CHAPITRE IX Les Gons. — Guot-Apens
LE 23 novembre, nous franchissons le Cavally sur un nouveau bac. Le fleuve n'a plus que 70 mètres environ et sa profondeur n'est que de deux à trois mètres ; cette diminution considérable de débit depuis notre précédent passage confirme la longueur de la boucle décrite.
Le lendemain matin, nous arrivons à un joli petit village habité par deux frères de Maa, le chef des Vayas. Ils nous reçoivent en grande tenue de cérémonie, et cette tenue est un indice encourageant : c'est une couverture rouge, dans laquelle un trou a été percé pour passer la tête et qui retombe par devant et derrière, serrée à la taille par une ceinture; voilà qui, à n'en pas douter, vient de Samory.
Un jeune garçon qui sait le Booniao sert d'interprète, nous pouvons donc causer très facilement : François traduit nos paroles aux Booniaos, qui les traduisent au jeune Vaya, qui les traduit aux autres; seulement je serais curieux de connaître notre discours quand il parvient à destination. Nous demandons des renseignements sur les tribus au delà des Vayas, et spécialement sur celle des Bolos que nous espérons être les Mboros dont on a entendu parler au Soudan; mais nos hôtes ne tiennent manifestement pas à nous instruire et nous en tirons peu de chose.
Les cases sont peintes en blanc, noir et rouge, elles n'ont
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DISCOURS DE MMA.
DESSIN DE MADAME PAULE CRAMPEL d'aPRÈS UNE PHOTOGRAPHIE).
plus de séparation intérieure ni de plafond bas comme chez les tribus précédentes: devant chacune, des pierres sont disposées en cercle : c'est là qu'on se réunit pour causer, c'est le salon^ L'arbre fétiche, qu'on trouve depuis la côte dans chaque village et qui jusqu'ici élait un certain arbre à feuillage rare, est maintenant d'une espèce touffue et ombreuse.
Le lendemain, conduits par les frères du chef, nous gagnons Bien-Hya, sa résidence, village d'une cinquantaine de cases, le seul mal disposé et mal tenu que nous ayons vu chez les Gons. On nous fait asseoir sur des nattes à l'ombre du bosquet fétiche et on nous offre des kolas et de l'eau: la population s'amasse autour de nous, mais nous ne voyons pas venir le chef. Son
1 . Celte mode existe aussi dans quelques villages Boos et Booniaos et nous la retrouverons dans certains villages soudanais près du Fouta Diallon.
MISSION nos TA LXS'DOL L ONL .
frère aîné, Mnia, se met à faire un immense discours en arpentant l'espace vide qui nous sépare de la foule; à ses côtés marchent son frère, qui l'approuve de la voix et du geste, et un crieur, lequel répèle à tue-tête chacune de ses phrases et les scande en agitant une grosse clochette indigène. Ce discours à trois prononcé en marchant et avec de grands gestes, d'une façon tantôt méditative, tantôt pathétique, est fort pittoresque, mais qu'est-ce que cela signifie et que se passe-t-il ? Nous interrogeons : on nous répond que comme Maa n'arrive pas, son frère parle pour passer le temps et faire prendre patience.
Pour le coup nous la perdons : il y a plus de deux heures que nous sommes là, on se moque de nous. Nous réclamons des cases de suite, et on se décide à nous en donner. Nous avons aussi besoin de vivres, mais avant l'arrivée de Maa, personne ne veut rien nous vendre. Décidément, ce n'est pas commode de ne pouvoir se faire comprendre que par le canal de trois interprèles : nous n'obtenons déjà plus rien, que sera-ce quand les Booniaos seront partis?
Le soir et le lendemain, des hommes de plus en plus nombreux arrivent dans le village, armés de fusils, de javelots ; ils se tiennent sans cesse massés autour de nous, au nombre de trois à quatre cents.
