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vrier ait'travaillé et poly. L'entrée en est aisée et éclaire les dedans ; la voute par son brillant repond à ses appuys. Il y a dans un coin une croute de la même matière, mais un peu brute qui saillissant fait une espèce de table comme pour servir d'autel. Aussi ces sauvages pensent que c'est une maison de prière et de conseil ou les Génies s'assemblent. C’est pourquoy tous ne prennent pas la liberté d'y entrer, mais les Jongleurs qui sont comme leurs prêtres vont en passant y consulter leurs oracles.
Ce n'est pas que j'osasse assurer qu'il y eût aux Mistassins de tins sorciers, non plus que parmi les autres Montagnez, qui sont au plus de grossiers charlatans ; du moins autant qu'à force de les étudier, j'ay pu appercevoir, c'est que par leurs prestiges imaginaires, ils voudroiïent bien se rendre respectables et redoutables. A l’aide de leurs 30 sortes de différentes jonoleries tous ces sorciers réüssissent rarement dans leurs prétentions: malheureusement il suffit qu'ils avent une fois au hasard dit vrai pour être toujours crus désormais sans se croire souvent eux-mêmes, car j'en ai vu qui passoient parmi eux pour des maîtres m'avouër bonnement que leur art n'étoit que mensonge, et qu'il étoit faux qu'ils eussent jamais vu ni diable ni Atchéne, c'est-à-dire de ces fantômes sans tête, sans mains ete., que ce n'étoit qu'afin de leurer les plus crédules que leurs ancêtres avoient autrefois débité ces fables pour se faire valloir et regarder comme des hommes privilégiez au dessus du vulgaire. D'autres m'ont assuré qu'ils avoient vu des feux extraordinaires et des monstres surnaturels, mais que depuis qu'ils avoient embrassé le christianisme, ils ne
ée et ond à de la ;, fait Aussi ère et ‘quoy is les pas-
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voyoient plus rien quoyqu'ils marchassent souvent la nuit. Un plus obstiné ayant affirmé qu'il avoit vu le mauvais esprit, on lui demanda sur le champ comment il étoit fait, s'il était noir ou blanc : tout confus, il se prit à rire et n'eut rien à répondre, Par une admirable providence de Dieu qui veut détromper les autres, ces malheureux vrais ou prétendus sorciers, dont les lourdes et impures pratiques sont toujours condamnables, après avoir persisté dans leur scandaleuse opiniâtreté, meurent d'ordinaire misérablement dans l'opération criminelle, ou en punition de leurs extravagantes médecines. Ainsi que j'en ai vu quatre ‘exemples terribles et dont j'ai eu déjà occasion d'écrire à V. R. à l'égard de ce fameux jongleur du Lac, qui tout jeune venoit de mourir pitoyablement avec sa femme plus superstitieuse encore que lui. Exemple, ‘entre autres, dont Dieu tirera sa gloire.
Mais après vous avoir donné, M. R, P. une abbrévée, peut-être même, ennuyeuse notion de ce pays semé de montagnes, de rochers, de lacs, de rivières, d'yvrognes et de jongleurs: je r.viens à l'état dans lequel je trouvai à ma première arrivée cette mission abandonnée depuis si longtems, car quoyque le P. André, dans sa vieillesse, après la mort du P. de Crespieuil, y eut fait quelques légères incursions, à peine cependant aucun sauvage avoit-il d'autre teinture de notre Ste- Religion qu'un grand désir d'en apprendre les principes. Les jeunes gens n’en avoient jamais entendu discourir. Les plus agez marmotoient quelques restes confus du Pater seulement et de l'Ave de leurs ancétres. La licence souverainement dominante entre æux, la poligamie, plus encore l’yvrognerie, en un mot
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tous les désordres qu'enfante le plus grossier libertinage étoient les idoles qu'’adoroient uniquement ces pauvres aveugles, qui justifioient leur conduite par les funestes scandales que leur avoient autrefois donnés les François passans ou employez. Sortant donc de notre cher et paisible college j'arrive ici. La joye éclata par plusieurs décharges de fusils. Ces réjouissances d’abord me furent de bon augure, mais après avoir pris possession d’une vieille chapelle toute délavré», ie premier spectucle qui parut à mes yeux fut. des sanvages yvres à l'excez, d'autres en train et qui, avec un ai: benin s'en venoient m'embrasser et me demander à se confesser, à un pareil abord qui se seroit pu cc tenir ?
