‹ Mission scientifique au Mexique et dans l'Amerique CentraleChapitre 30 sur 89 · MOI · texte numérisé non relu

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On voit dans ce tableau que, du mois de mai au mois de septembre, il y a une décroissance considérable dans l'amplitude de l'oscillation diurne, qui reprend

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166 YOHGE GEOLOGIQLE

sou importance d'octobre en avril. Nos propres observations, combinées avec les calculs d'interpolation que nous avons dû luire sur les chiffres de l'observatoire du Collège Trideutin de Guatemala, pour établir les courbes de la figure a , pl. II. nous ont montré aussi (pie l'amplitude de l'oscillation diurne était très-grande pendant les mois de janvier et de mai, tandis qu'elle perdait sa valeur en août et en octobre. Le mois de mai ayant élé très-sec en 18GG, tandis que la saison des pluies s'est longtemps prolongée en octobre, il est permis de supposer qu'il v a une relation entre ces mouvements barométriques et les météores aqueux, relation que l'on pourra peut-être préciser quand mi possédera des documents plus nombreux.

Quoi qu'il en soit, l'oscillation diurne présente assurément une certaine variabilité, (pie l'on peut évaluer en moyenne à imm,'?Ji. En effet, nous avons pour deux années :

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• ixiilalioa diurne moyenne o~,oo-no, o",ooi*i|

Otcilltliofl diurne minimum o*,ooûi»o o'.oo.'Wifi

OM-illaliun diurne minimum •> o",ookh

Ce chiffre de 9.,mn.afi est parfaitement naturel, car on sait que l'oscillation diurne moyenne est de a0"", 2 6 sous l'équateur, et qu'elle diminue lorsque l'on s'élève en latitude, à mesure que les écarts annuels dus aux dérangements accidentels tendent à augmenter de leur côté. hmHMnm II est évident que les oscillations diurnes doivent être plus ou moins troublées nnrHmHkm ^ j ^ oscillations irrégulières qui viennent s'y mêler, tantôt pour les augmenter, tantôt pour en diminuer l'amplitude, et qui sont dues à des phénomènes accidentels, indépendants des causes générales auxquelles on doit attribuer les mouvements réguliers et horaires du baromètre. 11 suffit, pour s'en convaincre, de jeter les veux sur les courbes graphiques de la planche II, lig. a, où l'on voit des séries d oscillations diurnes, relatives à dix journées consécutives du même mois, se déplacer notablement dans la verticale, dans un sens ou dans l'autre, (oui en conservant une amplitude moyenne qui ne s'écarte (pie peu du chiiïre correspondant à la partie de l'année à laquelle elles appartiennent. Ces oscillations irrégulières proviennent probablement de l'action des vents, qui. troublant l'étal calo-

DANS LKS RÉPLBL1QI ES DE GUATEMALA ET DE SALVADOR. 167 riiiquc de l'atmosphère, introduisent des causes accidentelles par lesquelles les mouvements horaires du baromètre sont plus ou moins affectés. Ainsi, pour ne citer qu'un seul exemple, qui, isolé de cette façon, n'a peut-être pas une trèsgrande valeur, nous devons le reconnaître, on voit par nos courbes graphiques que le plus grand nombre d'irrégularités journalières se trouve dans le mois de mai, mois qui correspond à l'époque de transition entre la saison sèche et la saison des pluies, moment où il y a précisément lutte et alternance entre le vent cl ii nord-est et le vent du sud-ouest.

Les oscillations annuelles sont d'un autre ordre que les oscillations diurnes, et ne sont point affectées par elles, de sorte que, dans l'étude que nous allons en faire, nous pourrons négliger ces dernières et ne nous occuper que des moyennes journalières ou même mensuelles. Nous avons réuni dans le tahleau suivant (tahleau n° 7) les moyennes mensuelles relatives à cinq années consécutives, de 1 85y à 1 803, et nous y avons trouvé les éléments des courbes graphiques de la planche III, 6g. -i.

T4BUUU V 7.

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