‹ Mission scientifique du Cap Horn, 18821883Chapitre 128 sur 161 · I. \NG AUE · texte numérisé non relu

I. \NG AUE

sa ligature : Tamouta. sur le manche, osl en lanière de peau île phoque : Am'ouara. Celte foëne sert à récolter les chilons et patelles; celle opération se nomme : Aouara tçtkalana (Pl. .1.1 //. Jiç. 3).

La foëne est fendue en deux : Oumiatmi, à son extrémité. On allai lie avec du jonc les deux branches de la fuèue à leur origine, pour les tenir écartées; c e>t ce qu'on appelle : TtahunliULu.

Foëne ou fourche à quatre dénis : Pila ou Tthita, en huis de lieibcris; attachée : Tamouta ou Taouana, avec une lanière de peau de phoque sur un manche : Akamouch ou L'haya. en bois de Fagus heluloides : Ouarouch chapitra. Elle sert à harponner les oursins. On l'appelle Te lu- lia U hita quand elle est laite en hois de Hcrheris, cl lÀouch u-hita quand elle est fabriquée en bois de l>rim\s ( /'/. .1 .1 A il, Ji^. 4).

La ligature qui maintient les dents de la fourche rapprochées, quand on ne se sert pas de cet engin, est en peau de phoque et se nomme Tialachtaka.

Fronde ; Ouataoua ou Ouatèoua : la poche est en peau de ^uanaco, de loutre ou de phoque; les cordons, en tresse : Tabim, de nerf de baleine ou en lanière de peau de phoque [ Pl. .1 1 I , //>. i ' { ). Le renflement de chaque extrémité libre du cordon s'appelle Kouffoa ou kouppnu. et quelquefois Totttéçilana. Les Fuégiens placent une pierre dans la poche de la fronde; puis, tenant à bout de bras dans la main droite les deux extrémités des cordons, ils font décrire à la fronde, dans le sens vertical, deux ou trois mouvements de rotation rapide. Ordinairement les hommes portent une fronde autour de la tète ou autour du cou ( Pl. A A A . .//>. 16 et 17).

Gant de travail : Machuloupina ou Mâcha lapina en peau de guanaco : Amara tétléça, avec un lieu en peau de phoque : Aitut tamouta, ou en jonc : Mapi yamaecta. lie gant e>l un accessoire de travail, assez rarement usité d'ailleurs. On le porte : Totiatoumalvé, sur les trois derniers doigts de la main droite, le coté de la fourrure appliqué sur la lace dorsale de la région métacarpienne, les doigts restant libres pour manier le ciseau ou le couteau avec lequel les Fuégiens taillent : .-l/i'ci, les manches de harpon (Pl. A A AU, Aï- 10).

Harpon à une entaille : Aoya: la pointe se nomme aussi Inckh ou Inik/i, quand elle est petite; le manche : Kachmtma ou Choya, la longueur des manches que nous u\on> mesurés était de i"','>6 (Pl. AAAl./i^. 6 et 7).

La ligature en lanière de peau de phoque, qui as>ujellil la pointe au manche s'appelle Tamouta. Le manche est ordinairement eu hois de l'abus hetuloides : Chapaya ouarouch; les plus beaux sont en hois »le Drimvs : Onchkoulta, taillé : Atiçi, eu forme de prisme à huit à dix pans. Quelquefois, une petite espèce de ces harpons est fabriquée avec une cote de phoque : Am'iç.

■VU mission i»t cap nous.

La pointe de ce harpon esl mobile sur le manche : l'arle do la fixer dans l 'entaille du manche se dil Taya (fermer le harpon), détacher la pointe du manche se dit Alanifala (ouvrir le harpon).

Quand le manche est petit : J aka kachotima, on l'appelle habituellement Akamam/i.