Le montagnez, benin, facile, paisible, se fait aisément à ce qu'on veut, pourvu qu'on le garde ; crédule, sans réplique, il veut tout ce qu'on veut; timide, il obéit; pauvre icy, par ignorance du prix de ses riches pelleteries ailleurs, il espère qu'on l’aidera, et c’est ce que je commençai par leur faire assez entendre en Algonkin pour les gagner, ou mieux pour les attirer à J.C. Ils parurent entrer dans mes pensées, hors la boisson. Ilest surprenant que parmi tant de différentes nations: ChekStimiens, PiekSagamiens, Nék8bauïstes, ChomouchSanistes, Mistassins, TadSssaciens et Papinacheoiïs, il ne se trouva qu'un seul yvrogne qui me brutalisât. Mon unique chagrin, durant ces premiers orages étoit de ne me pouvoir pas aisément faire entendre dans cette terre étrangère. La langue purement algonkine ne me servoit presque de rien ici. Sans maison, sans secours, sans consolation, je séchois. uniquement de ne pouvoir marquer l’amertume de-
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mon cœur que par la palleur de mon front, Seulement occupé de voir un si beau champ sans être en état de l’ensemencer, je recourois au P. DeCrespieuil, j'allois plusieurs fois à l'Eglise et je demandois à ce vénérable défunct de m'accorder du ciel sa langue montagnese qui lui était désormais inutile ; mais les saints veulent qu’on se donne la peine qu'ils se sont donnée eux-mêmes pour se mettre en état de gloririfier Dieu. Le parti donc que je choisis fut de prendre pour m'instruire une bonne sauvagesse anciennement chrétienne. Cette Marie dont j'ay déjà eu occasion de parler ailleurs à V. R. et qui après avoir heureusement achevé de m'aider a finir mes livres montagnez, comme elle le souhaitoit, termina l'an passé ses Jours par une précieuse mort. En maître elle conduisoit mes études, et dès le premier mot qu’elle m’entendit prononcer : c’en est fait, dit-elle aux autres, notre Père a parlé notre langue, je ne lui parlerai plus françois ; et malgré mes instances elle garda sa parole ; et à force de le faire deviner, elle mit son écolier en état de precher à Noël le mystère sans papier.
Presque tous les sauvages s’étoient avec une édification consolante rendus ici pour assister aux divins mystères et se confesser à la messe de minuit. L’automne, ils s'écartent ordinairement fort au loin, les uns cent, 200 lieuës, les autres plus où moins pour leur chasse, et reparoissent denuez de tout, maigres à l’excez, et toujours avec cette entrée immanquable : ni-paskabagSanan, nous mourons de faim. Pour les rassasier d'un pain plus spirituel, le célébrant leur fit un petit discours d'environ 3 quarts d'heure à l'Évangile. Les dispositions dans lesquelles ils parurent sortir de la
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chapelle firent concevoir aux françois présens que Dieu, quand il veut, tire sa gloire des langues les plus muettes, Les fêtes suivantes on entreprit de les instruire des principes de la foy et de la morale à condition qu'un viellard plus instruit reprendroient le nouveau catéchiste à chaque barbarisme montagnez. Ensuite les chefs avec leurs bandes s'étant dispersez dans leurs bois, le missionnaire s'appliqua le reste de l'hyver à composer un rudiment et quelques hymnes en sa nouvelle langue. Indisposé, il se fit mener dès le petit printems à Québec où il avoit dessein de passer quelque tems, mais à peine y étoit-il arrivé et en eut-il gouté l'air que par je ne scais quel secret mouvement, il se sentit pressé de retourner à sa mission contre l'avis de tous ceux du collége, qui charitablement le pressent, mais en vain d'attendre le batiment qui dans peu devoit transporter les besoins des postes. Durant mon absence le chef principal étoit venu à ChekStimi, ayant appris que, dégoûté et désesperant de les convertir, ainsi que leur avoit fait accroire un bon sauvage, javois tourné mes vuës ailleurs, et les avois abbandonnés, il fit réponse qu'il m'iroit lui-même chercher et qu’en attendant l’on avoit qu'à m'écrire qu'il scaurait bien mettre ordre à la débauche et user de son authorité pour arrêter désormais qui oseroient s'écarter du devoir. Il y avoit quelques jours qu'il s’en étoit allé retourné joindre sa jeunesse, lorsque je reparus ; je fus consolé d'apprendre que quelques paroles qui m'étoient échappées à mon départ avoient été heureusement rapportées aux sauvages allarmez, et avoient produit une crainte salutaire qui ne pouvoit avoir qu'un bon effet. Cette nation extrêmement volage n'aime pas être
