DE MUONG LE AU NAM-NAP ET A MUONG POUNG
a3 décembre i8g4 au 17 février i8g5. Environ 563 kilomètres dont 3g8 de levé nouveau.
Le troisième jour après mon départ de Muong Lé, MM. Mailluehet et Oum. accompagnés du Commissaire chinois Ly Zao Nieu, allèrent reconnaître, en ses points extrêmes au Nord, la section de frontière que nous avions à déterminer.
Suivant jusqu'à Muong Léo sur la Rivière Noire, la route que, lors de mon examen de la région frontière du côté chinois, j'avais relevée en 1891 ' ils s'y séparèrent : M. Oum descendit la rivière en pirogue vers le confluent du Nam-Nap où aboutit la frontière, et M. Mailluehet, dépassant le gros cours d'eau de quelques kilomètres, se dirigea vers l'Est pour joindre, à Hi Tio, un chemin, allant vers Muong Nhié, permettant de reconnaître la frontière un peu au delà du village abandonné de Mou lvha, très connu dans le pays comme ancien principal centre de la région. Près d'atteindre la Rivière Noire, ce dernier rencontra M. Oum venu audevant de lui après l'accomplissement, en trois heures seulement, de son levé jusqu'au Nam-Nap, point déjà reconnu par M. Cogniard en 1890 2.
fous deux, continuant leur marche avec le Commissaire chinois, déterminèrent la frontière à la ligne de partage des eaux du Nam-Nap et du Nam-Hou (i/|5o mètres d'altitude), et ayant atteint, en territoire français, le village de Ya Mime Po, revinrent sur leurs pas pourregagner Muong Lé, M. Oum et le Commissaire chinois par un chemin touchant les villages Da-lo-man et Lo-né, M. Mailluehet se séparant d'eux entre