‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895Chapitre 56 sur 125 · ARRIVÉE A SAIGON. ÉCHEC DE L' « ARGUS · texte numérisé non relu

ARRIVÉE A SAIGON. ÉCHEC DE L' « ARGUS

Aussi sa disparition fut-elle vivement ressentie par toute la marine, qui perdait, en lui, un de ses plus brillants officiers. Il avait laissé aux membres de la mission le souvenir d'un marin habile et résolu et d'un parfait camarade, et nous avions gardé l'espoir de le revoir un jour en Indo-Chine.

Né à Lille, en i865, Guissez, Théodore-Napoléon, admis à l'Ecole navale en 1882, était jeune enseigne de vaisseau à bord de l'aviso 1' « Alouette », en Indo-Chine, lorsque le commandant Heurtel amena ce bâtiment au pied des cataractes de Kong : il avait secondé son chef avec une intelligence et un sang-froid qui avaient grandement facilité sa tache. Aussi lorsque celui-ci revint dans les mêmes parages accompagné du vapeur des messageries fluviales le « Cantonnais », il n'avait pas hésité à lui confier le pilotage de ce

navire. Guissez s'était ainsi trouvé, plus lard, tout indiqué pour l'entreprise de Khône où il s'agissait de savoir, si les passes pratiquées par les barques, pouvaient aussi l'être par des chaloupes à vapeur. Rentré en France, il commanda comme lieutenant de vaisseau un torpilleur de la défense mobile de la Corse, puis, avant d'être appelé à l'honneur de diriger le « Narval », il fit partie de l'expédition scientifique du prince de Monaco au Spitzberg comme commandant de la « Princesse Alice ».

Ayant rempli le but de ma mission auprès du Gouverneur général, et pris ses directions, je me rendis au Siam en traversant la Cochinchine jusqu'à Hatien où je m'embarquai. J'arrivai à Bangkok le o. juin.

Fig. O7. — Bangkok. Consulat général de France en 189a.

SÉJOUR A BANGKOK'. ÉVÉNEMENTS DE i893

9 juin 1892 au 6 décembre 1893.

La question principale que j'avais à aborder auprès du Gouvernement siamois était, comme on la vu précédemment, relative au règlement de la frontière2.

La délimitation du Cambodge, commencée en 1868 puis restée en suspens, avait été de nouveau convenue en 1889 et encore abandonnée en 1890". Celle du Laos, objet d'études sur le terrain de 1887 à 1891, n'avait pas été entamée.

1. Voir Géog. et Voy. vol. I, les Bg. 4i, 52. 55, 59, 92 et 93.

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