MARCHE DL BAROMÈTRE PAR MOYENNES MEVSLEM.ES
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On y verra aisément que les moyennes barométriques sont sensiblement plus élevées dans certaines parties de l'année que dans d'autres, et (pie, sauf quelques irrégularités inévitables en semblable matière, les mouvements annuels obéissent à la loi suivante. Le maximum d'élévation du baromètre se place généralement au milieu de l'hiver, entre décembre et janvier, puis il y a une diminution graduelle, et, en mai ou en juin, on atteint un minimum après lequel il y a de nou-
v«au élévation, amenant un second maximum, qui a lieu entre juillet et août, et ne présente pas toujours une intensité tout à fait comparable à celle du premier; à partir de ce moment, le baromètre baisse de nouveau, atteint un second minimum entre les mois de septembre et d'octobre*, puis se relève progressivement pour reprendre en décembre ses bailleurs les plus considérables.
Vins avons donc en résumé :
Décembre ou jaivier.
Mai M juin.
Juillet ou noilt.
Septonhw nu orlobre.
Il n'y a absolument rien d'extraordinaire à ce que les moments des maxiina el îles miuiina soient un peu indécis, car ils dépendent directement, comme nous aurons à le prouver, des variations de l'atmosphère, qui dépendent elles-mêmes des allures de la saison des pluies, souvent hésitantes el un pu im%ulières, nous l'avons montré en temps et lieu.
Voyant Les mois d'avril et de; septembre correspondent, en général, à la moyenne,
qui est de 0 4 1 TOm,4j 7 , d'après le calcul fait sur un nombre très-considérable d'observations, ramenées elles-mêmes à une série de moyennes annuelles qui forment une des colonnes du tableau n° 7. Les oscillations qui se produisent dans lout le cours de l'année ne s'écartent jamais beaucoup de cette moyenne, ni en dessus ni en dessous; ainsi, en 1806 (moyenne 64i"",3a), le minimum absolu a été de 637"m,3o, et le maximum absolu de 645™m,ao; en 1 85o, (moyenne 64 in"",aô), le minimum absolu a été de 636"",5o, et le maximum absolu de 645,,m,,83. Ce sont donc des écarts inférieurs de toute façon à 5 millimètres au-dessus H au-dessous de la moyenne, et qui atteignent seulement d'une manière absolue 7""",uo en 1 H T> < » , et o,min,33 en 1809, quantités bien peu considérables, si on les compare aux oscillations de plus de 3o millimètres auxquelles le baromètre est fréquemment sujet dans les hautes latitudes.
D'ailleurs, les maxima et les miiiima absolus des différents mois suivent euxmêmes une marche qui est directement en rapport avec celle des oscillations annuelles, telle que nous l'avons établie précédemment.
Premier
IVuiième neuvième
DANS LES RÉPUBLIQUES DE GUATEMALA ET DE SALVADOR. 169 On peut le voir par les chiffres suivants, relatifs à l'année i 85g.
MOIS
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MOIS
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On y voit que les ininiina ont été les plus bas en mars et en octobre, tandis que les maxima ont atteint leur plus grande élévation en janvier et en juillet.
Ce n'est pas sans intention que nous avons réuni sur une même planche les m«<i,, courbes graphiques journalières du thermomètre et du baromètre, et sur une u..m.o»éi™ autre, les courbes graphiques annuelles des mêmes instruments. On peut y voir, h"roroHr' en effet, avec une précision remarquable, que la marche de la température et celle de la pression barométrique sont presque toujours inverses, ce qui tient, d'ailleurs, à la cause elle-même des oscillations barométriques , que l'on doit chercher dans l'action calorifique progressive du soleil. En prenant les courbes journalières de la planche IT, on voit que le minimum du baromètre suit à peu de distance, dans l'après-midi, le maximum du thermomètre qui se place vers une heure, et que le minimum de la température, à peu près au moment du lever du soleil, ne précède <pie de quelques heures le maximum de la pression barométrique. De même, dans les courbes annuelles de la planche III, on peut observer cet antagonisme constant, le baromètre s'élevant très-haut en décembre et en janvier, au moment où il fait le plus froid, tandis qu'il se maintient à son plus bas en avril et mai, période de la plus grande chaleur. Nous pourrions pousser plus loin l'étude de cette marche inverse du baromètre et du thermomètre, faire voir qu'elle existe aussi bien pour les autres maxima et minima que pour ceux que nous avons cités, montrer même qu'elle se retrouve dans les oscillations irrégulières dues à des vents plus ou moins chauds qui dépriment ou relèvent la colonne barométrique en même temps qu'ils échauffent ou refroidissent l'atmosphère; mais notre rôle est plutôt de présenter des faits que de chercher à en tirer des conclu-
ONfM
170 VOYAGE GEOLOGIQUE
sions absolues, et ces phénomènes d'antagonisme son! encore expliqués d'une manière trop peu précise pour que nous nous hasardions bien loin dans cette wtie.
EFFETS M.ICTBUM ES ET MAGXCTIQl'ES.
L'Amérique centrale, comme toutes les autres contrées tropicales, est soumise à des orages extrêmement violents, qui sont surtout abondants pendant la saison des pluies, et ces orages sont caractérisés par des phénomènes électriques d'une intensité remarquable. On a si souvent décrit les orages des tropiques, la soudaineté avec laquelle ils se forment, l<>s pluies diluviennes qui les accompagnent, les éclairs brillants, les coups de tonnerre épouvantables, les chutes de la foudre qui se manifestent pendant leur durée, que nous ne pensons pas avoir à revenir sur ce sujet. Mais nous aurons pourtant à dire brièvement quelques mots de certaines particularités dont les principaux éléments sont consignés dans le tableau suivant ( tableau n* 8 ).
TiBUU v 8.