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rizières), dont le nom suffit à dire qu'il est vaste, habité, et propre aux cultures qui ne constituent cependant pas sa plus grande richesse, car la population, depuis que le teck s'exporte, néglige les terres pour se livrera l'exploitation de ce bois de valeur.
Dans le trajet de Bangkok à Xieng-Maï, accompli en un mois et demi et qui, en sens inverse, se l'ait en douze ou quinze jours, j'avais compté 26 'i radeaux de teck ayant au total 3 \ 500 pièces de bois, et rencontré 3 \ î barques chargées chacune de 2 à 6 tonnes de marchandises ou de produits.
A partir de Xieng-Maï, je devais continuer ma roule par terre, en
SIAM ET LAOS OCCIDENTAL 205
éléphant. Pour la location de ces animaux j élais à la discrétion des autorités : elles me retinrent deux mois ! La raison de ce retard, qui me revint dans la suite, était qu'un fonctionnaire siamois envoyé pour me recevoir à Luang-Prabang se trouvait encore à Xieng-Maï, et qu'il fallait. en me retenant, lui donner le temps d'arriver à son poste puis de venir au-devant de moi.
En entrant sur le plateau, j avais recueilli deux anciennes inscriptions thaïes dans l'antique enceinte de Haripoun-Saï, aujourd'hui Lampoung : j'en relevai quatorze autres à Xieng-Maï et sur les montagnes voisines. Je pus aussi m'y procurer un manuscrit sur l'histoire du Laos occidental (Histoire de Nang Kiam Maha Tévi), dont je fis la traduction, aidé de mes Cambodgiens Ngin et Som '.
DE XIENG-MAÏ A XIENG-HAI
23b kilomètres.
Trente-cinq éléphants, loués dans le pays, me furent fournis en deux groupes pour mon convoi vers Xieng-Haï : les quinze premiers, sous la conduite de Ngin, partirent d'abord : je me mis en route avec les autres dix jours après, le 1 1 janvier 1887.
Le voyage comportait encore, onze journées en éléphant pour gagner \ieng-Ilai. trois jours en pirogue sur le INam-Kok, et, la descente du Mékhong depuis \ieng-Sen jusqu'à Luang-Prabang.
La marche par terre, répartie en trois jours sur le plateau à travers les rizières, et huit dans les montagnes formant la séparation des bassins du Ménam et du Mékhong. et dont la plus haute altitude atteinte en chemin est de 810 mètres, s'effectua sans difficultés.
Pendant la dernière partie du parcours, accomplie dans les ravins du Mé-lao. affluent du Nam-Kok, je constatai l'existence de sources sulfu-