Ce n'est qu'à midi, et sur notre menace de partir immédiatement, que Maa se décide à apparaître ; il se tenait jusque-là caché dans un village voisin. Lui aussi est vêtu d'une couverture, mais bien plus belle que celle de ses frères : c'est une imitation de peau de tigre. Plusieurs des seigneurs qui l'entourent ont des blouses, en étoffes soit européennes soit originaires du bas Soudan et évidemment prises à Samory.
Ce simple trait indique un changement de race : jusqu'ici ceux qui avaient une pièce d'étoffe la portaient enroulée autour de la taille et retombant sur les jambes, maintenant ils s'en font une tunique en passant la tête au travers ; les Kroumen ont le torse nu, et les Gons les jambes — je ne parle que des richards, les pauvres diables sont vêtus partout de la même manière :
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rion sur les jaiiilx^s ni sur le lopse. — l'iusicui's hoiniiies ont, }j,rav('s sur la poilriur, des dossiiis c()Uij)li(ju<'s représentant vag"ueineul (l(>s Heurs, laloua^c nouveau ; Ijeaucoup ont I/i t<'-to rascSo, modo soiulauaiso.
Nous u'aperecvons aucun ('ai)lif banihara : il y en a ce])cndant cerlainoment, puistiuc nous on avons vu j)lus près de la côle, mais sans doute on les a cachés pour que nous ne ti^juvions pas en eux des interprètes et des guides. C'est là un fâcheux indice.
Maa a lui aussi un crieur, et chaque fois qu'il a fait une phrase et qu'elle a été hurlée par ce héraut avec accompagnement de clochettes, son jeune frère se lève, se tourne sucessivement vers chaque fraction de l'assemblée, et crie : « Sacabonbon » ; à quoi l'assistance répond par un vigoureux « Ao »' Ce cérémonial comique témoigne d'un prestige beaucoup plus grand chez les chefs.
On paraît savoir qu'il y a des blancs au Nord, mais si vaguement I Naturellement on ne connaît aucune route dans cette direction. Quand nous demandons qu'on nous mène chez les Bolos, tout le monde prend l'air embarrassé ; on se concerte longuement, puis on nous questionne : connaissons-nous le chef des Bolos ? pourquoi voulons-nous aller chez eux? pourquoi pas plutôt chez les Déos, peuplade que nous croyons établie au Nord-Ouest? Il semble qu'on ait envie de nous détourner de notre chemin et de nous égarer : il faut éviter le piège. Nous prouvons, en citant des noms déjà appris de villages et de chefs Bolos, que nous sommes ferrés sur le pays, et les Vayas cèdent : ils nous conduiront où nous voulons.
Le chef nous offre un panier de riz, mais nous n'arrivons pas à en acheter d'autre : on assure qu'il y en a très peu et que la principale culture est le manioc. Voilà qui va être fort gênant, car le manioc est bien plus lourd et plus encombrant à porter.
Maa demande à voir nos soldats : ils exécutent quelques manœuvres et des feux sans cartouches pour montrer la rapidité de
i. Formule approbative commuQe avec les Kroumeii, quoique la langue soit absolument dilTércnle.
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leur tir. Il est difficile de savoir l'effet produit : sitôt nos rangs rompus, tous les guerriers, serrés à s'écraser les uns contre les autres, les fusils élevés au-dessus des têtes, font en chantant des chants de guerre le tour du village à plusieurs reprises. Veulent-ils aussi nous montrer leurs talents militaires, ou bien est-ce une bravade? Ces gens ont un air singulier : ils paraissent consentira tout ce que nous désirons, mais il y a comme de l'ironie dans leur condescendance.
Le lendemain, 27 novembre, on nous fournit un guide ainsi que des porteurs, huit de nos hommes portant M. Fabre très malade à la place de François qui va beaucoup mieux et essaye de marcher.
Tout étant réglé, les Booniaos prennent congé de nous. Avec eux disparaissent les derniers représentants de la race des Kroumen à laquelle appartient François et avec laquelle, de tribu en tribu, nous nous sommes familiarisés. Nous voici maintenant livrés à cette race inconnue des Gons, à l'amitié desquels nous n'avons aucun titre, dont nous n'avons aucun moyen de nous faire comprendre, et qui s'est déjà opposée par la force et avec succès au passage des missions venues du Soudan.
