‹ Mission Pavie Indo-Chine: Atlas;Chapitre 10 sur 25 · GOG U ING II IN E · texte numérisé non relu

GOG U ING II IN E

creusés de main d’homme, subissant tous 1 action de la marée, et couverts de jonques marchandes utilisant, jour et nuit, les évolutions du Ilot.

Le chemin de fer relie Saigon à My-Tho et à Bienhoa. Des communications régulières à vapeur, avec l’intérieur, avec h; Cambodge et le Laos, sont assurées par les Messageries Jluviales de Cochinchine. Lu réseau, déjà considérable, de routes excellentes s’accroît de jour en jour.

La Cochinchine est divisée en vingt arrondissements contenant i 99/i villages. Elle a trois villes pourvues de municipalités françaises: Saigon, Cho-Lon et le Cap Saint-Jacques.

Saigon, à 4o milles de la mer, avec ses rues bien tracées, admirablement ombragées, ses promenades, ses jardins, ses édifices publics remarquables, ses hôpitaux, ses casernes, son service d’eau, ses égouts, etc., est un véritable modèle de ville coloniale. Son lleuve large et profond en communication facile avec le Mé-Ixhong, n olïre pour ainsi dire pas d’obstacles à la marche des plus gros navires ; il en fait, avec Cho- Lon son annexe, un admirable marché pour le commerce; son arsenal achève de la placer au rang des premiers ports de l’Extrême-Orient.

Le Cap, station balnéaire ou de villégiature, a une rade très vaste où les navires attendent l’heure de la marée. On a envisagé la question d’en faire un port maritime, mais lorsque la mousson souffle du Sud-Ouest cette rade n’est pas suffisamment abritée, il eût fallu accomplir des travaux très importants sous tous les rapports. Saigon était déjà installé, les avantages auraient difficilement compensé l’abandon de tout ce qui depuis quarante ans a été fait dans cette ville aussi bien par le commerce que par l’administration. Cependant, à l’heure actuelle, le Cap Saint-Jacques a été choisi, avec Saigon, comme principal point d’appui de notre Hotte en Extrême-Orient; des installations y sont organisées et son port va être l’objet d’améliorations importantes.

Deux petits ports maritimes sur le golfe de Siam, Hatien et Rach- Gia, sont fréquentés par les grosses jonques, pendant la mousson de nord-est surtout ; ce sont des rades naturelles, peu profondes, reliées au Mé-Kbong par des canaux bien entretenus datant de l’époque de la possession annamite.

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