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CHAPITRE PREMIER

RENSEIGNEMENTS SI R LES VOLCANS DES REPl BLIQl ES I)E COSTA RICA ET DE NICARAGUA.

Volcans dp Lhiriqui, Rovalo fl Blanco. — Groupe de» volcan» de Cartago (Turrialba, Irazu, Barba i — Volcans de l'ouesl du Costa-Rica (Los Volos, Miravalles, La Vieja, Orosi). — Volcan» de» Ile» du lac de Nicaragua (Mandeira, Omotepcc, Zapatera). — Volcan de Mnmbarho. — Volcan» de Masaya et de Nindiri. — Volcan de Momotombo. — Volcan» de la plaine de LAm (Los Marabio», Kl Viejo). — Volcan de Conseguina.

Nous allons essayer d'esquisser, dans ce premier chapitre, l'histoire des volcans duCosla-Rica et du Nicaragua, repartis suivant une ligne axiale moyenne dirigée du sud-est au nord-ouest, et formant en quelque sorte le premier groiq>e du système eentro-aniéricain. Ainsi que nous l'avons dit, nous n'avons pas parcouru nousmêmes les républiques de Costa-Rica et de Nicaragua , el nous n'avons pas examiné de près les volcans qui accidentent leur territoire. Nous avons donc été réduits à chercher de côté et d'aulre les renseignements épars dans quelques ouvrages qui traitent accidentellement de cette matière, et nous n'osons pas revendiquer une grande autorité pour cette étude , qui n'est en réalité qu'une compilation de divers auteurs, dont les noms seront cités chaque fois que nous leur emprunterons quelques documents. Les synonymies, les incertitudes de positions géographiques, les appréciations plus ou moins vagues des hauteurs, etc., sont autan) d'éléments d'erreur qu'il n'est pas possible d'éliminer complètement, et nous «levons avouer que, malgré les comparaisons systématiques faites entre les récils d'écrivains différents , malgré un coup d'u-il rapide jeté sur les cimes principales lors de notre voyage par merle long des côtes du Pacifique , nous avons encore conservé des doutes sur certains points de détail. Quoi qu'il en soit, nous espérons a^oir atteint, non pas l'exactitude absolue, mais un degré d'approximation sullisant, el nous pensons que les recherches qui vont suivre ne seront pas complètement inutiles a la science.

VOLCANS DE ' MlilH.il I ROVALO ET BIANCO.

Les premières montagnes volcaniques qui font partie du système de l'Amérique centrale sont situées dans la province de Cliiriqui, appartenant à la Confédération de la Nouvelle-Grenade. Cette région est encore extrêmement sauvage, très-peu peuplée, et n'a que rarement été parcourue par des voyageurs, de sorte que l'on ne peut avoir qu'une confiance très-lhuilée dans les quelques données que Ton possède sur elle. Nous n'avons eu entre les mains les relations d'aucune personne avant examiné de près les volcans de cette province, et il est probable que, s'ils ont été considérés de loin par quelques voyageurs, ils n'ont, dans tous les cas, été gravis et étudiés par aucun. Aussi ne j>eul-on se baser que sur leur forme pour supposer leur nature et leur origine, et nous nous bornerons à dire qu'il est probable que ce sont des volcans, sans vouloir poser une affirmation absolue à ce sujet. A en croire M. Squiers (The xtates of central America, etc., p. ûoo) ce seraient des cônes d'une élévation assez considérable au-dessus du niveau de la mer; il leur assigue en effet les bauteurs suivantes :

Volcan de Cbiriqai .t,i35 mètres ( 1 1,»65 pied»). Hauteur*

Volcan de Hoialo »,«6t mèlrc* (7,0*1 pieds). dr» .ofc»n.

Volcan do Illanco 3,58o mètre* (i 1,760 pied»). du «Kl-rt-im-n.

de CJiiriniii.

Mais, comme l'auteur nommé ci-dessus ne dit ni par qui ni comment ces bailleurs ont été calculées, nous pensons que l'on ne doit les accueillir que sous toutes réserves; mais il en ressort, néanmoins, que ces montagnes étant de Irèsbaules sommités, posées sur un versant dont l'altitude ne dépasse pas 1,500 mètres, et le dominant par conséquent de beaucoup, elles ont dû pouvoir être vues de très-loin et examinées avec assez d'attention pour qu'il soit probable que les voyageurs qui en parlent ne se sont pas trompés sur leur nature.

Le Pic ou volcan de Cliiriqui est situé au voisinage du golfe de Cliiriqui, à une l-»nuIcu> trentaine de kilomètres tout au plus dans l'intérieur des terres, et l'on doit très- " dt^L',u", bien l'apercevoir de l'Atlantique, lorsqu'on y navigue en longeant la côte. Le Ko- j*ir^, valo est à une quarantaine de kilomètres plus loin dans le nord-ouest, et le Blanco

le lereant

à la même dislance du Rovalo, en suivant la môme direction. La particularité u» i-Au.mi,«. la plus intéressante de ces montagnes, en admettant qu'elles soient des volcans,

Vu;»ge gwilrççiqut. 3g »

est d'être situées sur le versant de l'Atlantique, tandis que tous les volcans dont nous aurons à nous occuper par la suite appartiennent à la région du Pacifique. Cela tient à l'angle que forment entre elles les directions du système volcanique et de la ligne de faite du pays, et c'est grâce à cette disposition qu'après avoir trouvé, du côté de l'Atlantique, les cônes de Ghiriqui, de Rovalo et de Blanco. on voit les volcans des environs de Cartago se poser presque sur le sommet de l'arête principale, et préluder ainsi au passage de tout le système sur le versant du Pacifique. En résumé, nous pensons que, quoique l'on ne possède pas de recherches précises sur les montagnes de la province de Chiriqui, on doit néanmoins supposer qu'elles sont des volcans; d'abord parce que leur position géographique coïncide d'une manière parfaitement convenable avec la prolongation de la direction bien définie du système du Costa-Rica et du Nicaragua; ensuite, parce que leur hauteur et leur importance conduisent h croire que ceux qui les ont vus ont dû les observer avec soin et n'ont pas pu leur attribuer, sans justes raisons, une forme aussi caractéristique que celle d'un cône régulier. Nous ne savons pas que l'on ail jamais parlé d'une éruption de l'une de ces montagnes, soit dans les périodes reculées de l'histoire centro-américaine, soit à l'époque actuelle.

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