Beaucoup d'hommes nous escortent. Nous rencontrons une série de villages ; à l'entrée de chacun notre guide nous arrête et va parler aux habitants, sous prétexte de les rassurer, puis tous se joignent à notre cortège qui grossit sans cesse. Nous avons beaucoup de peine à empêcher notre file d'être coupée, à chaque instant il faut faire une halte pour rétablir l'ordre. 11 va sans dire que tous les Vayas sont armés.
Nous avons déjà traversé cinq villages lorsque notre guide nous fait arrêter : nous allons entrer chez les Bolos, et il faut qu'il aille prévenir le chef de notre arrivée. Le temps s'écoule ; au bout d'une demi-heure, les huit porteurs auxiliaires réclament leur payement : ils ne peuvent pénétrer chez les Bolos qui sont leurs ennemis. Quelle est cette nouveauté, et comment alors notre guide a-t-il pu s'y rendre ? On nous répond qu'il n'y est nullement allé et qu'il s'est sauvé.
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do l'oprondi'o Im m.-ii-clio dosiiilo. AiissiloL ccsL une l)()iisciil;id(i p,(^n('rnl(»-, los auxiliaires sojoticiild.'ins 1(; l'ourrci cii poussant du grands cris, los guerriers s'abriLcnl derrière los arbres ot ont l'air prôts à lirei*. ('opondant quobpK^s hommes restent plus calmes, ils vont do i^roupe en groupe, et voici les porteurs (jiii reviennent prendre leurs charges, les guerriers qui rentrent paisiblement suile chemin, cl nous nous remettons en marcdie comme s'il ne s'était rien passé. Voilà un conflit bien subitement apaisé I
Nous traversons bientôt un village plein d'hommes armés ; certainement nous ne sommes pas chez les Bolos, car nous reconnaissons plusieurs notables vus la veille à J>ien-Hya. On nous a donc menti. Quand nous sommes de l'autre côté, il faut encore nous arrêter : la fouie nous entoure et les porteurs réclament de nouveau leur payement. Nous refusons, puis qu'ils doivent venir jusque chez les Bolos, et nous voulons reprendre la marche : les porteurs disparaissent. Tous les Vayas vocifèrent
et font mine de nous barrer la roule.
La situation se gâte, lorsque quatre notables s'avancent et s'assoient en face de nous pour palabrer : une discussion très longue s'engage sur le cas des porteurs. Tout à coup le Vaya parlant booniao qui toute la journée a servi d'interprète se lève et court au village en faisant signe qu'il va revenir. Nous constatons alors avec étonnenient que toute la foule a disparu : seuls, les quatre notables qui occupaient notre attention sont devant nous. A leur tour, voilà qu'ils se lèvent et, sans prendre congé, se dirigent vers le village, en tournant de temps en temps la tête avec inquiétude pour voir ce que nous faisons.
Nous restons seuls, fort surpris. Les Vayas se sont-ils retirés pour palabrer entre eux, ou bien cet abandon est-il définitif? Dans ce cas, c'est l'annonce d'hostilités, très probablement de leur part, et certainement de la part des Bolos qui, non prévenus de notre arrivée, nous recevront à coups de fusils.
Personne ne revient. Nous entendons sur nos flancs des clameurs qui indiquent que des bandes d'indigènes nous dépassent
MISSION nos TA I.\S-D' OLL 0\E.
sous bois : vont-ils se poster sur noire route? Nous n'avons déjà que trop attendu : on marche! Fabre, quoique toujours malade, quitte son hamac, et ses porteurs prennent les charges abandonnées. Je marche en tête avec douze tirailleurs, Hostains reste à l'arrière-garde avec les huit autres ; Fabre, avec les deux miliciens, se tient au milieu des porteurs armés *.
