‹ Mission Hostains-D'Ollone, 1898-1900Chapitre 41 sur 52 · PHOTOGRAPHIE DU LIEUTENA.NT BACOT · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE DU LIEUTENA.NT BACOT

été détruite. De Sanankoro et de Bissandougou, les deux villes principales, il ne reste rien ; l'enceinte de Sanankoro, encore debout par places, avait huit kilomètres de tour. De nombreux fils de Samory, environ quatre-vingts sur deux cent cinquante qu'on lui attribue, ont été autorisés à s'y installer, et ils vivent là, très soumis et dociles, sur les décombres de la capitale de leur père.

Les espaces autrefois défrichés pour être livrés à la culture sont maintenant recouverts de hautes herbes très envahissantes, qu'on trouve même partout sous bois entre les arbres. A la saison sèche, les indigènes, les chasseurs surtout, y mettent le feu et elles flambent comme de la paille. Les flammes propagées par le vent s'étendent souvent, tout en avançant, sur plusieurs kilomètres de largeur ; la nuit, c'est un spectacle saisissant de voir ce gigantesque serpent de feu glissant au milieu d'un fracas pareil à celui d'une fusillade, s'enroulant autour des collines^

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disparaissant dans les fonds et reparaissant éblouissant sur les crêtes. Le feu ne s'arrête que devant une vallée humide, ou un

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