DE NAN A PA KP;NE
200 kilomètres de levé nouveau.
Dans ce trajet de dix jours, le chemin suit d'abord la rive droite du Ménam-Nan. il passe sur sa rive gauche le troisième jour et ne la quitte
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plus. Le huitième jour, la ligne de partage des eaux (450 mètres) csl franchie. Le voyage s'achève dans la vallée du Nam-Ngin, affluent du Mékhong, navigable aux hautes eaux.
Dans L'un et l'autre bassin, le terrain très accidenté est coupé de cours d'eau, 1res abondants en toute saison, qui arrosent des petits plateaux où la population csl établie nombreuse cultivant des rizières. Les plus importantes de ces agglomérations sont : Siphom, Nhenh, Penh, Lé, Pahn et Cautsawadi. La route est plus facile à parcourir que celle de Fang à Nan. Elle est jalonnée de poteaux indicateurs de la dislance.
Les kbas Moucks ont plusieurs hameaux sur ses abords. Des Lues, venus du pays de Muong Pou Ivba. sur la rive gauche du fleuve, dans un temps de trouble. 70 ans avant, reçurent bon accueil du roi et peuplent de gros endroits.
L'élevage des bœuîs constitue une des principales ressources du pays. On fabrique de la chaux et du sucre de canne dans le canton de Nhenh, on va recueillir du salpêtre dans les grottes du mont Patoup et on extrait du sel de plusieurs puits à Ban-Bâ au-dessus des sources du Ménam-Nan.
Le village de Pa K.ène n'est habité que par quelques familles Kbas et Lues, il doit d existera ce qu'il est l'extrémité de la route la plus directe de \an vers le Mékhong. Les caravanes du Yunnan s'engagent souvent par cette voie, aussi à la nouvelle des événements de Luang-Prabang, le roi de \an y avait envoyé trente hommes pour assurer la sécurité.