Dix minutes plus tard une détonation de fusil à pierre retentit en arrière, puis la sonnerie de Halte ^.
Je mo porte en queue, sans appréhension, puisque personne de chez nous n'a tiré. Je trouve Hostains en train de relever trois de nos hommes baignant dans leur sang : ce seul coup de fusil parti du fourré a jeté à terre, tous trois blessés aux jambes, le caporal, le clairon Samba Diallo et le boy d'Hostains atteint de deux projectiles : c'estmiracle qu'Hoslains qui marchait entre eux n'ait pas été touché.
Immédiatement, protégés par un rideau de tireurs, nous faisons confectionner deux brancards pour le caporal et le boy; le brave Samba Diallo, qui déjà a eu la présence d'esprit de sonner halte après sa blessure, ne veut pas se laisser porter et, après s'être lui-même bandé avec son paquet de pansement, reprend sa place en boitant fortement. H faut détruire ou répartir plusieurs charges pour rendre libres des porteurs.
Pendant que ces opérations s'effectuent, les Vayas nous attaquent de tous les côtés. Mais nous sommes sur nos gardes, et l'avantage ne reste pas aux assaillants : une fois leurs fusils à pierre déchargés, ils se trouvent désarmés devant notre tir rapide ; ils n'ont pas assez de discipline pour se ruer tous sur nous avec ensemble et nous submerger sous leur nombre ; nos balles, qui traversent les arbres derrière lesquels ils s'abritent, les épouvantent, nous les chargeons, et ils s'enfuient.
Plusieurs fusils restent à terre, d'abondantes taches de sang
1, Ces deux miliciens avaient été ramenés de la Côte par Hostains, quand il s'y était rendu en mai.
2. Je faisais toujours marcher le clairon en queue pour signaler les incidents, utile précaution empruntée au commandant Toutée ,
OOllvi'cnl 1(^ sol, iii;iis nous ir.'ivoiis J)Ms le loisir de cIici'^IiM' dans le. l'oiii'rr. ceux «jni y soul lomhf's, et, s;iiiriiii hoiniiH'- lii<' raidci par lloslaiiisà hoiil poi'l.nil, nous ne connaissons pas Icîiirs p(M'tcs. Pour lions, lions n'en avons aucune. \'oilà qui est jiliis rassura ni : si le i)()ur ccnl ohlcnii |):ir les indig'è.ncs à leur premier coup do feu s'étail inainliMiu, nous no serions pas allc's loin.
Nous profilons do, nolro succès poiii' reprendre rapidement la marche. A (piolquo cent mètres, nous trouvons des abattis (!errièro lesquels certainement les in(li{.,^ènes s'étaient (embusqués pour nous attendre ; ils les ont quitt('s en nous voyant arrêtés pour relover nos blessés. Sans doute, si nous étions venus donner à rimproviste dans cette embuscade, nous aurions flifficilement échappé au feu bien ajusté de tireurs à l'abri : c'est ce premier coup de fusil, si terrible, qui nous a sauvés.
Vingt minutes plus tard, nouvelle barricade occupée celle fois. Quelques salves en chassent les défenseurs; pendant que nous les poursuivons dans une plantation de manioc, le convoi est assailli en flanc, Abdul-Salam est blessé au bras; mais Fabre résiste vaillamment avec les porteurs et repousse l'attaque.
Le chant du coq révèle un village barrant le sentier devant nous. Faut-ill'attaquer? Il est cinq heures et demie du soir, une fois le village pris — et peut-être est-il fortement occupé — nous n'aurons pas le temps de nous en éloigner avant la nuit, tout le pays saura où nous sommes, et les indigènes pourront nous cerner. Voilà précisément ce qu'il faut éviter : abandonnant le chemin, nous traversons rapidement la plantation dont les arbustes nous dissimulent, nous ouvrons à coups de machettes une percée dans le fourré et, à quelque distance, nous établissons notre camp. Ainsi cachés, nous aurons peut-être une nuit tranquille.
