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tage affectionné à l'être. Jusque là pourtant le baptême lui avait été différé. Il tombe malade aussi, on le prépare tout de bon. Voyant qu'il n’en viendra pas, on le baptise, il est nommé Pierre Regis. Je lui apporte assitôt après le St Viatique, et durant que je lui fois faire son action de grâces il rend à Dieu son âme épurée. Oncle, tante, sœur, frère, il les avoit vu mourir chrétiens il ne lui restoit plus que sa mère, vielle veuve qui n'étoit point encore baptisée. Les traits de zèle qu'il fit paroitre pour elle nous édifierent extrêmement ; Car, s'oubliant lui-même, il n’avoit autre chose à me recommander sinon d’avoir pitié de sa mère, de la baptiser vite de peur de surprise. 20 fois du moins il renouvella ses instances et il avoit raison, car 3 jours après son baptesme elle alla probablement rejoindre ses enfans, qu'on appelloit icy la Ste Famille. L'orage finit là ; les autres malades en rappellèrent,
Certains se firent suer (sans leurs supersitions ordinaires). Ils font rougir au feu des cailloux qu'ils renferment tout brulans dans un petit cabanot d'écorce bien bouché. Alors tout nu le sueur s'y renferment, sassied sur du sapinage, et de tems en tems pour reveiller la chaleur il jette sur les pierres de l’eau froide, même en boit. De là une extrême abondance
de sueur l’inonde ; mais comme il ne respire aucun air
nouveau je croirois qu'il reboit ses sueurs et se fait plis de mal que de bien, et il n’y a point de doute que cette manière de suer avec ces cailloux ne leur des-
sèche beaucoup et ne leur brulent la poitrine, On
leur a enseigné une autre façon de prendre ce re-
mède, qui évacuant toutes les mauvaises humeurs
les laisse s'évader au dehors et ne sauroit faire
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que beaucoup de bien. C’est de faire bouillir dans une grande chaudière de petites branches d’épinettes avec quelques autres herbes aromatiques, parmi lesquelles on met de ces arbrisseaux onctueux, qu’on ne nomme icy poivriers que parceque leur fruit, dont se fait la cire verte, a etfectivement, sinon la consistance et la dureté, du moins assez la ressemblance du poivre. On prépare une cuve où l’on met d’abord une planche en travers pour servir de siège, puis en dehors on cloïe aux cercles de la cuve 4 ou 5 petites perches pliantes dont le haut bout va aboutir à un moien cercle qu'on met à la hauteur du col de celuy qu'on veut y asseoir, en sorte que sa tête passant dehors on a soin de bien couvrir le reste du corps à l’aide des perches qui ne servent qu'à soutenir les couvertures de peur qu'elles ne portent sur les épaules. Tout préparé ainsi on met d'avance la chaudière bouillante dans le fond de la cuve et sous le siège. Pour soutenir les pieds du malade on place sur la chaudière un bout de planche, crainte de la brulure. Le patient enveloppé seulement d'un linceuil se fourre doucement dans la surië avec un petit baton qui lui sert à remuer la médecine à mesure que la chaleur se ralentit. On reste dans cet état jusqu'à ce qu'on sente la sueur diminuer: puis reprenant vite une chemise chaude on s'en va ressuer dans de bonnes robbes de castor ou dans un bon lit bien bassiné à qui le peut avoir. Cette manière de provoquer les sueurs est souveraine pour les lassitudes, les rhumatismes, les enflures, les maux de côté, les inquiétudes, en un mot elle vaut plusieurs bains. Je croirois que ce sont là les puritications légales de nos sauvages. Quoy qu'il en soit plusieurs de nos mori-
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