CLIMATOLOGIE
Clhul di s différentes zone». — Aspects yU\ si«|ues. — Cultures et véjjctation>. - Limites «le» vée.'talion*. — Terres chnude». — Terres tempérée* — Terres fruidev
L'Amérique «entrai»', comme la plus grande partie dos répions tropicales <lu \an,i» fada* nouveau momie, doit à sa constitution orographique de jouir d'une variété de r,»^u.climats presque infinie, grâce à la«pielle peut s'établir une diversité «le cultures «■tnir. qui groupe à côté les uns des autres les produits des différents points du globe. En effet , les régions les plus centrales de son continent se trouvant à une élévation considérable au-dessus du niveau de la mer. l'altitude y remplit le rôle que joue la latitude dans les autres parties du monde et y produit des phénomènes à peu près comparables. Elle modifie le climal, qui n'est, en réalité, brillant que sur les côtes, au niveau «le la mer, là où la température moyenne atteint le chiffre de 'A&°, que l'observation assigne pour les contrées basses situées entre fi et îô degrés de latitude nord, et l'adoucit progressivement pour les points sitm'-s sur les vastes pentes qui constituent les versants, jusqu'à le rendre comparable à celui de la France, sauf cortains détails caractéristiques, pour les hauts plateaux qui naissent aux élargissements de l'arête central»'.
Comme au Mexique, on est conduit à considérer trois divisions principales, Ul,ifit„ auxquelles on donne les noms tle terres chaude*, (erre* tempérée* et terre» fruide* (tieiras calientes, tierras lempladaH et lierres frias); noms auxquels il faut alla- ''' cher une signification beaucoup plutôt relative qu'absolue, car les terres froides, par «'xompl<\ ne sont froides que par comparaison avec l»'s terres chaudes, el
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non point en réalité, puisqu'on y voit prospérer presque tous les végétaux de nos pays européens. Si Ton voulait pousser l'observation |>!us loin dans les détails, on pourrait, à la rigueur, considérer une quatrième division, la zone glaar. qui acquiert une certaine importance au Mexique, où les très-hautes montagnes sont nombreuses, mais qui n'a guère d'extension dans l'Amérique centrale, où quelques pics isolés viennent seulement y plonger leur cime dont aucune n'atteint même la limite des neiges estivales persistantes, u ligne On concevra aisément qu'il soit presque impossible de donner avec précision
„,„,.. les limites en altitude qui correspondent à ces différentes zones; en effet, quoiqu'elles soient parfaitement caractérisées, à un point de vue un peu général, par leurs cultures et leurs végétations, et que l'on trouve dans les allures des saisons, surtout en ce qui louche aux météores aqueux, dis caractères différentiels Irès-nels et très-réels, il surgit une telle quantité de faits accidentels ou locaux, que les lignes de démarcation qui pourraient exister en sont de toutes parts déviées et troublées, et que c'est par des mélanges infinis, par des transitions insensibles, que les diverses zones passent les unes aux autres. Cela est si vrai, qu'au Mexique, par exemple, sur les cotes du golfe, où la limite entre la terre chaude et la terre tempérée coïncide avec un lait pathologique de la plus grande importance, la cessation de la fièvre jaune ou vomito. ou n'en est pas moins dans une incertitude perpétuelle pour savoir si tel ou tel point doit être considéré comme appartenant à la première ou à la seconde de ces divisions, tant les faits locaux s'opposent à une ligne de démarcation régulière.
Tout en y attachant une importance considérable, nous laisserons un peu de t^rST* Coté les données purement météorologiques, qui sont trop susceptibles de modifications dues soit au relief du sol, soit aux allures mêmes et au développement de la végétation. Nous chercherons plutôt nos limites dans les groupes de cultures, quoiqu'ils soient fort dépendants eux-mêmes de causes particulières, telles que nature du terrain, disposition plus ou moins accidentée et plus ou moins boisée naturellement, station plus ou moins abritée des vents régnants et plus ou moins soumise aux pluies abondantes, toutes causes qui agissent d'une façon puissante pour arrêter ou favoriser, suivant les cas, le développement eu altitude de telle ou telle plante utile. || restera donr bien entendu qu'un peu d'incertitude doit né-
cessairement planer sur les déterminations, et que ce n'est qu'en se plaçant à un point de v ue très-général que l'on peut établir les limites suivantes :
Les terres rhaudes comprennent les régions à haute température moyenne, caractérisées surtout par la présence du palmier et du cocotier, qui s'étendent depuis le niveau de la mer jusqu'à une altitude de '100 mètres environ.
Les terres tempérées sont celles où se développent les cultures spécialement dites tropicales, comme le bananier, la canne à sucre, le caféier, etc., et occupent les régions comprises entre les altitudes de 600 mètres et celles de i,5oo mètres environ.
