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Moyenne de douze années :
3,iq5 kilov.
Valeur t,3*7,ili franc».
La cochenille est surtout recueillie dans les environs des villes de la Antigua et d'Amatillan, et les terrains propres à la culture du nopal y ont atteint des prix élevés. Cette récolte a lieu généralement dans le mois de mai, avant le commencement des fortes pluies, car un seul orage suffit quelquefois pour anéantir le travail de toute une année. Nous ajouterons ici quelques détails relatifs à la récolte de ce produit, telle qu'on la pratique encore a la Antigua Guatemala. Lorsque les insectes ont atteint, sur les feuilles du nopal qui les porte, une grosseur convenable, on plutôt quelque temps avant l'époque de la reproduction , on coupe
toutes les feuilles de l'arbuste, sur lesquelles on passe un balai de chiendent. Les insectes tombent dans des corbeilles d'osier, et le soir même on place toutes les corbeilles dans une étuve à /io° pour tuer les cochenilles; on les passe ensuite au ventilateur pour enlever les poussières cl les corps étrangers , et on les rassemble dans des sacs recouverts de peaux de bœufs pour les expédier en Europe. La cochenille, qui jouit de propriétés colorantes très-puissantes, a une grande valeur, prise sur place; après la récolte, elle vaut -5 piastres (3 "5 francs) les ôo kilogrammes. Malheureusement c'est un produit soumis à de grandes tluct tintions : il suflit, comme nous le disions, d'un coup de vent, d'un orage, pour ruiner une plantation; aussi, malgré les exemples de fortunes fabuleuses créées parla cochenille, «elle industrie est-elle de jour en jour plus délaissée.
u(. Aujourd'hui, la culture du café a remplacé en quelques points celle du nopal,
et a pris une extension considérable dans quatre ou cinq districts privilégiés, à la Antigua Guatemala, par exemple, dans les environs d'Amatillan, à Escuinlla, surtout le revers ouest du volcan d'Atitlan, dans la région tempérée située entre la ville de Quezallenango et la mer, et enfin dans la haute Vera Paz. (le produit, qui, en 1 856, n'était exporté que pour une somme de i,5oo piastres (y.Soo fr.). a été exporté, en 1866, pour la somme relativement énorme de 3oo,ooo piastres ( i,5oo,ooo francs). Ge chiffre seul peut fixer les idées sur l'extension prodigieuse donnée à la culture de cet arbuste. Quoique nous ne possédions malheureusement pas les chiffres exacts de l'exportation du café pour les deux dernières années, nous pouvons néanmoins affirmer que le nombre des plantations nouvellement mises en rapport ou en voie de création étant très- considérable, la production doit avoir au moins doublé depuis l'époque de notre voyage.
w Le sucre, pour des raisons semblables à celles que nous avons rappelées
en parcourant l'État de Salvador, ne parait pas devoir suivre cette marche ascendante.
Nous avons, d'ailleurs, dressé ci-dessous un tableau des quatre principales denrées d'exportation, et on y verra immédiatement dans quelle voie de progrès est entré, depuis une dizaine d'années, le pays dont nous nous occupons.
TABLEAU COMPARATIF DF QUELQUES PRODUITS AGRICOLES EXPORTÉS DU GUATEMALA.
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