‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 127 sur 161 · I. \N(. *GR · texte numérisé non relu

I. \N(. *GR

sert ii désigner d'une manière générale tout objet d'ornement ou de vêlement. Ce bandeau est fait avec une peau de Dernicla anlarelica, garnie de ses plumes : Chakaach pakkal.

Un autre bandeau de front, plus usité, est en duvet de goéland : kalata ou/liifmkou: ou le uotitnie Apaauara : les petites plumes de ee duvet sont fixées au moyen d'une fuie tresse : A\t/ia (Pl. .111/1'.//:.'. -a).

Bracelet : Tamoaaiuaimaha ou Tonmoannmaka. porté par les femmes immédiatement au-dessus de la cheville; il est en peau de guanaro : Maiaka tamouammmaka, ou en peau de phoque : Ama tamouitttotimitka.

Os bracelets sont serrés sur la peau; les femmes n'en portent jamais plus d'un à chaque membre* Pl. A A A il , //>. i).

Ciseau en coquille : C.titnuf tmioitana. (ïalouf est le nom d'une valve de moule de grande espèce, taillée et aiguisée à l'extrémité, puis lixée avec une lanière en peau de phoque sur une pierre qui sert de manche; touowina signilie attaché (Pl. I .l .l //./<>. i |).

Ce ciseau est l'instrument dont les Fuégiens se sont servis de tous temps et qu'ils emploient fréquemment encore, pour découper les érorces, abattre les arbres et tailler les harpons.

Ciseau en fer - Tmikatapana , son manche en bois : kioaa. l'attache: laniacla, du ciseau sur le manche, est faite avec une lanière de peau de phoque : Tanmuta am'oiiara ou A ma tamonla .

C'e*l le ciseau moderne, fait avec un morceau de fer : /'«>«, ordinairement une lame de rabot, enchâssé dans un morceau de bois : Chu» paya mtanmih, fixé à une pierre servant de manche : A<uii taouaiia [Pl. A'AAII,fif;.

Coin en os : lia (Pl. A A A /1, /(>. o).

Cet outil, en os de baleine, est utilisé dans certains cas, par exemple pour fendre les foënes à quatre dents.

Collier tressé : Oupakliouana ; ce genre de collier est tressé en libres d'intestins de jeune phoque : Aouia a ma ; au centre : Itakoan. il y a une line tresse : Açina, en nerf île baleine, lequel Tonne aussi la tresse double de l'extrémité des rangées du collier; la ligature : ) amacèta du collier est une tresse en tendon de baleine. Ce collier est porté seulement par les femmes : kipa tapa/i maknu.

lue autre espèce de collier est constituée seulement par plusieurs tours de tresse : Aii/ia portés au cou ( Pl. 111/1',». 3); à ce collier était quelquefois suspendue une perle de verroterie de la Mission française, perle que le* Fuégiens appelaient l'reti: palalaçirh.

Collier en os : llat h: il est fait ordinairement avec le radius «le cormoran : Acfiaki ouçanint liatotich, coupé en rondelles enfilées sur une tresse: Açina; une ligature en cheveux : Omhka vamacëta. ou en nerf de baleine, sert à réunir l'une à l'autre les deux extrémités du collier (Pl. A 1.1 III, Jig. 5).

;t)M) MISSION Dl' CAP IIORN.

Collier on coquilles: Oiic/ipoukn i Pl. .1 1 .1/1', fis- \); ce nom désigne aussi la Pholinula violaeea, dont les coquilles constituent le collier: les trous : krimnit. des coquilles sont obtenus en usant celles-ci sur une pierre; on les enlile ensuite sur une tresse : \, ina, en nerf de lialeine.

Couteau : (Unix, servant à découper les écorces de pirogue, ou plus exactement à tracer, sur ces écorces. connue avec un poinçon, la combe suivant laquelle on devra 1rs découper. Les l'uégiens n'ont pas d'outil indigène analogue à notre couteau; ils le remplacent par le ciseau en coquille ou en 1er. quand ils peuvenl se procurer celui-ci.

LYorçoir : t;<uui-t>,m et T<i/.mi/,i; il est en hoisde Herberis el sert à détacher les éi iiices d'arbre destinées à la confection des pirogues ou autres objets.

Leurrer un bout de bois, en détachant l'éeorce avec les dents, se dit : } /nptitfi.

l ard : il y en a de trois sortes; le blanc s'obtient avec de l'argile : Toiimnnip-.u : le rouge avec de l'ocre: lini; le noir avec du charbon de hois : i apmirhiikli.

londxi (ou lampa) totimaropoi, . mâcher l'argile, pour la délayer avec la salive.

K'iiilmHUtit : faire des points blancs sur le visage avec l'argile et un poinçon mi spatule de bois, appelé : ikiiii Ittpaluhh ou Kimni .1/1 ).

(Jiipoi n l.tiuif) : tracer des raies horizontales, bordant les points.

hui.il.lilrkn et Tnhntii.iiKiiin : tracer des raies transversales sur la figure, par exemple avec du charbon.

TnH,il"tn t<u>ni et Tiunicli'ttmich'ina : barbouiller la figure en rouge avec la poudre d'ocre.

)',ip l .iu-hto<ini:><iu"iii" ■• barbouiller en noir la figure avec du charbon. li, nu : faite des raies rouges verticales, sur la ligure, avec l'ocre. Ihtl.'-upotntiui : tracer, sur la ligure, une raie Ixiri/outalc noire, passant sous les narines, a»ec un mélange d'ocre, de charbon de bois et d'huile.

Flèche: |i ( 7/.r): la pointe est en os de baleine et se nomme: Jnikfi el ItiA» mit: ce dernier mot signifie au«-i douleur lancinante. On nomme Yao ou lyvnuii les barbes de la lléche; Milunn les plumes de ces barbes; ce sont des plumes de cormoran : (Jncntiim [l't, .111'. //. .*>).

La pointe e-i fixée à la lléche avec une ligature : Oiuuni. en nerf de b;.leine.

La lige de la flèche est eu bois de May tenus : \ynk<ni.

ta s flèches sont hvs peu usitées à | a baie Orange; les Fuégiens disent qu'elles leur servent quelquefois à tuer des oiseaux. Tailler des pointes de flèche se dit : \hnna.

Foène à deux dents : Knlann: son manche : CImyh. est en bois de hêtre : Chn„p,ixn owtrouch: la l'oène elle-même est en bois d'épinc-vinette : Tçclia:

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