TONKIIS ET LAOS ORIENTAL
delta : il me demande mon concours pendant ma présence au Tonkin et mon voyage de retour au Laos pour l'aider à mener à bien l'œuvre de pacification dont il a la charge.
Sur notre désir commun, le Gouverneur général, alors à Saigon, prie le Ministre de la marine et des colonies de demander ma mise provisoire à sa disposition, au département des affaires étrangères qui l'accorde
Ayant à cœur de mettre de suite le général en mesure de tirer parti de la connaissance du pays que j'ai acquise, je me consacre dès mon arrivée à rétablissement d'un travail qui, en même temps qu'une étude politique, est un programme de pacification et d'établissement progressif, sans effort militaire et sans frais onéreux de notre autorité sur les pays au sud de la Rivière Noire ' .
Le général reçoit avec faveur mes propositions et fait aussitôt prendre toutes les mesures pour leur exécution.
Trois des délégués chinois, venus avec moi, sont mis en route pour aller prévenir les bandes que bon accueil a été fait à leur démarche et que sous peu je remonterai la Rivière Noire avec le commandant Pennequin, choisi comme résident de la région, pour recevoir leur soumission définitive et en régler les conditions sur place.
MM. Cupet et Nicolon sont maintenus à la mission et deux nouveaux officiers, MM. Massie. pharmacien-major de la guérie, et Messier de Saint-James, lieutenant d'infanterie de manne. \ sont attachés.
Le Directeur des « correspondances fluviales du Tonkin ». afin de profiter du voyage que nous allons entreprendre, m offre, pour faire faire une étude hydrographique de la Rivière Noire, de me faire accompagner par son capitaine d'armement. M. Lerède. Il commandera la petite chaloupe « le Leigue ». mise à ma disposition par le Protectorat pour tenter une première expérience de navigation à vapeur sur ce cours d'eau.
In publiciste, M. iNicolle et deux colons. M\l. Vacle et Garanger, désireux de devenir mes collaborateurs sur les bords du Mékhong, sont également attachés à la mission.