Harpon à dents de srie : C/aair/iaoy a : ordinairement fait en os de haleine : Onapiça hnlomh; les entailles de la hase se nomment Akac/ta; les dents du harpon : Tann. Il a un Ion;.; manche en hois : Ouarauch kac/imima ou choya, sur lequel il est fixé avec une ligature : Taouara anana, en lro!«se : Tapi ou Valant, en nerf de haleine. L'extrémité effilée de la pointe s'appelle KarhoHc/i, ou nez; la pointe se nomme quelquefois ( hichtanimana. La pointe esl lixée an manche, >-ans pouvoir rahanrlomier ( /'/. I I A /, fia. *>); l'acte de la fixer ainsi, au moyen d'une ligature en s'aidanl des mâchoires, se dil Taouarou^nmitiviitaïui i /'/. Les harpons de celte espèce, plus pctils, pour la chasse des oiseaux se nomment Totikun : pour albatros: harapou tniikou; pour manchots: t'honcha toukoii: ils ont quelquefois deux pointes accouplées et sont dits alors : iaiha loukoii.

Harpon à dents de scie, en bois de Ma.vlenus : iyaknn ourhaoya.

Harpon en bois, à une entaille : tyaf.an noya.

Harpon en bois, à forme de 1er de lance, à deux entailles : Ayakan inikh cumpaï acha-ou. { |,a /i>. », /'/. I I I//, représente un harpon de celte tonne, en os.) Harpon en bois, avec dents de scie sur les deux bords : iyakou • hoiichauya coaipat aclm^ati.

Hutte : Akar: faire, construire une bulle : ll.ar tl-ma: couvrir une hutte: Tim-hkaya ; former, boucher les trous d'une hutte: Tçiar/at; couvrir, en dedans, les parois d'une bulle avec de vieilles écorecs de pirogue : Louka Içiaran; incendier une hutte, accidentellement : Akar takkata. La place où l'on l'ail le feu dans le- huiles s'appelle Luuchtaia ; de là vient le nom Ouçihuicltotta, pays à l'aspect rougeàlro. Amas de coquilles \ ides devant une Imite : Akar lakach. Hottes de paille pour appuvor le dos, le siège, dans les huttes : Skimouc/ioiika. Plaques de terre ou de mousse pour recouvrir les Imites : Tilana.

Lanière : Tamonta. Lanière eu peau de phoque : Oaara: son extrémité large : Çhnun : son extrémiié effilée : Ci ou/; rouler la lanière : Outeinkaouaniii'i : h mâcher pour la ramollir: }'»ua; l'allonger on la tirant avec les deux mains : fiança : l'éiirer, l'une de ses extrémités étant fixée à un point d'appui : Mnupeïlan: couper la peau de phoque en circuit pour l'aire une lanière : hara.

On appelle encore la lanière : Otikacha: elle sert pour tous les amarrages; les ligatures de harpon, etc.

Une autre espèce «le lanière, plus courte, se nomme Moun; elle est faite également en peau de phoque.

Ligne de pèche : Apottr touarnnn el Aponr tain; il en existe deux espères. La plus usitée est formée d'une longue lige de goémon \ Macrocvstis pyrifera ) : Aonch ta/koa, avec laret : Oujhuhuita, pour fixer l'appât. Ce lacet, appelé an»*i Oit fit par abréviation, est fait avec un brin de pbnne d'oiseau ou un simple hrin île jonc. Le nreud <pii fixe l'appât s'appelle Toukuulinê. F.a pierre ijtii sert de lest se nomme C/tfinfii i /'/. I l I //,/»>. •'»>•

L'autre espèce de ligne appelée Tabim, Tabi ou 7V?/»/ est une liesse en nerf ou tendon de baleine : Hua/tira <mt boitami ( l'I. . I I . I //, //i-. ."> i.

Les Fuégiens pèchent, très rarement, avec une liane emmanchée, qu'ils tiommetit Tamakottrh.

Nasse : Tçtioiinnour/i.

