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134 VOYAGE GÉOLOCIQI E
Santa Maria, au pied do la montagne; mais elle est, au contraire, minimum au sommet, sous l'influent e «l'un courant d'air glacé et chargé de vapeur d'eau v^sindaire correspondant au commencement de la saison des pluies.
L'ascension du volcan de Pacaya fouriiil des résultats analogues. Au sommet de la montagne, à 2,5.">o mètres de hauteur, on trouve, en décembre, à 1 i heures du matin, et en juin, > 8 heures du matin, la même température de i3°oo, ce qui tient évidemment à ce (pie l'observation faite pendant la saison des pluies l'a été ii une heure où l'orage quotidien n'avait pas encore rafraîchi l'atmosphère
Vu volcan de Fuego, à la fin de mai . nous avons encore trouvé quoique chose d'entièrement comparable. Dans la matinée, quoique l'on gagne en altitude, les températures augmentent à mesure que le soleil s'élève au-dessus de l'horizon , tandis que, dans la soirée, lorsque les nuages se sont accumulés et que la pluie est tombée, la température s'abaisse, quoique l'on regagne les ni\eau\ inférieurs. Ainsi :
Volcan de Fuejro : (Campement dans In fonU de pins 3,a8'j mètres 5 boira du malin 6*78
idem 5 heure* 3/'i du malin f'-i>
La Mesela 3,i'iIj7 mètres 7 heures i/j du malin 1 l'uo
Somniel 'i.ooi mèlre* 8 lieures 1/1 du malin i.V.'n,
i;aui|>em.iil 3,3*4 milre» 3 heures ij\ du soir ii"'in
\oici encore quelques groupes d'observations recueillies, à différents moments de l'année, dans des points d'altitudes à pou près équivalentes.
Entre 5oo et 600 mètres, plusieurs observations de la fin d'avril, à h heures du soir, nous donnent des températures de «8 à 3<r (Rio Jiboa, Guaimoro, Jnlpatagua, etc.), tandis qu'en juin et en juillet, en pleine saison des pluies, ou ne trouve plus que a 3 à 2 5", mémo dans le fond dos vallées encaissées où la la chaleur doit s'accumuler autant que possible (Rio Grande à la Canoa , Rio (llnsoy, etc).
De même, aux altitudes de 800 à 900 mètres, entre y et 10 heures du malin, nous avons trouvé, eu avril (InGornillos do San Niccnte, Cojutepequc, Santa Teck, etc.) des températures de 26 à 27°, tandis qu'à la lin de juin (Chuacus. Salama ), on n'a plus que 2 3 à 2Ô0.
Aux environs de 1,(100 mètres, à la fin d'avril, des observations de 10 homes
DANS LES RÉPl BLIQliES DE GUATEMALA ET DE SALVADOR. 135
du matin (pied du Volcan d'IzaJco, Apancca), donnent à peu près </h ou 2 5". tandis qu'en juillet , c'est à peine si les observations faites à l'heure du maximum, entre midi et 2 heures, atteignent 2Éi°(0arrizal,Taetic, Coban, SanCristobal, etc.).
\ 1,800 mètres il y a près de 2 degrés de différence entre les températures observées à des heures correspondantes en avril (Volcan dïzalco, Ranchos del Volcan : 5 heures du soir 19*80) et en juillet (San Miguel Uspantan, Cuneii : 17* 5o.) Il faut remarquer, ce qui a peut-être son importance, (pie toutes les observations d'avril sont faites sur le versant du Pacifique, tandis que celles qui sont postérieures appartiennent à celui de l'Atlantique.
Pour des altitudes un peu supérieures à 2,000 mètres, un grand nombre d'observations, toutes exécutées au milieu de la saison des pluies (Godines, Pasesilla, Solola, Santa Cruz del Quiché), nous montrent la température très- variable, suivant que la journée a été très-pluvieuse ou non; mais', en général, le maximum ne dépasse pas 200.
Enfin, pour les grandes altitudes comprises entre 3, 000 et 3,5oo mètres, (Cerro Quemado de Quezallenango, Gasa de Consuelo, Volcan d'Atitlan, etc.). le maximum est compris entre i^rôo et i2°5o, toujours pour le mois de juillet, mais il doit assurément être plus élevé pendant la saison sèche.
Quoique ces groupes de chiffres n'aient par une très-grande valeur scientifique par eux-mêmes, et que les comparaisons ne soient pas absolument précises, puisque les heures ne sont pas toujours tout à fait les mêmes et que les conditions topographiques locales doivent avoir une influence considérable qui nous échappe, il n'en est pas moins vrai qu'ils ont une certaine signification pour prouver le décroissement graduel des températures avec les augmentations d'altitude, et l'influence considérable des météores aqueux sur la marche du thermomètre.
Si nous abordons enfin l'étude des allures de la température à Guatemala, à m. une altitude de i5oo mètres, nous nous trouvons en présence de documents in- Animent plus précis et beaucoup plus nombreux. Les éléments en sont consignés dans les tableaux suivants (n" 1 et 2) dont le premier réunit les chiffres relatifs à la marche journalière de la température pendant les mois de janvier, février, mars, mai, juin, août et octobre 1866, el le second les maxima, les minima et les moyennes mensuelles pour une période de cinq années, de 1 8 5 9 à i8fiH.
VOYAGE GEOLOGIQUE
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