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trop ménagée, elle a besoin de tems en tems qu'on la fasse ressouvenir de sa dépendance, Naturellement craintive, pourtant elle prévient souvent par une retenuë forcée les reproches qu'elle sent qu'on lui pourroit faire. D'ailleurs comme ce seroit une honte pour eux d'être les seuls sauvagos sans missionnaire, on les retient du moins un peu en les menaçant de se retirer s'ils refusent davantage de profiter des instructions qu'on leur fait,
Au bout de quelques jours après son retour de Québec, le Père vit avec nn plaisir sensible arriver ces pauvres gens les uns chargez de leurs paquets de castor, de martes, de loups cerviers : les autres de leurs canots : les femmes chargez de leurs enfants, leurs écorces à cabaner, des ustensilles de ménage, de bois pour le feu, de branches de sapin pour leurs lits, ete. Tous les hommes rangés à leur manière se déchargèrent au lieu du campement, font 3 ou 4 salves de leurs fusils pour saluer la chapelle, et les françois qui répondent de leur côté: revêtu d’un surplis, je les recois à l'Église, leur fais une courte prière après le seni creutor montagne, puis une petite exhortation. Ensuite de quoy ils allerent se refraichir à la maison francoise, de la faire leurs cabanes, où plutôt, pour préparer V. R. à ce qui va suivre, leurs lits de mort,
Tous, à l'exception d'un jeune enfant, atteint des écrouëlles, se portoient à merveille; ce qui me promettoit de les voir assidus aux différens exercices de la mission que je leur préparois, mais bientôt je vis que le désir que j'avois eu de précipiter mon retour n'étoit rien moins que l'effet de l'humeur, car à peine le chef, qui selon la coutume de la nation se mit le premier à
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coupper et à planter les perches de la cabane, eut-il achevé avec les autres l'ouvrage, qu'il se trouva indisposé ; il ne fit qu'en sousrire d’abord et s'accuser de paresse ; à son air malade, je le pressai de se laisser tirer un peu de sang, me défiant de quelque pleurésie. Leur manière de se saigner est cruelle. Ils choisissent le plus gros vaisseau qui se rencontre sur la main, percent la chair avec une alaisne au-dessous de la veine qu'ils élèvent ensuite et font leur ponction ou plutôt l’incision avec un couteau souvent mal affilé ; rarement il sort beaucoup de sang et toujours il se fait des troncus qui en ont estropié plusieurs. Le chef ne se laissa seigner, mais à la française, que le lendemain, encore après avoir assisté à la messe, Déjà âgé, il avoit vu autrefois les missionnaires montagnez, et avoit conservé, je puis dire, avec l'horreur de toutes sortes de superstitions, un certain fond de religion qui lui avoit fait continuer toujours la pratique de prier autant qu'il sçavoit soir et matin avec sa famille; le mal redouble mais ne l'abbat point : il eut même le courage alors de poursuivre avec ardeur et de reduire deux importuns qui vouloient forcer le commis de leur donner à boire, Sa juste colère augmenta sa fièvre. Il me demanda à se confesser. Pour ne point agir imprudemment, n’entendant pas assez la langue dans les cominencemens, j'avois déjà d’ivance éprouvé chaque sauvage par une double confession générale, me remet tant à la 3e qui devoit achever de me les démasquer. Celuy-cy plus sincère et moins épais que les autres, se confessa, me charma, et assez instruit voulut être porté à la chapelle pour y faire sa première communion. Ce n'étoit gueres la coutume alors des sauvages de se met-
+ eut-il à indisiser de laisser eurésie, isissent | main, , de la tion ou | affilé ; | se fait chef ne lemain, âgé, il etavoit s sortes qui lui ‘autant le mal courage re deux ur donvre. Il \gir imdans les chaque : remet nasquer.
