BASSINS DU GRAND-LAC ET DU GOLFE DE SIAM
DF. VATANA A CHANTABOl \ 24b kilomètres dont 215 de levé nouveau.
De Srakéo, rentrant dans le bassin du Grand-Lac, j'allai à Vatana, également sur la voie télégraphique, pour gagner Cbantaboun par un itinéraire parallèle à celui que je venais de suivre, laissant, entre eux deux, la légère ligne de partage des eaux du fleuve de Pétriou el de la rivière de Mongkol Bore) .
Dans une immense forêt sablonneuse, clairsemée d'arbres d'abord, dans une immense plaine d'herbes ensuite, dans les montagnes en dernier lieu, un sentier passe tous les ruisseaux affluents de droite du Stung de Sysophôn, puis les sources des affluents de gauche du Stung de Mongkol-
152 MISSION PAME
Borey, il traverse ensuite celle rivière, la longe jusqu'au pied des monts Krevanh où il s'engage et, après avoir passé ses sources, rentre dans le bassin de la rivière <le Ghantaboun longeant ce cours d'eau jusqu'à la ville.
A Tvca Ompil, à l'entrée dans les montagnes, le sentier rencontre le chemin <|iii de Baltambang conduit aux mines de saphirs de Pailinh, et à Chantaboun.
Les villages sonl rares dans le Irajel : ceux rencontrés jusqu'à la petite rivière Nam-Say, sonl habités par des Laotiens transportés; au delà la population est cambodgienne sauf dans le bassin de la rivière de Ghantaboun où on retrouve des Tchiongs puis des Siamois.
A Nam-Say les habitants recueillent un peu d'or dans le sable de la rivière. A Paylinh, sur les premiers contreforts des Krevanh, des mines de saphirs étaient, à mon passage, exploitées par de nombreux travailleurs Birmans. A Nam-Ronn, un peu avant le passage du col de Sala Enlah qui ramène dans le bassin du golfe, se trouve une source thermale abondante : en creusant le sol dans ses alentours on en fait jaillir leau chaude.
Dans les monts Krevanh on se trouve en pleine région du cardamome, la végétation y est féerique. Sitôt qu'ils sont franchis, commence la plaine de rizières de Ghantaboun.
'A. — insSIN 1)1 GOLFE DE SIAM '
DE CHATS" TABOUÏS A KRATT ET A KOMPONG-SOM
317 kilomètres de levé nouveau.
De Chantaboun, j'avais d'abord eu l'intention de gagner Baltambang. mais la partie de cette route que je venais de visiter était la plus intéressante et j'appris, quand je me l'enseignai que le reste, jusqu'à Baltambang, était compris clans l'immense plaine d'herbes noyée par le
i. PI. Vit, XI, \ll.