DE BAN TAK A XIENG KONG
65 kilomètres de levé nouveau.
M. Caillât, comme on l'a vu plus haut, avait quitté notre route commune pour aller visiter la vallée du bas Nam-Ing, et relever la route vers Xieng Kong. Suivant à petite distance le cours d'eau sur sa rive droite, il avait parcouru une immense forêt de teck à peine interrompue de temps en temps par une vingtaine de villages. Une de ces agglomérations était particulièrement intéressante; composée d'environ 3oo familles Lues, ayant pour centre principal Ban Luong, elle comprenait le groupe pour lequel, en mars 1891, les autorités de Muong Hou avaient demandé mon intervention auprès du Roi de Nan1. Mon passage était pour ces gens, devenus sujets français, une circonstance heureuse, et j'allais pouvoir utilement les servir.
L'examen du pays venait à l'appui de nos constatations dans les autres parties du Nam-Ing et dans les bassins du Mé-Lao et du Mé-Khok, en ce qui concernait le teck, et l'exploitation de ce bois de valeur allait devenir une importante ressource pour les gens de la vallée du Mé-Khong.