M. de Pontbellanger
;3o MISSION PAVIE
quelques-uns des fidèles Cambodgiens et Annamites1 qui avaient pris part à mes explorations antérieures, et dont l'intelligence et le dévouement se montraient d'une manière remarquable pendant celte période où le Consulat général ne désemplissait pas de ressortissants malheureux, victimes des mauvaises dispositions du Siam à notre égard, et pour remonter le moral desquels, nous n'avions que l'expression des sentiments de notre cœur pour leur courage, leur patience et leur foi dans la France. \u<si je reçus avec bonheur le jeune Attaché qui allait me donner le plus précieux concours.
Le récit des événements qui jusqu'à la fin de mars vont suivre, aura sa place dans le volume VII de cet ouvrage ; on trouvera seulement ici une narration chronologique2 des faits survenus au Siam pendant ce temps, et dont la quatrième et dernière période de la mission fut en grande partie la conséquence.
10 février. — Une division de l'Escadre anglaise des mers de Chine, commandée par l'Amiral Freemantle, séjourne à la barre du Mé-nam du i au 10 février.
i\ février. — Des télégrammes d'Europe font connaître à Bangkok que la nouvelle des derniers incidents sur le Mé-Khong, apportée en France par les journaux d Indo-Chine, y cause une émotion considérable.
26 février. - - Le Gouvernement de la République ayant renouvelé au Parlement la déclaration faite par M. Hibot en 1891. louchant la possession, par nous, de la rive gauche du Mé-Khong, fait connaître à la Cour de Bangkok que sans aucune intention hostile à l'égard du Siam, la France est fermement résolue à ne rien abandonner sur les questions de territoire, et à obtenir satisfaction pour ses réclamations relatives aux incidents de Tong Xieng Kham et de Houtène, et qu'il insiste pour la mise en liberté du Bambien, pour le désaveu de la conduite des Agents