‹ Mission scientifique au Mexique et dans l'Amerique CentraleChapitre 4 sur 89 · oo · texte numérisé non relu

oo

5, son

lJ.100

-K,«oo

»5o,ftoo

i,i!>o,ooi>

lui

i,3oo

4,5oo

i.5oo

i.Soo

Dans la seule année îHG,"),

Les im|M)rtation9 ont été de ¥,5oo,ooo

Le* exportations, de 10,000,000

Les droits sur les marchandises importées sont fort élevés, et il est difficile qu'il en soit autrement, car ils constituent, à peu de chose prés, avec le monopole de l'eau-dc-vie et du tabac, les seules ressources du trésor public, attendu qu'il est parfaitement impossible d'imposer la propriété foncière en l'absence de tout cadastre.

Les finances, d'ailleurs, sont dans un état relativement prospère, car, de même que le Salvador, le Guatemala n'a pas de dette flottante; l'Étal est seulement obligé, dans certains cas, pour subvenir à ses dépenses, de créer des bons, payables sur les revenus des douanes, et pour lesquels il sert un intérêt de i o à 1 5 p. 0/0. Nous devons, du reste, ajouter que le taux ordinaire et moyen de l'argent, dans tout le pays, est 12 p. 0/0.

L'instruction publique, au Guatemala, a suivi également les progrès généraux accomplis dans le pays. L'Université de San Garlos, fondée en 1690, est le seul établissement d'enseignement supérieur de toute l'Amérique centrale; on y suit des cours de droit, de médecine et de théologie, mais ils ne sont encore fréquentés que par un petit nombre d'élèves, généralement de race indigène, ou plutôt issus de familles dans lesquelles le sang espagnol n'est pas sans mélange. Dans les hautes classes de la société, les jeunes gens vont terminer leur édura-

lion on Europe, en Angleterre, en France OU en Allemagne; ils y trouvent l'inappréciable avantage de se familiariser aver les langues étrangères, et rapportent dans leur pays une sorte de vernis de civilisation européenne qu'on se plaît à remarquer chez beaucoup d'entre eux.

La Société économique, fondée en 179a, a traversé heureusement toutes les époques de trouble qui ont suivi cette date; c'est une sorte d'académie qui favorise surtout les beaux-arts, tout en s'occupant aussi, dans ses séances et dans ses publications mensuelles, des questions d'un haut intérêt scientifique, social, industriel et même commercial. Ainsi que nous le disions plus haut, elle a appelé dans sou sein un grand nombre d'intelligences supérieures, et si, pendant un certain laps de temps, elle n'a pas produit tout ce qu'on pouvait attendre d'elle, il est «le toute notoriété aujourd'hui cpie plusieurs de ses membres ont publié, et publient tous les jours, «les mémoires du plus grand intérêt pour le pays.

A coté de ces deux établissements d'un ordre supérieur, on en distingue un autre qui rend peut-être encan de plus grands services, et qui est destiné à l'enseignement secondaire. Cet établissement, dit Coilrjri,, Tridenlmo, est sous la haute direction des pères Jésuites, dont l'influence à Guatemala ne saurait passer inaperçue. Le collège dont nous parlons reçoit une grande partie des jeunes gens des cinq Républiques de l'Amérique centrale, qui trouvent là un enseignement complet, soit au point do vue littéraire, soit au point de vue scientifique. Nous avons eu souvent l'occasion de visiter les collections d'histoire naturelle, le cabinet de physique, etc. de cet établissement, et nous devons dire, à la louange de ceux qui le dirigent, que ces accessoires indispensables de renseignement ne laissent rien à désirer.

La population du Guatemala, d'après le recensement effectué on 1 805 , s'élève à un total de 1.180,000 habitants, qui se répartissent comme il suit, dans les divers climats.

Terres froide* Coo.ooo

Terres tempérée*. 34o.ooo

Terres chaude* »4o,ooo

Au point de vue des races, cette population peut être réprlie en quatre

groupes principaux, dont les uns se rapportent à des races pures, les autres à des races mélangées. La rare blanche et surtout la race cuivrée ont de nombreux représentants; leur mélange a produit les métis nu ladinos, qui sont un des éléments importants de la population. Quant à la race noire pure, elle a presque absolument disparu; mais elle a laissé, comme trace de sou passage, quelques mulâtres, et un grand nombre de métis de nègres et d'indiens dits Zambo*.

Le tableau suivant établit à peu près la proportion de chacune de ces divisions dans le Guatemala.

Page 1