Les terres froides comprennent la zone où l'on voit prospérer les arbres et les céréales de nos climats d'Europe, el cette zone, qui commence à 1.000 mètres, se termine à peu près aux altitudes de a,5oo mètres.
Plus haut, les conifères seuls vivent encore et caractérisent avec les graminées les premières parties de la zone placée, qui va se perdre dans la région des neiges éternelles.
Ces divisions étant en relation immédiate avec les altitudes, il est évident Bumhm
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qu'elles dépendront aussi, au point de vue de leur extension horizontale, des ^ ,ytwnn wan. mouvements el du relief du sol; c'est-à-dire qu'elles occuperont un espace plus ou moins étendu, suivant que la déclivité des pentes sera plus ou moins rapide. Cela est vrai surtout pour les terres tempérées, car les, terres chaudes sont presque toujours limitées à une assez étroite bande, qui occupe les bords de la mer ainsi que les premières ondulations qui les raccordent aux parties surélevées de l'intérieur; et les terres froides, de leur côté, ne peuvent se développer que dans les répions -montagneuses à altitude assez considérable, sur les sommets des chaînes, ou bien dans les petits plateaux auxquels donnent naissance les élargissements de la grande arête centrale. Du côté du Pacifique, les pentes sont en général assez hrusques, dans la république de Guatemala du moins, et les terres tempérées n'y peuvent point acquérir une très-grande largeur. Mais il n'en est pas de môme pour la plus grande partie de la république de Salvador, où la chaîne centrale s'éloigne de la mer, en môme temps qu'une ligne de faîte secondaire vient s'établir dans cet espace et déterminer l'existence de vastes ondu- < lations assez douces, presque de plateaux, comprises entre des altitudes de ôoo
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à 1.000 mètres. Du côté de l'Atlantique, en ce qui concerne le Guatemala, les terres tempérées prennent, au contraire, un développement considérable, car les vallées étoffées et les plaines mamelonnées de la Vera Paz ne s'abaissent que trèsprogressivement, pour se raccorder aussi doucement que possible aux basses régions du ^ ucatan.
On peut donc aflirmer que beaucoup plus de la moitié de» territoires du Salvador et du Guatemala appartient aux terres tempérées, et c'est à cela précisément (pie sont dus les grands éléments de richesse qui promettent à l'Amérique central»' le plus brillant avenir. La terre tempérée est la zone productive par excellence. C'est la région où l'on cultive les végétaux qui fournissent le sucre, le calé, le tabac, le colon, la cochenille, etc en un mot toutes ces matières premières et toutes ces denrées coloniales dont la consommation va grandissant chaque jour; produits d'exportation avant tout, dont l'abondance attire les capitaux, qui amènent avec eux le développement du travail, la prospérité matérielle et l'avancement intellectuel et moral.
L'Amérique centrale est destinée à devenir, dans un temps plus ou moins éloigné, le pays peut-être le plus riche du globe, lorsque les matériaux dont elle ..,«• k- M<ni,v,.- possôtl o le germe seront mis en œuvre avec énergie et vigueur par une race revivifiée par l'émigration européenne. Kilo dépassera rapidement en prospérité et en civilisation le Mexique, ce pays légendaire, aux mines d'argent fabuleuses, et elle le devra moins encore à sa position géographique, unique au monde, qu'à ses allures orographiques, qui y donnent à la terre lempérée un développement si considérable.
\u Mexique, en effet, la terre tempérée n'occiqw qu'une bande relativement restreinte, sur des pentes généralement assez accentuées, aussi bien du côté de l'Atlantique que de celui du Pacifique; de profondes vallées ou des ravins abrupts y rendent les communications difficiles, quelquefois même dangereuses, et, quoique riche partout où elle peut être mis»' en œuvre, elle est loin d'être pour le pays un élément de fortune proportionné à l'immensité de ses territoires. Les hauts plateaux, au contraire, constituent plus de la moitié de la itépublique mexicaine, et , grâce à leur climat, les travaux agricoles qui s'y développent ne peuvent tirer du sol, le plus souvent ingrat, que des produits qui ne sont pas
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susceptibles d'introduire, par l'échange, la richesse dans le pays. Le haricot, le maïs, l'orge, le froment, ont une valeur vénale faible, qui ne leur permet pas de supporter les frais de transport inhérents à l'exportation, et oblige presque toujours à les consommer sur place; de BOfte que les métaux précieux étant presque les seuls articles d'exportation de ces vastes régions, elles sont presque inévitablement condamnées à un avenir plutôt médiocre (pie brillant. La constitution orographique de l'Amérique centrale lui fera é\iter un semblable sort, car les hauts plateaux y occupent peu d'espace et produisent à peine assez de céréales pour In consommation du pays, tandis que les terres tempérées, qui s'y développent d'une manière remarquable, lui fourniront toujours,» et de plus en plus, d'inépuisables matériaux d'exportation , d'échange cl de richesse.