On appelle ainsi une espèce de panier grossièrement tressé en jonc et en écorce de Ma.vtemis : Aïkunch; il peut servir à prendre de petits poissons, mais on ne l'emploie qu'exceptionnellement.

l'auier : Kaidjim. Ce mot désigne les paniers à mailles lâches, tressés en jonc : Mapiendé yntSna, munis d'un cercle : '/'ouata ou Tunyataton, à leur partie supérieure (l'I. A T. !//,//>. - et 8).

Ces paniers sont habituellement pourvus d'une anse en jonc tressé; qucliplefoiscelte anse a trois branches, elle est dite alors: \tnti-n tri/,ayamouc/ta.

On appelle Amapacltana le tressage de jonc autour du cercle supérieur, el ï'alcna le tressage du corps du panier.

Le mol : Taounla désigne le panier à mailles serrées, tressé : Vattna. en jonc; l'unse du panier, appelée Tamouta, est l'aile en lanière de peau de phoque; elle se nomme Tçikaehangamatn ou T<;ika\ amodia quand c'est une simple tresse de jonc, sans oreilles i /'/. III ///.//>. i et 21.

Les deux trous où se fixe cette anse, el qui en sont en quelque sorte les oreilles, s'appellent Ankina ou Inl.ina; le trou du fond du panier : Tçatantana; on appelle lateka les trois brins de jonc qui servent à tresser le panier.

Le cercle en bois qui maintient l'ouverture supérieure béante s'appelle Kachoo na .

Ceigne : Ouc/itanim. C'est un morceau de mâchoire de marsouin : Çaouïrtanoukh toun OU Çaouianokh loun i l'I. A I I ///, 1 11.

Il sert à peigner : Akitéma, les cheveux; se peigner soi-même : Makitrma.

En outre, les Fuégiens, surtout les femmes, ont l'habitude d'oindre : 7onmachou el Tachou, les cheveux avec de l'huile de phoque : Amakhoun.

La mâchoire de loutre sert aussi île peigne; on l'appelle Uapou lamana ou Ayapou toun, loutre se disant Ayapou ou Yapmi.

.10 i M I S M o N 0 l C \ P II O R N .

Pièces ou lacets : Oujlucharui, en fanons île haleine : Ouapiçn loch, attachés : ItiiiHuetx, les uns aux antres par une forte tresse : Tabirn, en nerf «le haleine ou par une lanière d<- n ilf phoque : Irait owira [ l'I. . I I I', fie. 11 et i3).

I il jeu <le collets ainsi i éuiiis >»• nomme- Oufhl.n. mot <|iii sL'inlîe aussi serrer le* collets les ramasser. On se sort «le ce pièue pour prendre les jrros oiseaux; l'acte «!<' ti'iiilre les pièces s'appelle Te A a (l'I. Y.YY, Jïl:. la et i3).

Pierre à l'en : Inniuti : l«*s l'in-giciis «diiuniient liahiiiiellement le feu en clinquant l'une contre l'autre deux «le ces pierres «l'inégale grosseur; ils «lisent «pie c'est un cnupl<- : \htt<>ukuu. «loni la plus grosse pierre sciait le mâle : Oua, et la plus petite, la femelle : hiptt.

Iioiutli si-uilie aussi frapper les deux pierres l'une contre l'autre pour en tirer «les ctm««'lles. On reçoit l'étincelle : ikîçi. sur «lu duvet : (Jufhtntikvu, d'oiseau, «pie Ton emiserve souvent sous l'urine de pelote dans la iiieiiihrane «l'une patte: h a lu An. d'albatros.

Pince à feu : l.'il.l.ti : c'est un hout «le hois de Herheris : Tylin, femlu : Oii/mit'ii. .1 s,,|) extrémité et «lesliné à prendn- les cliarhous ou autres objets sans se brûler.

L'action de se servir de c«'tie pince s' ; ,;ip«d!e Tnmboila ou tnibntlu, et ce IllOt -(«et souvent à «I. •signer la pince elle-iuèine.

