on veut bien se reporter à ce que j'ai dit plus haut des trois Conseils européens.

Ces trois Chambres intérieures, siégeant dans la Capitale neutre, libre et sacrée de la Nation, seront inviolables comme la nation elle-même, comme TËtat et le chef de TËtat, et placées comme eux sous la sauvegarde de la Synarchie européenne.

Dès lors, de même qu'aura cessé, au-dessus des États européens, le règne de cette politique anarchiste, de cette opposition mutuelle par les armes, de même aussi la politique intérieure, l'anarchie résultant de la guerre civile des esprits, cessera dans chaque État, et sera réduite à l'équilibre réel des intérêts de tout ordre.

Dans les bases nationales, comme sur les sommets associés des États d'Europe, la seule politique possible sera celle qu'Âristote nomme la Science magistrale, et que je me permettrai d'appeler d'une manière plus précise la Science de l'État Social.

Cette Science est doublée d'un Art créateur ou organique, dont je ne veux indiquer dans ce livre que le premier moyen : la Synarchie ; et ce moyen aboutit inévitablement à cette fin : la Synei^ie sociale.

Cette Science, cet art, ce moyen, cette fin, peuvent, seuls, prévenir la ruine commune de nos églises, de nos états, de nos dynasties comme de nos nations, et conjurer l'écrouIe-

ment de notre civilisation chrétienne d'Europe dans le déluge de la barbarie révolutionnaire, dans les guerres civiles et étrangères et dans l'asservissement de notre Continent, après la perte de nos colonies.

lie Gouvernement que je propose est une création ; mais elle ne détruit rien de ce qui existe, permet de tout conserver et, en innovant quelques organes indispensables, de tout transformer, sans secousse, d'assurer un progrès incessant, en réassociant tout dans la circulation universelle de la vie civilisée.

Ce gouvernement s'appelle la Théocratie.

J'ai osé le dire, et ceux qui m'ont compris n'en seront pas effrayés.

Avant de le proposer, j'ai attendu l'heure exacte, ofi, pour la première fois, depuis Jésus-Christ, les faits historiques permettaient de le faire comprendreetde le réaliser, sur des bases réelles, en consacrant tous vos souvenirs, toutes vos réalités présentes, et en dépassant toutes vos espérances.

Si le mot Théocratie vous effraie encore, c'est que vous ne comprenez pas bien sa signification.

Relisez mes définitions des formes de gouvernement, tout ce que j'ai osé dire de l'histoire de l'Église, ainsi que de la papauté, et vous verrez que la politique seule est responsable de ce que vous imputez, à tort, à la Religion.

Demandez-vous ensuite si la Monarchie radicale ou la République pure, ayant pour garanties inévitables. Tune le meurtre, l'autre l'esclavage, sont possibles dans la Chrétienté, si le combat de la conservation et de la destruction politiques, si la guerre européenne et la révolution internationale peuvent

être arrêtées autrement que par TefFort, Tœuvreet les moyens que je vous propose.

Relisez alors mes conclusions, et consultez longtemps votre conscience intellectuelle et morale, avant de les repousser : car c'est TEsprit Social du Christianisme que j'ai interrogé à travers l'Histoire avant de vous parler ainsi.

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