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KOUANG-TCHEOU OUAN

Le petit territoire de Kouang-Tchéou Ouan, concédé par la Chine à la France depuis 1898, est situé sur la cote Est de la presqu’île de Lci-

Tchéou, qui au Sud de la province chinoise de Kouang Toung, ferme, avec l'ile de Haïnan, le golfe du Tonkin dans le Nord-Est.

Il sc trouve à peu près à la même latitude qu’Hanoï.

Sa superficie est d’environ mille kilomètres carrés et sa population est estimée approximativement à ifioooo habitants. Il est divisé administrativement en trois circonscriptions. L’organisation indigène, qui a du reste pour base la commune chinoise adoptée depuis des siècles par les Annamites, y a été maintenue.

Il est relié à l lndo-Chine par le câble de Amoy. Placé à mi-distance entre Haïphong et Hong-Kong, et à proximité du détroit et de l'ile de Haïnan, il possède une baie immense dans laquelle les trois grandes îles Nam-Sang, Tan liai et Nao-Tchao et plusieurs autres plus petites, forment une rade, longue de plus de trente kilomètres sur dix de largeur, d'une profondeur de huit à vingt mètres, où les plus gros vaisseaux peuvent mouiller en nombre illimité, et, dont les entrées, facilement défendables, sont exemptes de récifs, de courants violents et de vents dangereux. Outre que ce point est bien choisi comme station navale, il doit une importance considérable à la constitution du sol de la presqu’île qui renferme des gisements houillers dont 1 exploitation assurera l’avenir du port déjà pourvu de relations commerciales très étendues.

En dehors de Fort-Bayard, centre militaire, et de Pointe-Nivet, principal port et chef-lieu administratif français, situés, le premier sur la rive droite, le second sur la rive gauche de la rivière Matsé, cours d’eau profond et très large, navigable pour les plus gros navires pendant plus de vingt kilomètres, les principaux centres du territoire sont : Tche-Kam, ville commerçante sur la rive droite du Matsé ; Po-Tao, sur sa rive gauche: Tong-San dans l’ile de Tan 'Haï et Tam-Soui dans celle de Na-Tchao.

C’est par la même convention qui nous a concédé Kouang-Tchéou que la Chine s’est interdit d’aliéner aucun territoire dans les trois provinces limitrophes du Tonkin, et dans l’ île de Haïnan. Notre présence sur ce point, assure donc, d’une manière toute particulière, notre situation dans la vallée de la rivière Si-Kiang dont les eaux coulent vers Canton.

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