LAOS FRANÇAIS
Le Laos français est composé : i° de la partie du Laos oriental, et, des territoires cambodgiens situés sur la rive gauche du Mé-Kliong, reconnus à la France par le traité de i8(j3; 2° du pays des sources du Nam Hou, reconnu à la France par la Chine par la convention de i8g5 ; 3° de la partie de la principauté de Xieng-Ivheng, située sur la rive gauche du Mé-Khong, reconnue à la France par la convention francoanglaise de 189G.
Le Laos oriental, ancien Muong Lan-Cldiang Hom-Khao (Pays des millions d'éléphants et du parasol blanc), comprenait la vallée du Mé- Khong depuis les frontières de Chine jusqu’au Cambodge. Par suite des événements, le siège de sa capitale fut plusieurs fois transporté de Luang- Prabangà Yieng-Chang; finalement, au commencement du xviii6 siècle, le royaume se dédoubla, Yieng-Chang devint la capitale de la majeure partie de l’ancien empire et Luang-Prabang se trouva réduit au territoire actuel. En 1828, les Siamois détruisirent Yieng-Chang, dévastèrent et dépeuplèrent la contrée et la mirent sous la dépendance de Bangkok. Luang-Prabang, vassal de la Chine et de l’Annam, qui était resté neutre pendant cette guerre, offrit plus tard le tribut au Siam, afin d’être aussi protégé par lui contre les pillards. Cependant en 1875, tout l’Est du royaume jusqu’à Vieng-Chang, fut ravagé par les bandes de Pavillons Jaunes, puis presque complètement dépeuplé par les Siamois appelés à son secours. Ceuv-ci ayant, un peu après, envahi les territoires tonkinois du bassin de la Rivière Noire, enlevé et emmené des chefs à Bangkok, causèrent la destruction totale de Luang-Prabang pris et incendié par
MISSION PAYIE
Le Bas-Laos (PL V) était formé des huit autres circonscriptions.
Les Thaïs y peuplent surtout la rive du Mé-Ivhong et les terres des bords des cours d’eau importants. Des peuplades variées, dont la plupart sont encore considérées comme sauvages, sont disséminées dans l’intérieur et sur les plateaux delà chaîne annamitique, particulièrement au-dessous du iG"; quelques-unes sont très nombreuses, les Sédangs, les Bahnars, les Djaraïs, par exemple.
Les voies de communications terrestres, comme dans le Haut-Laos, sont des sentiers dont les principaux, utilisant les cours d’eau à l’occasion, conduisent de Ilin-Boun à Vinli par Cam-mon, de Savannakelc à Quang-Tri par Ai Lao, etc. Les transports se font, suivant les régions, en charrettes à bœufs, en éléphant ou à dos d’hommes.
Le budget du Laos français pour iqo3 est de i 964280 francs.
Ses productions principales sont: le llié, le benjoin, le caoutchouc, le cardamome, la gomme-laque, etc., on y élève des bœufs, des buffles en assez grande quantité pour l’exportation.
Il s’y trouve des gisements de saphirs, de charbon, de cuivre, de plomb, d’antimoine, l’or est recueilli dans de nombreux ruisseaux et rivières, le fer et le sel y sont exploités par les indigènes, mais les mines d’étain de Ilin-Boun, et, celle d’or d’Attopeu, sont seules l'objet d'entreprises européennes.
Des éléphants sauvages vivent dans les forêts; on 11e les chasse que pour les domestiquer.
IglîT?
de Pari»