Voir page
contre, il y séjourne, puis arrive à un autre hameau de la même population. La marche effectuée d'abord dans les ravins du Nam-Ya-Souong, sous-affluent du Nam-Sing, franchit, le jour suivant, la ligne de partage pour entrer dans le bassin du Nam-Ta et arriver à un village Yao, à partir duquel M. Lefèvre se dirige sur hi route cpii vient d'être indiquée. Les premiers orages avaient rendu particulièrement pénible ce début du voyage.
Le 2 mars M. Lefèvre atteint Muong Luong, le 5 il est à Takhat, le 7 en quittant Pang Hong, il rencontre le groupe composé de MM. Thomassin, Woodthorpe et Walker, se rendant comme lui à Xieng Kong, où avec eux, il acbève son voyage le 10 mars.
DE MUONG LUONG A XIENG KONG PAK LES LIMITES DE LUANG - PHABANG
Du 3 1 février au i" mars.
Environ i5o kilomètres.
En quittant Muong Luong. MM. Woodthorpe, Walker et Thomassin avaient visité le chemin déjà parcouru par nos compagnons du groupe Lefèvre-Pontalis, jusqu'à la voie qui, de Muong Poukha, conduit à Ban Pou Keun, village sur la route directe de Sop Ngim à Xieng Kong. C'est en séloignant de Ban Sot, autre village sur cette voie, qu'ils s'étaient rencontrés avec le Dr Lefèvre avec qui ils finirent leur voyage.
DE MUONG SING A XIENG LAP, A MUONG MUCNE ET XIENG KONG
Du 24 février au 7 mars. Environ iOu kilomètres.
On a vu. qu'arrivé à Muong Sing le 22 février, j'y avais mis en route, le 2/j, MM. Lefèvre pour Xieng-Kong, Mailluchet et Oum pour le Tonkin,
En marche alors avec M. Caillât pour rejoindre les différents groupes de la Commission à Xieng Kong, je me dirigeai sur Xieng Lap. Je tenais à voir ce point important, lieu de passage de la plupart des caravanes qui franchissent le Mé-Khong et que la principauté de Xieng Toung contestait à celle de Xieng Kheng, comme elle le faisait pour le canton de Muong Oua sur le Nam-Leui que j'avais précédemment été visiter.
La voie parcourue est celle par laquelle la mission anglaise est venue de Birmanie à Muong Sing pour la réunion du premier janvier. Elle est le commencement de la route des caravanes qui, pour se rendre au Yunnan, ont ensuite comme principales élapes Muong Poung. I-Hou et Muong Lé.
Bien entretenue parles habitants, elle court en terrain plat le long de la jolie rivière Nam-Ma, ayant, le long du trajet pour les haltes, de beaux villages Lues dont les principaux sont Muong Nang et Muong Long.
Xieng Lap avait été visité par MM. Massie et Vacle en avril 1891. Ils avaient constaté à cette époque que ce centre était moins important que Muong Lin sur la même rive à mi-chemin de Xieng Sen et marché de toute la région ; il dépendait de Xieng Tong ainsi que le canton de Muong Yong, au Nord-Ouest, d'où ils venaient. Mes deux compagnons avaient parcouru la route sur la rive droite jusqu'à Xieng Sen. où ils s'étaient embarqués sur des pirogues pour Luang-Prabang. Je ne pus que faire les mêmes constatations qu'eux.
Suivant un chemin au Sud, j'allai repasser le Mé-Khong à Xieng Dao, et, visitant à mon tour le pays des Mouceus, je gagnai, par Muong Mugne, le petit village de Prabat, lieu de pèlerinage pour les habitants qui y vénèrent la trace d'un pied du bouddha. C'est là que nous retrouvâmes la mission anglaise avec M. Lefèvre-Ponlalis, ainsi qu'il a été dit plus haut.
Après notre séparation j'achevai, en passant par Ban Poung. mon voyage à Xieng Kong le 7 mars.
J'y trouvai le capitaine Rivière, très souffrant et hors d'état de s'occuper du travail de la carte «pie je confiai définitivement à M. Seauve lorsqu'il nous rejoignit le 1 1 .
:w;s MISSION Pi VIE
Le 5, le D1 Lefèvre jugeant préférable d'emmener Rivière à Luang- Prabang, où il trouverait plus de ressources pour le soigner, s'embarqua avec lui sur le fleuve en même temps que MM. Tbomassin très laligué, et Macey qui venait de remettre son service à M. Dupuy, envoyé d'Hanoï comme Commissaire.
M. Macey, ainsi qu'on l'a vu plus haut1, avait été installé, en juillet précédent, par M. Lefèvre-Pontalis comme Agent commercial de Xieng Kong et de Xieng Sen, et il avait reçu provisoirement la surveillance et la direction, en attendant l'arrivée du Commissaire choisi par le Gouverneur général, des territoires de la rive gauche entre la frontière de Chine et la limite de la principauté de Luang-Prabang. Il s'était acquitté de ce service d'une manière absolument heureuse grâce à son activité, et à la bonne volonté des jwpulations. Sans hommes de police, mais ayant pour collaborateurs les chefs des villages, il avait rendu facile l'étude de la région à la Commission, par des instructions judicieuses aux chefs, qui les avaient exécutées avec un empressement de bon augure pour l'avenir, très remarqué de nos collègues anglais. Les courriers avaient circulé à travers cet immense pays, portés de villages en villages sans qu'aucun eût disparu ou eût éprouvé un retard fâcheux. Des installations convenables pour toute la Commission, et un marché bien organisé et approvisionné, assurant notre séjour dans de très bonnes conditions, avaient achevé de mériter d'unanimes éloges à notre dévoué collaborateur.
Des télégrammes, parvenus à ce moment, nous annoncèrent la créalion définitive des Vice-Consulats de Nan et de Korat dont les titulaires allaient être MM. Hardouin et de Coulgeans.