‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895 (volume 2)Chapitre 64 sur 87 · oir le volume tv · texte numérisé non relu

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Enfin di\ Cambodgiens, pouvant servir d'interprètes, \ iennent grossir notre petite troupe qui se met en marche le 28 juillet.

1)1. HANOI A TAK-KOA ET LA1-CHAU

Le général Bégin tenant à assister au passage, par notre vapeur, du harrage réputé infranchissable qui, à Choho, obstrue la Rivière Noire, nous accompagne avec son étal-major et un lieutenant de vaisseau, M. Gadiou, délégué par le commandant de la marine. \près le succès avec lequel celle tentative s'accomplit et est plusieurs fois répétée, tous, avant de retourner à Hanoï, parcourent à bord du a Leigue » les premiers i0 kilomètres au delà du grand obstacle.

La mission, pour gagner Luang-Prabang, doit remonter la Rivière Noire jusqu'à Laï : là, elle prendra, pour cinq jours, la voie de (erre et à Theng s'embarquera sur des pirogues qui la mèneronl à destination.

Mais avant d'aller vers le Laos, la pacification du pays devra être conduite à bonne fin. Il \ aura à régler la soumission des Pavillons Noirs avec qui toute hostilité a cessé depuis l'entente préalable en mai. à obtenir celle. 1res désirée, du pays de Laï-Chau, toujours en armes, el à établir définitivement notre administration sur l'ensemble du pays jusqu'aux limites du Laos.

En six voyages, le « Leigue », qui n'a cependant qu'une vitesse de 5 à (i nœuds, transporte, sans accident, la mission et ses bagages de Chobo à Van- Yen, malgré la rapidité du courant à celle époque de pleine saison des pluies.

G'esl alors que le commandant Pennequin arrive nous rejoindre.

En choisissant le commandant Pennequin pour organiser la région des Sip-Song-Chaus-thaïs et en me l'adjoignant pendant que je la parcourerai pour sa pacification, le général Bégin savait que l'homme en qui il niellait sa confiance était un officier d'un mérite particulier, qui avait donné de remarquables exemples d'initiative et d'habileté profes-

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