(lu voyait plusieurs de ces engins dans toute* les Inities, à notre an ivée à la hai«' « tranife ; m.iis ,i\ moi* api es il- a\ aient presque entièrement disparu, sans «pie m ni* avons eu IVxplicatiou de ce l'ait.

Pirogue : !//>/«. I.e type commun < • n t>*a-c à la baie (transe est en écoree de l'agn* helutoïdes ( ( hniitiinl, ottrfi paya : et a Min 1 durée maximum «le si x mois.

Ci lle pirogue doit «■nntenir. comme charge ordinaire. - personnes dont > enfants, l'uu de ceux-ci «"•tant porté sur le dos ou tenu sur le sein «le s;, mère. Il n'y a pas «le pl.n e spéi'ialeuieul alfectee soil aux hommes, soit aux femmes, s«>it aux enfants. I.e» passagers ~e répartissent par pain' dans rharmi des trois coni|<ai linx nts «lu mili«'U i /'/. III/. tu:, i i.

Habituellement , la pi ne- ne e>l conduit «> avec deux pagaies, uiaii'i'iivrées cha- «•une par une femme dans le plus i;iatid compartiment nu tlian. Lorsque le

temps est mauvais, ou «pi on a licsi,in d'aller vite, -mploie quatre avirons

ou pagaies, dont deux -"lit tenus dans le sivonl plus ^rand comparliiueut du milieu. Kxeeptioiiiielli'iueiit, on a recours à un cinquième aviron.

I.e feu : l'oucli-tl.i et htv« (ce «leriiier in «t «li siL'naui plus spécialement le hois à brûler) est toujours scrupuleusement entretenu dans une pirogue «lés «pi'elle quille la plagv. Il est fait sur une plaque: Ajf. «le terre, placée dans hfond «le l'embarcation ; pour l'alimenter, on se sert invariablement «le hois mort, sec, dont une prov ision est gardée au-dessus 'les plats-bords, à l'une des extrémités «le la pirogue.

i.anoag»:. 30:> La pirogue esl l'objet le plus précieux «le tout le mobilier fuégien, «l'abord par les services qu'elle rend, ensuite par la difficulté de la fabriquer, surtout dans certaines saisons, principalement l'hiver, où il est impossible de se procurer l'écoicc nécessaire à sa confection.

Quand les Fuégicns débarquent pour passer la nuit quelque part, leur premier soin est de mettre leur pirogue en si'irelé en la hnlunl, sur un lit d'algues, au-dessus de la laisse des hautes mers; pour l'amarrer quand ils sont à la pèche, par exemple, ils se servent simplement des liges de goémon (Macrocyste) qui sont fixées solidement sur le Tond, et dont ils attachent l'extrémité flouante à l'avant de la pirogue.

Nous donnons cUlessous la nomenclature des termes fuégiens usités pour les diverses parties de la pirogue :

Jmtza : écorce formant le revêtement latéral.

Ouiteka : baux ou barrotins roliani transversalement la pirogue, en bois do Maytenus : I.apatakh aiakou.

Tctaka : demi-cylindres on écorce sur les pluls-bords do la partie moyenne. Tamara : ligatures des baux sur les plats-bords.

AihiHich : demi-cercles en bois de Drimys, juxtaposés, formant la membrure. Louka: plaques d'écorce du fond de la pirogue, à l'intérieur. Itmmakaya : pointe de la pirogue, à chaque extrémité.

Trie'titkaiiaiia : lien fixant la pointu de la pirogue au bau de chaque extrémité.

Triachagou : coulures verticales dos plaques d'éeoreo formant le revêtement extérieur

Mamnta : coutures horizontales de ces pbqucs d'écorce.

Ithlakh : plaque d'écorce formant le fond de la pirogue à l'extérieur.

Ouka : couture longitudinale extérieure séparant YAmtza de X Ithlakh.

Luiiti-itiikh : plaque d'écorce formant les deux pointes de la pirogue.

Ourrlum : nom de toutes les ligatures, s;iuf celles qui sont faites accidentellement en lanière de peau de phoque CI m' ouara).

