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SÉJOUR A BANGKOK. ÉVÉNEMENTS DE i893
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Massie, Pharmacien-major de l'Armée, était entré clans la mission en 1888 ; il n'avait pour ainsi dire pas quitté les bords du Mé-Khong pendant les quatre années qu'il avait été des nôtres, et Luang-Prabang son poste d'attache, depuis qu'il y avait succédé à Nicolon, rentre malade en France en juillet 1889, l'avait presque constamment possédé. Il s'était attaché avec amour, au pays et à ses habitants, et avait consacré ses efïbrts à leur être utile.
Le 11 janvier i8q3, un nouvel Attaché à la mission était venu me rejoindre à Bangkok.
C'était le Sous-lieutenant de Cuirassiers Le Myre de Vilers, fils de l'ancien Gouverneur de la Cochinchine sous les auspices duquel ma mission avait eu son commencement1. En le mettant à ma disposition, le Département des Affaires étrangères me donnait un nouveau témoignage de sa sollicitude pour la situation délicate dans laquelle je travaillais.
J'avais en effet demandé un collaborateur particulier, pris en dehors du personnel du poste consulaire de Bangkok qui ne comportait pour le momentqu'un Interprète-Chancelier M. Hardouin, et un Élève Interprète, à peine suffisants pour le service de la Chancellerie. Un Consul m'avait été adjoint lors de mon retour au Siam, l'année précédente, mais son tempérament n'avait pu se faire aux discussions sans issues avec les Autorités locales, et après quelques mois de séjour, il avait renoncé à sa situation pour rentrer en France2. Je n'avais plus que l'aide de
M. Jean Le Myre de Vilers.