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tre à genoux ; ils s’asséioyent sur leurs talons ; celuycy au balustre, n'en pouvant plus, se tint dans une posture chrétienne admirable, jusqu'à ce que me tournant je lui fis signe de s’usseoir, craignant sans doute quelque foiblesse,
Durant sa maladie qui ne dura que 8 jours, on ne scauroit écrire combien par sa patience il nous édifia, presque à chaque instant il faisoit appeler le missionnaire. C'étoit au plus fort des chaleurs et de ces piquantes mouches qu'on nomme maringouins, brulots, mousticks. Lorsqu'on lui disoit qu'il auroit du rester à la cabane, au lieu de s'exposer dehors à ces insuppor-tables moucherons, il répondoit doucement qu'il n'avoit plus la force ni le courage de faire d'autre pénitence : “ Tane tché tehichikumasSian eg$, eh comment donc pourrai-je payer pour moy ?” Ce sont ses termes que je ne scaurois oublier, Le tems approchoit et retournant au cimetiere où je venois d’enterrer le petit enfant écrouellé dont j'ay déjà parlé on m'appella de la part du malade qui ne cessoit pas de se confesser, je m'apperçu qu'iln'iroit pas loin, je lui donne les stes huiles. “ Ah, mon père, dit-il au missionnaire, que Je suis heureux de mourir ainsi, quelques messes après mon decez et c'est là tout ce dont j'ay besoin, je ne dois rien à personne.” Puis durant la recommandation de l'âme en regardant avec confiance le crucitix prononçant hautement les SS. noms de Jesus, Marie, Joseph,
il expira, à ce que je crois, de la mort des prédestinez. Sentant bien ce que la religion naissante perdoit à la mort de Muratchikatik, qui veut dire le inéchunt front, c’est ainsi que s’appelloit mal ce chef, je ne fis que mouiller de mes larmes mon rituel pendant les obsè-
ques, et dans l'amertume de nos cœurs, nous ne pumes absolument chanter ni latin ni sauvage ; tous ‘rançois pleurant eux-mêmes à la vuë seule du . azolée qu'on lui avoit dressé. L'autel tendu de noir, plusieurs flambeaux allumez, sur un beau drap mortuaire le sabre et le fusil du défunct en sautoir, son habit de chef couronnant le tout, firent impression sur l'esprit de ceux qui croyoient que l’homine mouroit tout entier.
Je m'imaginois que Dieu étoit content de cette victime ; mais il en manquoit d'adultes encore 24 Afin de vous épargner, Mon R. P, l'ennuy d'un long detail, qui tout édifiant qu'il pourroit être sans figures, m'ennuyeroit moy-même, j'aurai l'honneur de vous dire en abbrégé qu'apeine durant 3 semaines un seul ‘our et une seule nuit, le missionnaire eut le tems de *connoitre, Presque toujours revetu de son su », le crucifix et les stes huiles à la main, son breviaire sous le bras, du reste sans difficulté de faire produire en montagnez les actes ordinaires. Les françois, sans soulagement,ne pensait plus alors qu’à leur propre peur. Une partie du jour au confessional, n’interrompant presque jamais ni les catéchismes à midy, ni la prière du soir pour la consolation des survivants, le père vivoit en vérité de la craintive ferveur de ses néophites, Chaque jour avoit un enterrement et plusieurs moribonds presque abandonnez, en sorte que le matin sonnant les glas de l’un, —car il falloit être bedeau comme de tous les métiers, —on m'appelloit ou pour un expirant, ou pour quelqu’autre qui souhaittoit qu'on l’aidast, à prier. L’embarras le plus effrayant étoit de voir malades des adultes qui n’étoient point encore baptisez. Entre autres un certain Nekoubaïüiste, de ces gens
pumes ‘ranuzolée lusieurs aire Île abit de l'esprit tentier.
tte vick, Afin r detail, s, In endire en ‘our et ‘con- __s, le re sous luire en is, sans re peur.
