SECONDE SECTION
MM. PAV1E, LEFÈVRE-PONTALIS, RIVIÈRE, SEAUVE, MAILLUGHET, T1IOMASSIN, LEEÈVRE, CAILLAT, OUM et NGIN
ETUDE ENTRE LA RIVIERE NOIRE ET I.E ME-KHONG. DU CONFLUENT DU NAM-NAP AU CONFLUENT DU NAM-LA
Pour examiner rapidement et avec fruit le vaste terrain de cette seclion, j'avais divisé en trois fractions le groupe dont je m'étais réservé la direction ; les deux premières devant parcourir des itinéraires parallèles à l'est et à l'ouest de la future frontière, la troisième ayant pour objectif de reconnaître les cols et les chemins d'union, dans la chaîne. entre ces deux voies.
La première fraction longeant le côté Est resterait en territoire français, elle n'aurait donc pas besoin, avant de commencer son étude, d'aller avec moi à Muong Lé à la rencontre des Commissaires chinois, aucun de ceux-ci ne devant l'accompagner. Composée de MM. Lefèvre-
MISSION PAME
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?/' F&- FRONTIERE FRANCO-CHINOISE a-LonSP ' DU FLEUVE ROUGE AU MÉ-KHONG
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Echelle de 1:750000
1" Série. — H.
3i4 MISSION PAVIE
Pontalis, Thomassin et Lefèvre, elle était, comme on l'a vu plus haut1, partie de Muong Nhié, le 10 décembre avec M. Garanger Commissaire ù Muong Ha Hin.
Je devais conduire les deux autres fractions à Muong Lé d'où la troisième, comprenant les lieutenants Mailluchel et Oum, irait vers son but avec les Commissaires chinois, tandis que mes autres compagnons et moi nous descendrions au sud, par la voie ouest, en territoire chinois.
Notre convoi de mules allait avoir pour chef, tout le temps du voyage, Kam-Koui, neveu de Déovantri. Les soins à donnera ces bêtes, si utiles pour le succès de la mission, exigeaient la plus grande vigilance, caria campagne de six mois de marches journalières, qu'elles allaient faire sans qu'on pût ajouter, comme nourriture à l'herbe broutée aux haltes, autre chose que de rares suppléments de paddy, faisait craindre, par suite de fatigue et des maladies, une diminution de leur effectif qui eût été extrêmement fâcheuse. Plusieurs d'entre elles seraient uniquement affectées au transport de la petite forge et du matériel pour les ferrer en cours de route. Quant aux médicaments, en dehors du sublime destiné, en solution, à laver les plaies que leur causeraient les bâts, les muletiers emporteraient, pour elles, peu de cliose, ils trouveraient en chemin les herbes pouvant être utiles. Disons, dès à présent, que non seulement nous n'eûmes aucun mécompte sous ce rapport, mais que la campagne terminée, les mules se trouvèrent être en meilleur étal qu'au moment de leur acquisition. La précaution, prise au départ, de promettre à Déovantri en reconnaissance des services rendus par lui et son personnel. Imites les bêtes qui reviendraient du voyage, avait, par-dessus tout, contribué à ce résultat".
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