LAOS OCCIDENTAL
Laotiens qui y ont acquis une habileté remarquable. Les éléphants sont très utilisés aussi pour amener les pièces de bois jusqu’aux cours d’eau, aussi sont-ils très recherchés dans la région où leur prix est beaucoup plus élevé que dans le reste de l'Indo-Chine.
Les chemins n’étant l’objet d’aucun entretien, et, la navigation des cours d’eau étant très laborieuse dans ces régions essentiellement montagneuses, les communications y sont lentes elles transports difficiles. En dehors des barques qui ne remontent guère au delà des chefs-lieux, ceux-ci sont faits par des éléphants, des bœufs porteurs et à dos d’hommes. De nombreuses caravanes de mules, conduites par des Chinois faisant le trafic, pendant la belle saison, entre le Yun-Nan et la Birmanie, parcourent le pays et visitent les principaux marchés.
Les centres qui donnent leur nom aux principautés sont, en même temps que la résidence des chefs, les entrepôts régionaux du commerce : ils sont entourés d’épaisses murailles de briques qui témoignent de l’état de trouble dans lequel ont vécu ces contrées. Xieng-Maï et Nan sont surtout importants : le commissaire siamois pour le Laos occidental est fixé dans le premier, ainsi qu’un vice-consul anglais ayant juridiction sur l'ensemble du pays ; un vice-consul de France est installé à Nan dans les mêmes conditions.
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