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comme 1 eXpil’'aidast.
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endurcis et de la race du fugitif Caïn, m'embarrassoit le plus. Une pleurisie en une indigestion compliquées le mettoient aux derniers abois. Je me pressois de l'instruire des principaux mystères. Lorsque, me ca chant d’un côté son indigestion, il me pressa de le saigner, je le fis, et dans l'opération je le crus expirant. Une sueur froide qui lui découloit du front me parut comme les derniers symptômes. Ne sachant plus que faire j'allai lui chercher une prise de teriaque pour le faire revenir et le baptiser ensuite. Toute sa famille sortit de la cabane ; je inaperçu qu'ils alloient le jongler. Ils obéirent aux défenses qu'on leur en fit, rentrèrent et furent témoins eux-mêmes de la prompte opération de la médecine, qui remit sur pied dès le lendemain le malade, De grand matin entrant chez lui lorsqu'ils dormoient encore, le chef de la bande se leva presque tout nu en cramt: “ Voilà qu'entre celuy qui a opéré ce que nous admirons.” Tous s'étant accroupis sans trop de vergogne comme des singes sur leur sapin prennent leurs pipes, en chargent une pour le malade guery, me remercient. Du premier compliment on prit occasion de leur faire entendre que le Maitre de la vie et de la mort étoit ce seul et grand Dieu Créateur qu'adorent toutes les nations, à l'exception d'eux. Que ce n'étoit point ni au médecin ni a ses remèdes qu'ils devoient attribuer cette guérison, mais, à celuy qui a tout fait et qui par là leur faisant voir sa puissance leur montroit que la prière ne tuoit point les hommes comme ils le prétendoient. Ces raisonnemens ne les frappèrent point assez ; jusqu'au malade tous ne firent que de steriles promesses, dont l'effet est encore à venir.
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D'un autre côté, bien plus consolant. il y avoit une famille entière de Mistassins prédestinez, et dont l’aimable candeur attiroit davantage l'attention du missionnaire, Fallut les aller chercher a une lieuë du village ; 5 ou 6 petits sauvages en chantant des cantiques me conduisirent à l'endroit. Là j'apperçu un jeune enfant d'environ onze ans qui s’en alloit mourant. Je lui inculque sans peines nos mystères, me promettant bien de l’instruire à fond s’il en rechapoit. Il repondit succintement à mes questions, n’ajoutant qu'il ne scavoit pas, mais qu'il croyoit ce que je croyois moimême, Ravi, je ne hezitai pas à l’'ondoyer. Une matrone, que j'avois baptisée avec ces deux enfans à Noël et qui mit tellement en usage cette grâce qu'elle se sacrifia et mourut généreusement au service des malades en question, accourut après nous, se chargea de m'apporter l'enfant le lendemain vif ou mort, car alors il était nuit, pleuvoit, et les chemins très difficiles. Le lendemain effectivement voyant de loin paroître sur les épaules de cette charitable chrétienne l'enfant, j'y couru, elle s’en décharge, et comme si Dieu ne lui eut prolongé les quarts d'heure que pour me remercier, le jeune enfant me regarde, sourit, lève les yeux aux ciel (je parle sans figure), expire en sorte qu'il n'eut jamais eu le tems d’être même ondoyé, si malgré les raisons qu'on m’allèga pour me retenir je ne l'étois pas allé chercher la veille, qui étoit le jour même de la fête de mon patron St Pierre. Quel agréable bouquet M. R. P. pour ajouter rien de plus!
Son aisné êgé de 19 à 20 ans, nous combla encore de plus pures délices. Je l’avois déjà vu auparavant et instruit d'autant plus volontiers qu’il paroissoit davan-
it une nt l’aiu misuë du cantiçu un urant.
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it. Il it qu'il is moine maà Noël elle se malarea de r alors
ant, jy lui eut cier, le ux ciel jamais raisons as allé fête de [ KR. P.
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