MÉTÉOROLOGIE
Sabras. — Températures. — Pluies. — Vents. — \ «nation:, bmmétriqaet. Effets électriques et magnétiques.
Uanl d'entrer dans le détail des diverse questions dont se compose ce chapilro , nous devons faire remarquer que lions ne pourrons présenter que peu d'observations qui nous soient tout à fait personnelles sur la plus grande partie des régions que nous avons parcourues. Les observations météorologiques sérieuses exigent un séjour prolongé dans une même localité, elles obligent à un établissement, sinon définitif, du moins à peu près régulier, la plupart des instruments ne peuvent pas se prêter à «les déplacements répétés, etc. Aussi le voyage rapide ne permet-il guère d aborder de pareils sujets d'études. (Quelques faits plus ou moins généraux, quelques phénomènes isolés ou locaux, peuvent seulement être observés en passant, et, pour leur donner une valeur quelconque, il faut les rapprocher de renseignements recueillis à la bâte, rarement précis et pas toujours dignes de foi. Aussi ne pourrons-nous pas insister beaucoup sur ce que nous avons observé on appris pendant le temps qui a été consacré à de nombreux et rapides voyages dans tous les sens. Ce n'est que dans la ville de Guatemala que nous avons pu passer quelques semaines, et encore nos observations, embrassant un espace de temps aussi court dans une seule saison de l'année, n'auraient-elles pas une très-grande signilication si nous ne pouvions pas leur substituer presque complètement celles qui sont faites par les révérends pères jésuites au Collège Trideutin de Guatemala.
Cet établissement possède un observatoire météorologique dont les bases oui '"fa*"1 m |,osé*'s avec la plus grande intelligence, et qui a été largement muni d'exceli.niujc Tndtibn |fin|s instruments. Les observations v sont faites avec autant de réfmlarilé Que de science, surtout depuis l'énergique impulsion qu'un Français, le révérend père
Cornette, a donné, il y a une dizaine d'années environ, à ce genre d'études, et l'on peut accepter en toute confiance les résultats obtenus, pour en tirer d'intéressantes conclusions. On a bien voulu nous communiquer les registres d'observations de manière à nous permettre de compléter une période de quelques mois, correspondant aux époques les plus intéressante» de l'année 18G6, pendant laquelle nous avons séjourné dans la république de Guatemala, et nous avons réuni les séries de chiffres journaliers dans des tableaux qui se trouveront ciaprès. On a eu aussi l'obligeance de mettre à notre disposition quelques feuilles de résumés annuels, et nous avons pu recueillir ainsi, pour une période de cinq années, de 1 8 5 9 a l863, des données précieuses dont nous avons tiré de nombreuses et intéressantes déductions. Quoique les tendances actuelles de l'observatoire des pères jésuites de Guatemala soient de se préoccuper, trop exclusivement peut-être, de la recherche des moyennes, ce qui prive de quelques faits dont la connaissance serait fort utile, il n'en faut pas moins être heureux d'avoir pu trouver un aussi grand nombre de précieuses observations, et féliciter hautement cet établissement d'avoir accumulé, pour la science, des matériaux dont elle saura profiler.
Il demeure donc établi que c'est aux pères jésuites du Collège Tridentin de Guatemala que nous sommes redevables de la presque totalité des chiffres, (pie nous avons groupés dans nos tableaux de manière à en rendre la discussion et l'étude aussi claires et aussi aisées que possible. Il ne faudra pas oublier non plus que tous ces tableaux d'observations , ainsi que les réflexions qui les accompagnent , se rapportent à la ville de Guatemala, c'est-à-dire à un point situé à un peu plus de i,5oo mètres d'altitude, presque à la limite supérieure île la terre tempérée, au milieu d'une plaine assez vaste pour que les montagnes qui l'entourent ne puissent avoir qu'une influence presque nulle sur la marche des phénomènes atmosphériques.