Tchilanana : rigolo médiane pour collecter l'eau a l'intérieur cl dans le fond de la piroguo

Àkachou : entailles des extrémités des OuiUka. Ouchoun : calfatage des joints avec des feuilles tassées. Kachou : latte* longitudinales sur les plais-bords, bous YAmtza. Kachouiia : ligatures de ces lattes, pour les fixera l'éeorrc.

Tehikachpt'tna : lattes longitudinales doublant l'intérieur de la piroguo au-dessous des Louka.

Tan : terre commune servant à calfater lécorco sous les premiers Aïkouch, à côté do l Ouchoun.

Réparer une pirogue se dit : Anèn tégltilé: la calfater : Taki et Tottpakona. Faire une pirogue : Ouchtagontn anèn, Tchkacltana anèn, et Lapon; ce dernier terme signifie aussi : faire un chemin sous bois.

Ui„ion rf« cap Horn. I. VII. 3f>

MISSION Ut> CAP 110 UN.

Fait*» un chemin pour la pirogue : Oua/ia: ce chemin, d'une huUe à la nier, se ilit : Otui; chemin do pirogue on général : Ouanan.

Hisser, haler une pirogue sur la plage : Aourala (nu Kouçatvka) anè/i.

Amener, mettre à l'eau une pirogue : hauramm et Ouanouroii.

Vider l'eau il'unc pirogue, avec le vase en écoree : Tirudakoit.

Détacher I écoree de l-'a^us bctulohlt-x pour construire une pirogue : Tiufhrif.'tiin.

Noircir, enduire de charhon de huis délavé avec de la salive, les liens en fanons de haleine réunissant les éeorces de pirogue : Touilampina.

Plat, assiolle : Lapa t-.akama ; se dit d'une valve de coquille rie grosse moule, dans laquelle on peut l'aire fondre de la graisse. elo.< /'/. .1 .1 17/. fit;. 1 1 et ri).

I.e plat constiliié par la valve d'une autre espèce de grosse moule se nomme Galotif toa/.ama.

I.e mot Tutihamn, seul, désigne le phi; c'est une valve plus creuse que le fV<»/"«/'qui est. en général, assez aplali. Cette dernière coquille se porte quelquefois en collier, au nombre de quatre coquilles perforées et enlilées sur une Iresse: Ari/ia. d'inlcslius de phoque.

Poinçon en os de cormoran : Ami om-anim Atoucli Ce poinçon: Ami. sert à tresser les paniers i PL 1117//. fit;. -); quand on ne s'en sert pas, il est introduit : T<uia!<aim't><>: dans une gaine ou un rouleau : Ouana. en jonc: Va/a, pour protéger si pointe i /'/. 1 I I ///. //>. >*). Il peut être fait en os d'oie : Alakmnlt ninhcUia ^amaim: en humérus de cormoran : Ambvlim (iJaouo, ou en radius du même oiseau : Gamaim alaouo.

Il y a aussi des poinçons en bois poiii tresser les paniers : hauljim; ils s'appellent \mi lapatakh.

On nomme hi»ua un simple bout do hois grossièrement taillé pour servir de spatule ou de poinçon aliu d'appliquer les lards.

Ràpurede hois de Bcrboris : Tiflia tcfiitarh. Cette làpure : Tcliilach, préparée récemment, sert d'éponge ou de serviette pour nettoyer le visage ou les mains; de tampon pour appliquer la poudre d'ocro sur le visage, etc.

Sac fait avec la trachée-artère de phoque : 1 ma rai, ou Ama ou ta, ou Tapa/a .><"■

Ce sac. renferme ordinairement de l'ocre en poudre et une ou plusieurs pierres à feu; il est ouvert à une de ses extrémités et roulé sur lui-même pour ne pas laisser échapper son contenu. Celle espèce de sac parait plus spécialement réservé aux femmes, et l'espèce dite Minouch aux hommes.

lue autre espèce de sac, destinée aussi à conserver de la poudre d'ocre, est faile avec une vessie de phoque : Amala oiiakara.

