I. \ OS ORIENT VF, ET \ \ \ V M
DE Wl'i: V II \ TU M 15 kilomètres de levé nouveau
Le 27 mars, \!. Vacle el mai continuons notre voyage vers Vinh. Le Pra "N < > I el tous les chefs du pays se joignent an capitaine de Grasse clan lieutenant Rivière pour nous conduire au bord du Vam-Pao, dont nous devons suivre le cours quelque temps. Le Louang Satra pari avec nous vers le faîte de la chaîne de partage «les eaux du Mékhong el du golfe du Tonkin, il veut, du haut de la montagne, contempler la mer si proche avant de revenir sur ses pas. et voir, deboul encore, «'elle borne qui dans sa pensée avait dû marquer la frontière du Siam.
Binh-Th
En éléphant, l'ascension de la chaîne demande la journée entière. La balte pour la nuit se fait au col de Trang-Meua, donl l'altitude est de I 100 mètres et où avait été placée la borne siamoise. Sept hem*esde marche nous
descendent le lendemain à I la Irai'. I >es barques nous \ attendent : elles m m s
arrêteni à Liukain, le poste du beutenanl Carré, el nous conduisenl le
Lendemain à Binh-Thui, qu'une belle route de six kilomètres relie à \ inh.
La course effectuée à travers la partie la plus étroite du terrain entre
le Mékhong el la mer. nous avail montré deux cours d'eau facilement
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navigables qui réduisenl à cinq jours de marche la distance à franchir par terre, el un chemin dans un pays accidenté, sillonné de cours d'eau, dont la population esl douce el accueillante, fréquenté depuis les temps immémoriaux par les caravanes d'éléphants pour les transports entre Hatraï et Ivcng-Ivicc. Ce trajet nous avait paru singulièrement préférable pour les approvisionnements de la vallée centrale du Mékhong à la voie Bangkok-Korat-Nongkay, presque exclusivement suivie cependant et (pu n'exige pas moins de 30 à iO jours en char ou d'éléphant.
\n moment où nous accostons à la rive à Binh Thui, nous apercevons un groupe à cheval venant à noire rencontre: M. Lemire, le résident de Vin h, et ses deux gracieuses jeunes filles, onl voulu les premiers nous souhaiter la bienvenue à l'arrivée en terre française, el m'annoncer ma promotion d'officier de la Légion d'honneur. Leur démarche nous touche profondément el nous est agréable au possible : c'est un bonheur très grand pour M . Vacle et moi, de prendre clans l'excellente famille de ce bon fonctionnaire el de ce vieil ami. quelques jours de repos en attendant le vapeur qui nous mènera à Hanoï.
Fig. 134. — Pont entre liinh-Thui et Vinh
M. CU PET 13 janvier au 7 avril 1880
Le 7 avril, le capitaine Cupet arriva à Vinh que je venais de quitter. 11 me rejoignit le 16 à Hanoï. Il avait accompli son voyage ainsi que nous l'avions prévu au départ, el revenait en bonne santé.
En route, comme on l'a vu depuis le 13 janvier, il s'était attaché à reconnaître les parties navigables des cours d'eau qui rendent plus faciles les communications entre les deux versants de la chaîne de partage du Mékhongel du golfe, en réduisanl au minimum la durée des transports par terre qui, sur Ce terrain montagneux, doivenl la plupart du temps cire faits à dos d'homme.
DE LUANG-PRABANG \ CAY-CANH
630 kilomètres de levé nouveau par voie île terre.
Dans ces conditions. M. Cupet avait péniblement remonté le Nain- Khane douze joins jusqu'à la rencontre du \ain-khao. qu'il avait également parcouru pendant quelques kilomètres. Cette navigation avait surtout comporté des obstacles dans la partie moyenne, où le Nam-Khane coule directement vers l'ouest avant de prendre la direction du nord. Il était ensuite allé rejoindre le Nam-Seuang à Pak Seng, I avait parcouru quatre jours jusqu au confluent iln Vun-Teu et avait constaté que, malgré des difficultés sérieuses de navigation, celle partie du cours d'eau est. comme celles du Nam-Khane, du Nain Khao et du [\am Seng. qu'il avait précédemment \isili''es. utilisable pendanl toute l'année Tante de route suffisamment praticable.
Par la voie de terre, il avait alors été au nord prendre à Muong-Son la roule de Muong \ en el de Hua-Muong. Lit il s'était embarqué sur le \aiu-\eun on Son;.; ( la pour Cay-Canh, le posle français le plus rapproché, à 2 \ heures de \ inh.
\\.ml de rentrer au Tonkin, il restait au capitaine à reconnaître la roule importante de X.ieng-Khouang, la capitale du Tra-ninh, ainsi que le cours du Nain Mo, le plus considérable des affluents du Nam-Neun. Pour terminer son élude, il rejoignit par terre le confluent du \am-Mo à Cuarao, par un chemin assez, éloigné du fleuve el sur sa rive gauche : il se dirigea ensuite sur Xieng-Khouang, longeanl le \am-\lo pendanl qu'il coule vers l'est, el continuant sa route par Muong Thé. De \ieng- Khouang, il effectua son retour par Muong \gan où le D' Neïs s'était \ u arrêté par les bandes chinoises en 1883, et gagna Cay Canh, puis Vinh par le \am-Mo, donl le cours est semé d' obstacles, el par le Song (la.
La reconnaissance du Song (la. l'aile sur un parcours de près de 550 kilomètres, eul pour résultai de nous apprendre que ce fleuve, d'une fréquentation possible quoique difficile pendant 270 kilomètres entre
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Hua-Muong el le confluent du Nam-Mo est, à partir de ce point, accessible ;m\ grosses barques el même aux chaloupes à vapeur depuis la mer (250 kilomètres).
Ce voyage avail dp nouveau montré à l'explorateur le territoire thaï des Hua-panh, el celui pou eun du Tra ninli, qui ont leurs hauteurs habitées par des Khas. Il lui avait fait retrouver un terrain accidenté au possible el voir de nouvelles régions où se recueillent le benjoin et les cannelles de valeur. Presque partout le pays avait été dévasté par les bandes chinoises qui I 7 ans l'avaient terrorisé. Le Tra-ninh s'était, pour comble de malheur, vu enlever par les Siamois en 1875, une partie de sa population.
Fie. 135. — Une porlc de \ inl
LAOS ORIENTAL
M. NICOLON 15 février au Ier juillet 1889
VOYAGE ENTRE LE NAM-HOl ET THENG
180 kilomètres de levé nouveau.
Peu de jours après mon arrivée à Hanoï, une correspondance de M. Nicolon me mettail au courant d'un voyage qu'il entreprenait dans le but d'achever l'étude que la maladie avait interrompue au courant de