ITINÉRAIRES DANS LE BASSIN DU FLEUVE POSTÉRIEUR
DE BENGHI A TAKÉO ET DE TAKEO A VAT PONLU ET PNOM-PENH
133 kilomètres de levé nouveau.
Dans lo pays de Trang, au Sud de Pnom-Penh, des chefs rebelles s'étaient retranchés dans une foret près de Takéo, et tenaient en échec le petit poste militaire établi dans ce centre, principal marché de la région.
L'envoi d une mission de pacification y ayant été décidé, le second roi du Cambodge chargé de la négociation, se rendit à Takèo escorté par une compagnie d'infanterie de marine; M. Klobukowski, chef du cabinet du gouverneur de la Cochinchine, que j'accompagnai, vint l'y rejoindre. La mission n'obtint pas le résultat cherché et rentra à Pnom-Penh, ayant parcouru l'itinéraire ci-après.
J'ai déjà parlé, lors de mon voyage de 1880, des communications fluviales de l'intérieur de cette partie du pays avec le fleuve postérieur. Dans la présente marche, nous gagnâmes Takèo en descendant précisément ce fleuve jusqu'au confluent de la rivière de Benghi, limite entre le Cambodge et la Cochinchine. et en remontant les petits cours d'eau qui donnent de la valeur à la région.
Les pluies n'avaient pas encore grossi les eaux, et la marée était indispensable pour la navigation en chaloupe à vapeur d'abord, en barque ensuite, même, nous dûmes abandonner, faute d'eau, ce dernier mode de transport à partir de Kompong-Youl sur le Stung Slakou et achever la course en éléphant.
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Los rives 1res habitées, laissaient voir le plus souvent en arrière d'elles de grandes plaines d'herbes, incultes, soumises à L'inondation, les rizières ne commençant que sur les terres plus élevées. La majorité de la population était cambodgienne mais beaucoup de Chinois et d'Annamites s'y mêlaient.
Quoique les agglomérations fussent nombreuses, Takèo à L'extrémité d'un affluent du Stung Slakou, avait seul de l'importance, aussi on avait jugé utile d'y installer un petit poste militaire, mais, malgré sa protection, les menaces des rebelles avaient fait abandonner le village par ses habitants.
Fis. 8','. — L'n coin de rue ù l'nom-lViili en 1885.
Après 1 échec des négociations, un itinéraire pour ramener la mission à Pnom-Penh nous fit parcourir, dans le but d \ maintenir loul au moins le calme, la légion entre Takèo cl un point à I Ouest nommé Vat-Ponlu.
Suivant d'abord un chemin parallèle à la \oie télégraphique de lvainpol.se dirigeant ensuite à L'Ouest puisai Est, il nous fil voir, succès
[80 MISSION l'VVIE
sivement, les terres des deux rives du prec Thnot, montrant partout un pays très habité et bien cultivé comptant une vingtaine de villages. La population toutç cambodgienne, un peu rassurée par notre passage, préparait les cultures annuelles.