Sac à huile : itakouch ouakara: il est fuit avec un jabot d'oie : Alakouch, el serl à contenir l'huile de phoque : Amakhonn.

Les Fucgiens fabriquent aussi un sac avec l'estomac de phoque : inia chelif, ferme à une extrémité par un lien déjoue : Mapi iniiuicda, et destiné à contenir de l'huile de baleine : (iuapica khuiin istoukmijii.

I n sac appelé Minouch, fait en peau de inauchol : Choucha. ou, plus souvent, en peau de phoque ; Ama t,<lc<a, sert aux Fuégiens pour enfermer de menus objets, pouvant n'avoir iii-n de spécial : pointes de harpon, couteau, outils, etc.

Sac de guérisseur : l'akamourh ouinoulouf : il est ordinairement en peau : Mayaka trifeça , cousu : Oumaka. en Am'ouara et Tac/t. Ceux que nous avons visités contenaient ."> bandeaux de front : ) akaniouch ouchka. en plumes d'oie : Oua chakouch, i pierre à l'eu : Içouati, i bloc d'argile blanche : /'omnara/iou. i paquet de ràpures de bois de Hcibcris : 7W lia ichilach.

Seau : Toukou; il est fait ordinairement en écoree : Aichou, de Ma.vtcnus : Ayakou. Il est cousu : Oumaka, avec du fanon «le baleine: 7'arh, et «le l'aubier: Onrrhou. du jeune Fagus antarctica. Il peut être muni d'une anse latérale : Inkinn. en jonc recouvrant du fanon de baleine : Tac h ilukoun.

Lorsque re seau est destiné à vider l'eau dans les pirogues, on le nomme : Anèri toukou.

Le seau destiné à puiser de l'eau à boire est de plus grandes dimensions. On le nomme souvent Ou Ion toukou; il est alors muni à sa partie supérieure d'un cercle en bois de Ma.* tenus : Ayakou ia/iatakh: il peut porter, sur sa circonférence, une anse en lanière de peau de phoque; il présente quelquefois des trous calfatés : Anka/wu. La coulure horizontale se nomme : Mamma; la couture verticale : Aniun.

II existe une autre espèce de seau, destiné à vider l'eau dans les pirogues, el fabriqué en peau de phoque : on l'appelle tma loulou ou ) achka toukou. La coulure verticale : Auiiia. est faite en fanon de haleine el en jonc. Le fond du seau se nomme Toupalana, comme dans le seau en écoree. Faire, fabriquer un seau se dil Ara.

Tablier : Machakana ou Machakana. Ce petit tablier, qui atteint à peine les dimensions d'une feuille de vigne, est porté par les femme» «le tout âge. C'est un triangle en peau de guanaco [ Mayaka tedeca), retenu autour de la ceinture par une lanière en peau «le phoque ( Am'ouara ), ou par une line tresse (Açina) en tendon ou nerf «le baleine yOuapiça onchouami). Il est destiné à cacher les organes génitaux externes, au devant desquels il est placé, le poil tourné cri dedans. Le cordon qui l'attache autour des reins s'appelle Yamaçcta, nom qui s'applique également aux nœuds fixant ce cordon à la peau du machakana ( l'I. A A A ///. Jifr. \).

mssioN ni" cif iiohn.

Tombe, sépulture : Ouantnntehë.

Tresse : Tabim; fabriquée par les femmes avec des nerfs ou des tendons de lialeine, relie tresse sert de cordelette ou de ficelle.

Tresse en paille : Chunkoami ou Choukami: sert à amarrer les pirogues; tressée : Karnaka, en jonc : Mapirmlc. Les nn-uds des extrémités s'appellent i a marc la. Les Fuégicns, quand elle ne sert pas, la tiennent enroulée : Onana.

