‹ Mission Pavie, Indo-Chine, 1879-1895Chapitre 99 sur 125 · Page · texte numérisé non relu

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Dès leur retour à Muoug Poung, la conférence finale eut lieu, la carie des travaux fut approuvée de part et d'autre le 10 février, et la commission se sépara.

Les Commissaires chinois se dirigèrent sur Sémao.

1 2r). — Vue du Nam-La à quelque distance <le Muong La.

Mes compagnons et moi nous regagnâmes Muong Sing d'où MM. Mailluchet et Oum partirent le il\ pour le Tonkin par la voie, déjà connue, de Muong Long, Sop Ngim, Ban Long Het, Muong La, BanNam-Ma, Muong Koua, Sop Sin, Muong Theng et Laï-Chau. A leur arrivée ils devaient s'occuper de la rédaction, de la carte' au ^w, des travaux qui venaient d'être accomplis.

Fig. i3c

La Commission franco-anglaise à Muong-Hé.

ior plan: Gourkas. D' Llnv.l, M Warrv, D' Lefèvre, cap. Walker, M. Caillât, Miliciens annamites. i" plan: Gourkas. M. Stirling, lient' Thomassin, Pandits, M Scott, M. Pavie, Mm* Scott, colonel Woo lthorpe, M. Lefèvre-Pontalis, Tchiouni, Ngi", Miliciens thaïs, Kam Koui.

Après la constatation, par les Gouvernements français et anglais, que les renseignements géographiques sur la région du haut Mé-Khong étaient insuffîsanfs pour permettre le règlement de la délimitation entre leurs possessions, et qu'il était nécessaire de dresser tout d'abord la carie exacte du pays, il avait été décidé qu'une commission mixte irait sur le terrain et en ferait l'étude. Un protocole avait, à cet effet, été signé le

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20 novembre ifyo par M. Develle et lord Dufferin. Il s'agissait alors de l'examen d'une zone intermédiaire à créer entre les territoires des deux |>a\s et dont l'idée fui abandonnée dans la suite. Le 5 janvier i S 9 A j'avais été désigné comme Commissaire du Gouvernement de la République, d'autre part, M. Scott, Ministre résident du Gouvernement britannique à Bangkok avait été choisi comme Commissaire anglais.

Pendanl mon séjour à Bangkok en août i8q4 j'avais achevé de m'entendre avec mon collègue sur les propositions à faire à nos gouvernements respectifs pour l'organisation de nos missions déjà examinée cinq mois auparavant, avant mon départ vers le Laos. Avec la pensée d'étendre notre étude à la contrée des Sip-song pahn na, géographiquement et ethnographiquement si intimement unie à la région à laquelle elle allait être restreinte, et avec l'espoir de faire partager à ses populations le sort de celles qu'elle devait faire trancher, nous avions d'abord songé à Xieng-Houng comme lieu de réunion pour la Commission. Finalement, Muong-Sing. chef lieu de la principauté de Xieng-Kheng, situé sur la rive droite du Mé-Ivliong à une quarantaine de kilomètres à vol d'oiseau de ce fleuve, avait été choisi par les deux Gouvernements désireux de laisser les territoires relevant de la Chine en dehors de l'arrangement en préparation1, et la date de notre rencontre y avait été li\ce au Ier janvier i8q5.

Ils avaient en même temps décide que chaque Commissaire aurait auprès de lui deuv agents civils et deux officiers topographes, et que chaque mission serait complétée par une escorte d'honneur de trente soldats asiatiques commandés par un officier européen, et par un médecin.

Comme on l'a vu plus haut, il avait été ajouté, à Hanoï, à ma mission, un nombre de collaborateurs suffisant pour permettre, en dehors de ceux nécessaires à la poursuite des autres études, la composition de cette mission spéciale qui fut définitivement formée de MM. Lefèvre- Pontalis et Caillât, agents civils, Rivière et Seauve, officiers topographes,

1. Par une convention du i01 mars précédent l'Angleterre avait reconnu à la Chine la possession de cette région.

Thomassin, chef d'escorte, et Dr Lefèvre, médecin. L'escorte d'honneur comprenait dix miliciens annamites recrutés à Hanoï, et vingt miliciens thaïs recrutés à Laï-Ghau par Déovantri.

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