Elle nous sera bien nécessaire : tout le monde est harassé, nous marchons depuis huit heures du matin sans avoir mangé, et cette dernière heure de combat a été rude. Et au lieu de nous reposer, nous allons passerune nuit sans feu, presque sans eau et sans nourriture, occupés à détruire tout ce qui ne nous est pas indispensable, afin d'alléger nos porteurs et de les rendre dispo-
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nibles pour porter de nouveaux blessés. Les fusils de traite sont brisés, la poudre et les étofTes brûlées, les perles dispersées dans la brousse. Nos porteurs voient avec désespoir détruire ces trésors qui seraient pour eux des fortunes, et ils essayent d'en sauver quelques débris, mais nous sommes sans pitié : à peine pourrons-nous emporter le strict nécessaire, et nous faisons même jeter à nos hommes leurs vêtements en loques pour leur faire porter un plus grand poids de cartouches. Nous ne gardons que les munitions, la pharmacie, nos papiers et nos photographies.
Le camp est fortifié comme de coutume avec des fils de fer et des abattis ; le sentier d'accès est barré d'une liane portant une clochette : si celle-ci tinte, une sentinelle placée derrière n'a qu'à lâcher son coup de fusil pour tuer l'arrivant. Le feu nécessaire pour cuire le repas est caché entre les immenses contreforts d'un arbre géant ; malgré le froid, on l'éteint sitôt que possible, pour ne pas révéler notre emplacement. Nous pensions avoir de l'eau à proximité, ayant remarqué certains arbres qui ne poussent qu'auprès des ruisseaux, mais hélas! ce n'est qu'une mare presque vide, d'où on retire quelque chose d'innommable, plus solide que liquide, noir et fétide. C'est tout ce que nous avons pour faire cuire le riz et pour boire, et la soif, suprême ironie dans un pays constamment inondé, vient ajouter à l'agrément de notre situation !
Elle n'est pas brillante, vraiment! Quand vers minuit, notre besogne achevée, nous nous étendons pour prendre un peu de repos, nous avons enfinleloisir d'y songer. Nous avons échappé à la destruction aujourd'hui, mais demain? Nous voici soixante hommes, dont quarante-cinq armés et vingt seulement libres pour le combat, sans guide, sans interprète, sans vivres, en pays complètement inconnu, au milieu de populations hostiles dont la force n'est pas douteuse, puisqu'elles ont repoussé toutes les autres missions : le lieutenant Blondiaux a estimé ses assaillants à plusieurs milliers, et cependant il était sur la lisière de la forêt et ses ennemis n'avaient eu qu'un jour pour se réunir.
s/rr A l'io V c /!//'/ or /:.
(lommc-nl nous dirif^ci? coiiiiuciil iii;iii|4(>r ? coininciil j)<»i'l(r iids l)lcss('s? comiiicnl (Milin csix'rci* \ .liiicrc-? Nous avons (l<'jà '|iiatPO blossL^s : (Micorci dix de c(^s surcùs à Ja l'yrrlius, cl loiil sera fini.
Kl, cominci jo m'endors, nio rovicnm iil en ni('moirc qnclqnos phrases du coinniandanl TonU-c, alla(|U(' lui aussi dans des conditions o.Klrrinomont ix'rilhnisos ' : (( Ccsl, le i)r()|)rc de roffirier do n'exciter jamais l'intdrôt dramatique. Il va oii on lui dit d'aller, il l'ait ce qu'il a l'ordre do faire; chez lui i)oint d'hésitalion, de combat intérieur, partant, rien de ce qui fait le drame. » Tudieu ! mon Commandant, ({uc voilà du drame bien psychologique! Et le mélodrame, s'il vous plaît? Il me semble que nous y sommes en plein, et j'avoue que le dénoTimcnt me paraîtrait intéressant à connaître.
1, Dahomé, Niger, Touareg. Je ne cile pas le texte exact, mais liien ce ([ui me revenait à Tesprit.