DEPART POUR LA FRANGE
10 octobre 1890 au ii> août 1891.
VOYAGES DE MM. COUNILLON ET MASSIE A XIENG-KHOUAING
Au moment où, au mois de février, M. Massie avait dû quitter Luang-Prabang pour me rejoindre à Xieng-Hôung, un fonctionnaire du Tran-Ninh, relevant de l'autorité annamite, le Bambien de Tong Xieng kham, était arrivé envoyé par le résident de Vinh pour lui demander son appui contre l'envahissement de son pays par les Siamois. M. Massie
avait chargé M. Counillon de le reconduire à Xieng-Khouang avec recommandation d'y vivre prudemment pour ne pas s'exposer à des ennuis avee les chefs des postes siamois tjni s'avançaient dans le pays en attendant que la question fût, par moi, réglée à Bangkok. A son retour, M. Counillon qui avait fait le voyage muni d'une lettre du commissaire siamois de Luang-Prabang, prévint M. Massie, revenu dés Sip-Sông Pahn-nas, que des difficultés menaçaient de surgir par suite de l'attitude des Siamois vis-à-vis du Bambien. M. Massie s étant rendu à Hanoï me mil au courant de la situation par le télégraphe, à Saigon, où j'étais encore. Je l'invitai alors à regagner Luang-Prabang en passant par Vinh et Xiengkhouang, afin de s'en tendre avec le résident et les agents siamois, et d'arriver à un accord provisoire. Se conformant à mes instructions, M. Massie se mit en route le i3 août.