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CHAPITRE PREMIER

ITINÉRAIRES «ÉOLOG1QLES.

Voyage de U Union (Salvador) à Guatemala. — \ oyage de San José de Guatemala au Rio Grand.-. — Voyage dan* la province de Vera Paz. — Voyage dan* la province des Altos. — H<n*M|;nementsur le département de Chiquimuli.

VOÏVJE DE IK IMOX (SALViDOBi \ GUATEMALA.

\f)iis suivrons dans ce voyage une direction à peu près parallèle à celle de la côte du Pacifique, niais à une certaine distance dans l'intérieur des terres, parcourant à peu près dans tout son allongement, niais en le recoupant plusieurs lois, l'axe anticlinal secondaire qui traverse le Salvador pour aller rejoindre, dans le Guatemala, la ligne de faite principale. La chaîne secondaire du Salvador coïncide presque exactement, dans la majeure partie de son étendue, avec la direction d'une (issnre volcanique, jalonnée par des cônes assez considérables, dont quelques-uns sotil encore en éruption. Les déjections anciennes ou récentes des volcans ont souvent recouvert les autres formations, qui elles-mêmes ne sont pas extrêmement variées, puisqu'on suit la direction d'une même chaîne; aussi u 'aurons-nous à considérer qu'un groupe de roches assez restreint, en nous occupant surtout de la manière dont la disposition orographique du pays a influé sur leur répartition. uWéabWa Après avoir pris terre à La Union, nous avons commencé' iiar visiter quelquesunes des îles qui se groupent dans le golfe de Fonseca, cette immense et profonde échancrure où pénètrent les eaux de l'océan Pacifique. Parmi les principales, il faut citer l'isla del Tigre, l'isla de Zacate Grande, l'isla «le Mianguera, l'isla de C.onchaguita et l'isla de Punta Zacate. Il y a, eu outre, un très-grand nombre d'îlots dont les plus considérables sont ceux d'Espocecion et de Violin.

Presque Imites ces îles oui une tendance à affecter une forme à peu près circti-

laire, qui s'accuse surtout dans l'isla del Tigre. Cependant l'isla de Punta Zacalc est très-déchiquetée, et Pflût d'Espocecion offre à peu près la disposition d'un croissant. Les grandes îles peuvent avoir, en moyenne, de G à g lieues de tour, et ont fioo à 800 mètres de hauteur; elles s'élèvent assez brusquement de la mer en présentant des falaises lavées par la vague, où la roche est aisément visible à nu. Cette roche présente, d'ailleurs, des caractères tels, qu'il est difficile de la définir nettement; souvent c'est, un véritable trapp basaltique; d'autres fois elle présente un cachet semi- volcanique très- remarquable. Les falaises de l'isla d'Espocecion montrent d'immenses parois verticales et de gigantesques blocs accumulés, composés d'une roche très-compacte, noirâtre ou brune, auxquels l'action des eaux de la mer donne un singulier poli.

A la base de l'isla del Tigre, on voit comme une immense coulée qui vien- jmi t.,.« drait se précipiter dans les flots de la mer; elle se compose d'une roche absolu- "t^i^lT""" ment noir».', très-compacte dans les couches inférieures, mais présentant un aspect singulièrement scorifié à la surface. Dans l'intérieur de l'île, on rencontre de gros blocs d'une roche noirâtre on brun foncé, quelquefois un peu celluleuse.. qui a certains caractères des frappa lwsaltiques. D'autres morceaux sont tout mouchetés de petits points blancs dans lesquels il faut xoirdes restes informes de cristaux de feldspath disséminés dans la pAte, et font penser à des tracbvles porphyriques puissamment altérés. Au sommet du cône qui constitue l'isla del Tigre, ou trouve enfin des blocs plus ou moins volumineux, blancs ou rongeAtres, quelquefois mouchetés de points blancs, souvent huileux ou même tout à fait scorifiés. Les populations indigènes considèrent l'isla del Tigre comme un volcan éteint; il est certain que sa forme caractéristique peut corroborer cette opinion, mais il faut reconnaître que, si c'en est un en réalité, il doit remonter à une époque fort ancienne et où les manifestations ne revêtaient pas des caractères identiques à ceux qu'elles présentent aujourd'hui dans les volcans du voisinage. Nous aurons, d'ailleurs, à revenir sur ce sujet dans le chapitre spécialement consacre aux volcans.

A La Union même on trouve une roche qui ressemble beaucoup à celle des u t»»». îles de la baie de Fonseca. Elle est plutôt brunâtre que noire, et, quoique plus ba"""'""v compacte que celluleuse, elle rappelle toujours ces magmas indécis aussi voisins des trapps basaltiques que des trachyles porphyriques. La plage ne montre la roch"

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