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l'habitude d'imiter les gestes que de répéter les questions de leurs interlocuteurs.
Si l'on envisage la faculté d'imitation au point de vue de la reproduction des instruments, ustensiles ou autres objets d'utilité, on consiste que cette faculté fait entièrement défaut chez les Fuégiens. Nous n'avons jamais pu. par exemple, obtenir d'eux la confection de l'objet le plus simple d'après un modèle donné.
</. Perception. Assimilation.
Ces facultés sont très secondaires chez les Fuégiens, en dehors de ce qui forme leurs occupations habituelles cl des faits matériels. Par exemple, ils n'ont pas compris l'utilité de diviser le temps et de compter au delà de trois. S'ils avaient pu concevoir le service que ces notions leur auraient rendu, nul doute qu'ils ne fussent depuis longtemps arrivés à les exprimer dans leur langue. Sous ce rapport, ils seraient plutôt en décadence, si l'on admet, comme M. Bridges, qu'autrefois ils comptaient beaucoup [dus loin que le nombre trois. Toutefois, les preuves manquent pour établir ce l'ail.
D'un autre côté, leur perception es! assez vive s'il s'agit de phénomènes matériels. Pour les occupations qui leur sont habituelles, cela n'a rien que de très naturel. Mais leur aptitude est la même à l'égard des faits d'ordre matériel nouveaux pour eux.
C'est ainsi que nous aurions pu parvenir, sans trop de peine, à en faire des aides passables pour les préparations d'Histoire naturelle ou la récolte des échantillons : la première condition pour cela eut été d'avoir des provisions suffisantes pour pouvoir les nourrir, en quelque sorte à notre service.
Leur puissance «l'assimilation est réduite au minimum; c'est, sans doute, en grande partie à celle cause qu'il faut attribuer l'absence de tout progrès dans leur genre de vie. Ils sont exactement au même point qu'à l'époque où les premiers voyageurs les ont rencontrés, il y a deux siècles. Les exemples de Fuégiens venus en Kurope montrent que ces individus ne se sont rien assimilé pendant leur voyage, sauf, peutêtre , l'art de coudre qu'une des femmes a appris. Il en est de même
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Je deux Fuégiens que nous avons longtemps observés à la haie Orange et qui avaient été embarqués pendant plusieurs saisons de pêche sur des navires baleiniers américains, comme matelots indigènes. Rien absolument ne pouvait les faire différencier de leurs compatriotes, et ils n'avaient pas retenu plus d'une vingtaine de mots anglais.
c. Déduction- Idées abstraites.
Les Kuégiens se déterminent souvent à leurs actes par déductions : « La forme des nuages, la direction et la force du vent, I apparition d'un arc-en-cicl sont pour eux autant de présages dont ils tiennent grand compte avant d'entreprendre une opération quelconque. » (M.wm.u., Histoire du voyage, p. 20a.) C'est dans ce sens que M. Bridges a pu dire ( travail inédit) : Les Fuégiens sont éminemment utilitaires dans leurs idées.
Ils nous ont paru n'avoir aucune idée d'intuition, et leur génie inventif est aussi borné que possible. On doit, cependant, reconnaître qu'ils font preuve d'ingéniosité dans beaucoup d'actes de la vie matérielle : en se procurant du feu au moyen d'étincelles de pyrite de fer reçues sur du duvet d'oiseau, en fabriquant le lire armes et leurs pirogues, etc., mais ils ne font ainsi qu'appliquer des connaissances transmises par tradition depuis des temps très anciens. Par contre, ils savent à peine dresser leurs chiens a la chasse des loutres.
Les idées abstraites sont chez eux à peu près nulles. Il est difficile de déliuir exactement ce qu'ils appellent un homme bon et un homme méchant; mais à coup sur ils n'ont pas la notion de ce qui est bon ou mauvais, abstraction faite de l'individu ou de l'objet auquel ils appliqueraient l'un ou l'autre de ces attributs.