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268 MISSION PAYIE
Traversant le Nam-Ing à Ban Loung, M. Caillât était venu aboutir à Xieng Kong.
DE XIENG KONG A LUANG-PRABANG
De môme qu à Xieng Sen, c'est la deuxième fois que je passe à Xieng Kong ', et je connais déjà le pays et ses chefs; aussi, comme à ce premier endroit, l'exécution du Traité sur la rive droite, et l'organisation des territoires de la rive gauche sont-ils nos principales préoccupations. Aucune difficulté ne vient nous contrarier dans la zone de a5 kilomètres; le choix d'un emplacement, pour l'Agence commerciale, est vite fait, el les dispositions pour sa construction sont rapidement prises avec les fonctionnaires locaux ; mais sur la rive gauche les choses ne vont pas aussi facilement. En dépit du Traité de i8q3, les autorités de la rive droite y ont perçu l'impôt pour 1894. et elles se montrent fort ennuyées d'avoir à rembourser les villages, elles me demandent même de les autorisera obliger un certain nombre de ses habitants à passer sur la rive droite qu'ils ne trouvent pas assez peuplée! Enfin, en quelques jours, les choses sont mises au point. Les chefs de la rive gauche mettent un empressement respectueux à recevoir mes instructions : comme le territoire s'étend assez loin vers le nord, et que le temps me presse, je fais connaître à ceux de l'intérieur, avec qui je prends les dispositions premières pour assurer la tranquillité, qu'après mon arrivée à Luang-Prabang, M. Lefèvre-Pontalis viendra organiser leur région et installer à Xieng Khong un agent commercial qui, provisoirement, sera pour eux le représentant de l'autorité française.
Précisément devant Xieng Kong se trouvent trois importants villages formés presque exclusivement des chercheurs de saphirs qui exploitent les mines, déjà signalées, dans l'alluvion du bord gauche du fleuve. Ils attendaient impatiemment mon arrivée, désireux de connaître mes inten-