‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895Chapitre 98 sur 125 · Page i.i 3. Page 4i · texte numérisé non relu

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DÉLIMITATION DE LA. FRONTIÈRE AVEC LA CHINE

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ces deux points pour rejoindre, à Po-tsé-po, la voie de Ta-Li-Tsin à Muong Lé qu'il avait déjà parcourue quelques jours auparavant avec l'ensemble de notre groupe.

Cette première partie de l'étude s'était accomplie non sans qu'on eût à surmonter des difficultés matérielles tenant à la nature du terrain extrêmement accidenté. Tous les lieux habités, rencontrés, étaient des villages Hougnis.

Par les voies déjà parcourues par la mission, les topographes poursuivant leur étude se rendirent de Muong Lé à Ban Noi où commença, vers l'Est, une marche ■'

en terrain nouveau qui allait leur permettre de reconnaître deux autres points de la frontière. Prenant comme but Muong Hou Tai, petit centre Lue en territoire français dont la rencontre leur fournirait l'occasion de préciser sur un assez long parcours le cours du Nam-Hou, ils parcourent la région des sources du Nam- Lé, affluent du Nam-Ban et franchissent la ligne de partage à i 5oo mètres d'altitude, marquant la frontière entre les petits villages Tiang Téao et Koui Houa ; puis ils descendent

le long de la vallée du Nam-Neng, rivière qui connue au Nam-Hou un peu au delà de Hou Tai, signalant près de ce point, au village de Ban Bâ, des puits à sel en exploitation. Ayant ensuite comme objectif I-Hou, ils se dirigent au Sud vers les sources du Nain-Ngon, autre affluent important du grand cours d'eau et dont la jonction avec lui. marque son changement brusque de direction vers l'Est prolongé jusqu'à Muong Ha Hin où il reprend celle primitive. Passant alors les sources du Nam-Ngay, cette rivière dont l'itinéraire de M. Lefèvre-Pontalis allait faire connaître le bassin inférieur, ils déterminent la frontière à i Ooo mètres d'altitude entre les hameaux Pin Hang et Muong Noï et atteignent 1-Hou par les sources du Nam-Him, affluent du Nam-Ban. Cet itinéraire donnait 88 kilomètres de levé nouveau en pays habité ire Série. — IL 4a

Lieutenant Ouin.

par les mêmes populations signalées dans ma route parallèle à l'Ouest. 1-Hou devient alors le point de départ d'un levé qui joindra, à Muong

Yo, celui de M. Thomassin en longeant, pendant près de soixante kilomètres, la ligne des eaux sur ses pentes par un chemin distant, en moyenne, d'une douzaine de kilomètres du faîte de la chaîne. Dans cette marche, mes collaborateurs passent le Doï Thieum, signalé dans mon voyage parallèle pour ses mines de plomb, traversent la vallée du Nam-Him qui n'est là qu à 760 mètres d'altitude, remontent vers les sources du Nam-Na son affluent, et entrent (1 060 mètres d'altitude) dans le bassin du Nam-La dont j'ai également parlé et qui marque la frontière à son confluent. Us franchissent cet important cours d'eau au village Lue de Muong Bang, et déterminent entre le village Hang Bo et un hameau Yao, à 1 35o mètres d'altitude, la frontière qu'ils dépassent pour arriver à Muono Yo. De ce centre.

prenant la roule de Muong La, ils reconnaissent de nouveau la frontière aux sources du Nam-Lane (1 4oo mètres d'altitude), descendent à Bo Hé, village où s'exploite le sel, s'en éloignent vers l'Est pour relever un chemin passant la frontière à Yang Sa, et vont rattacher

Fig. 128. — Femmes Yaos coiffure de cérémonie et coiffure ordinaire.

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à leur travail Pou Tam-tao et Bo Tène, qui ainsi que Bo Hé, ont précédemment été visités par M. Lefèvre-Pontalis.

Le 12 février, ayant terminé leur examen de la frontière, ils prennent la route de Muong La d'où, par le Nam-La. ils gagnent en pirogues Muong Poung ayant, dans cette course finale, relevé 1 17 kilomètres d'itinéraires en terrain nouveau.

DE MUONG POUNG AU ME-KUONG. ACHEVEMENT DU TUAVAIL DE LA DEUXIÈME SECTION

1 1 au -i'i fé\ lier [8g5.

60 kilomètres de levé nouveau.

Revenant d'une étude sur la rive droite du Mé-Khong dont il sera parlé plus loin', et dans laquelle j'avais visité un chemin allant du Mé- Kliong à Muong Poung et rencontrant la frontière, je me trouvai avec M. (-aillât pour le rendez-vous avec les Commissaires chinois, le 11 février à Muong Poung. M. Lefèvre-Pontalis qui devait en repartir le i3 pour une autre exploration, nous y trouva ainsi que le second Commissaire chinois arrivé en même temps. Peu de jours après MM. Mailhichet et Oum et le Commissaire Ly Zao Nieu nous rejoignirent également.

Il ne restait à examiner qu'un chemin allant au Mé-Khong coupant la frontière entre les villages de Ban Ta et Ta Kien et à déterminer le conlluent du Nam-La.

M. Caillât et le Commissaire Tao Pié Vang s'acquittèrent de cette mission. Ils se rendirent par terre au fleuve, le Nam-La n'étant pas navigable dans la fin de son cours, reconnurent la frontière près de Pia Kho et de Ta Kyen, atteignirent le Mé-khong à Ban Soum et le remontèrent jusqu'au conlluent du Nam-La. que d'autre part, le I)1' Lefèvre avait déterminé dans le levé du fleuve qu'il avait fait du confluent du Nam-Nga à Xieng Lap 2.

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