Vêlement en peau de guanacn : A mont t et fera et Mnyaka ledero : attaché : ) amareia. au moyen d'une tresse : -ici un. en nerf de haleine. (Juand on l'ailâche autour du cou, la ligature ainsi lixée s'appelle .!/«<•<•' ; les coulures : Ourntil.ii, de la peau sonl faites avec, du nerf de haleine : Oitapira ouchkoumi. (le manteau est fait souvent avec la peau du phoque à fourrure et s'appelle alors 7 apura ledeça. Le nom général pour désigner un vêlement est Otichka.

Aiguiser ( par exemple, les bords d'une coquille sur une pierre, pour les rendre tranchants) : Tiamakau. 7'ouaronna et Xloulounnn. Aller, marcher : A ma.

Aller, se promener : Oumana; aller dans les montagnes : 7'ontaroupi oulotuta.

Aller à deux, enlacés par les bras posés sur les épaules : Matachtéka; aller à trois, de la même manière : Matin matachtéka.

Aller eu arriére : Motnhalataçimani.

Aller (d'un bateau à terre), débarquer : Taojaknu .

Aller eu mer, être à bord : Kont, -hikana : voyager par mer : Çivlakonri,

Appareiller: Atëga r wi Atêkga. on Ataka: ce dernier mot signifie aussi ramer, pagayer; les expressions Akaiata et Anopakaiata signilient ramer, pagayer en allant en arrière, en sciant.

Allumer le feu : Toukoitïna et Tuutou^ata.

Appeler, aller chercher quelqu'un : A ira ta: appelle : Aiouina; appelle-le : Aiealoça; appelle-moi : Atéattiia.

Arracher : Oukraitata: arracher une dent : 7V»«« nuknutata. arracher, tirer les cheveux, par exemple en les peignant : Oucltl t paçélah. arracher, par exemple, une croule d'abcès : Koaçitottchkoulala : arracher, enlever I ecorce d'un morceau île bois avec les dents : llapata.

Attacher, lixer : Tuuatrikgata ; attacher, par exemple, autour des reins : lamarii; attacher, ligaturer une pointe de harpon sur le manche : Taotiarnuyaoutaomma: attacher, tenir fixée autour du gros orteil (c'est généralement le gauche) l'extrémité d'une tresse que l'on confectionne: Toalottatala . (on attache autour de l'orteil la partie déjà tressée».

h. Mots relatifs aux actes de la vie matérielle.

LANGAGE. nOO

llouillie (Préparer la) : Tnpoulentsis ouchtagou: celle appellation s'applique à la confection d'une bouillie dont les Fuégiens sont friands et qu'ils obtenaient a\ec de la farine que nous leur donnions quelquefois. Ils remplissaient alors aux trois quarts avec «le l'eau un récipient quelconque qu'ils plaçaient sur le feu : Oumoiitou paucltaki, et qu'ils recouvraient de deux morceaux de bois : Ouiï-l>i, en guise de couvercle. D'autre part, ils délavaient : Touckoiiya. la farine avec de l'eau froide et versaient celte pâle dans le premier récipient lorsque l'eau était bouillante : Kakoupatana; ils sucraient : Touamakoungamatu, ce mélange, quand ils pouvaient.

Caresser: Atatli, par exemple une mère, son enfant; Alhttita : caresser, plaisanter; Alhlicli : plaisanter beaucoup: Chaporlmu : caresser sa femme; Oiipinhou ; donner un baiser (acte inusité «liez les indigènes); Akoupaçana : caresser en tapotant; Oittuimkoun : caresser en chatouillant.

Casser, par accident : Vach'm; se casser, se démolir : ï'aehoulapata (se dil eu parlant d'une pirogue ) ; casser, briser une pirogue, par exemple en mauvaise intention : Téghiltimaléka: cas>er, avec les dents : Vouangouçioti ; avec la main : Touiac/ion ; avec le poing, armé ou non : Akniiangnitçiou et Akouangouta: avec un objet lancé : (hmnikangouçi et Akoangonçi: casser ou briser en fragments : Kouçinmala : casser, par exemple un lien avec les mains : Kourénpa kotttn : casser sur sa tète, par exemple une brandie : Tchcï'-pou .

