Fages i3, 3o et
DÉLIMITATION DE LA FRONTIÈRE AVEC LA CHINE
et d'autres Lues, venus de Muong Saï, et descendant des anciens habitants qui étaient réfugiés dans ce canton.
A Boun Taï, ces gens industrieux recueillaient du sel dans des salines bien comprises. Toute cette région est d'ailleurs, sur une grande étendue, favorisée sous le rapport du sel, jusqu à Muong La sur le Nam-Pak à l'Est, Muong Haï et la base du Pa fat Saï au Sud, les puits à sel abondent.
L'itinéraire remontant alors vers les sources du Nam-Ngène, descendit ensuite le long du Nam-Pak à travers un pays peuplé de kbas Moucks, de Thaïs noirs et de Laotiens jusqu'à Muong Haï, où le Ie' janvier i8g5, prit lin l'examen proprement dit de la région frontière par ce groupe de la mission.
Dans son exploration au mois d'octobre précédent', M. Lefèvre- Pontalis était passé à Muong Haï, se dirigeant vers Muong La et Muong Theng, après avoir poussé vers Bo Hé, Bo Tène et Pou Sam Sao, la reconnaissance dont il a été parlé
ci-dessus. Cette fois, les voyageurs reliant leur levé à l'ancien, par l'examen d'une autre voie, entrèrent dans le bassin du Nam-Ta et gagnèrent Sop Ngim où M. Lefèvre-Ponlalis avait quille la voie de cette rivière pour prendre la route de terre vers Muong Luong et la-frontière. Ils trouvèrent dans la région de nombreux villages appartenanl aux excellentes populations Kbas Moucks et Ivhas Kouen.
De Sop Ngim, marchant quelque temps dans la route levée par M. Lefèvre-Pontalis, la quittant à Ban Poung pour la reprendre après Ban Trume jusqu'à Poukha, ils suivirent, à partir de ce dernier point, les
IIIM. lu I
le Muong Sine