Chauffer (ses mains, ses pieds, près du feu) : Tnumnupoutnu .- se chauffer par exemple en étendant une peau au-dessus d'un petit foyer, et en prenant ainsi une sorte de bain de vapeur : Taounpi.

Chercher, avec une lumière : Outêla; chercher des poux sur la tète : Otia mtaiia.

Coudre : Oumaka, par exemple des peaux, des écorces de pirogue, avec des tresses, des fanons de haleine, cic.

Couper, en enlevant le morceau : Achetgata, par exemple des cheveux, la peau d'un animal pour le dépouiller; ce dernier aclc se dil aussi KtiwUxti alta; couper, par exemple du pain avec un couteau : Kayachkanalttnata : couper, tailler les bonis d'une coquille, par éclatement : Akoupou: couper, raccourcir un bout de bois : Apat<tna; couper, enlever l'écorcc du bois : Uiçu; signifie aussi amincir le bois; couper le bois, par éclats ou par copeaux, pour l'amincir : Miçananit»n>t ; couper, diviser en deux morceaux : Touanrta; couper, dégrossir un arbre: Akomnu.

Couper : Ytchikama ; couper, en long : Oulonpnï; couper, en travers : Ac/iagou, se dit, par exemple, des entailles d'une pointe de harpon; se dit aussi du dépeçage îles quatre membres d'un oiseau; Allant désigne l'acte de couper ces membres en plus petits morceaux; Alla, l'acte de tailler, par exemple un bout de bois; Miça : tailler, dégrossir; Atiçi : tailler, amincir, équarrir, par exemple un jeune arbre pour faire un manche de harpon,

310 m i s & i o \ ne cap lions.

«les éeorces destinées à faire des pirogues; Akaclii s'emploie flans le même sens. Se l onpi-r : \!<nhaz<at,

Couper, déchirer ave»- les dents, par exemple un fanon «le haleine pour en faire «les lien* : /tatou; faire de HH'iiie avec l'aubier de jeunes pousses de Fagus autan lit a. au moyen «l.-s «lents el des doigls : Onparou: eouper du bois de chautT.ii'c : (luiaka.

Couvrir (Se) : Ta (ut ; s<> couvrir, s'envelopper la lèle: Tuuntavacha; découvrir, dévêtir : <;<>tilata; se dévêtir : Maçautata : couvrir, par exemple avec des morceaux de bois, un va>e contenant de l'eau «pie l'on veut faire bouillir : Quitta; eoiiM'ir, le l'eu, l'ai ranger pour la nuit dans une hutte : kaïftska.

Cuire, faire cuire : l'uttktai. En parlant «les morceaux «le cliair ('par exemple d'oiseau '). «pie l'on fait cuire prés du feu sur la cendre, on «lit Ouçéma pnnt.au. (lu commence par plumer la liète, sauf sur la lèle et le commencement du cou; on flambe : Taonroa, ensuite, l'oiseau au-dessus d'un feu clair; puis on gratte la peau, vivement, avec une coquille : 'T i/iaola tat.ar/i akita ; on découpe et l'on détache : Oaiaraua. la peau du corps, en haut el en bas. eu la retournant comme un gant : kanumeh taiana yan^ouri-ta . au moven «les doigts ou des «lents. On enlève alors l'intérieur (intestins et viscères) : Tac/i a/>a nuput.l, ; on vide l'intestin en le prenant avec les doigts : Ctiapakaçi, et on le remplit i principalement le jabot ) avec les viscères, foie, etc. : ( /nia/loin /iiitaknr/nn'/' : on fait cuire cell»' espèce «le boudin près du feu : Tachapa lap-.ul.nii . On emploie aussi le mot T-atkou pour désigner l'action de chantier, «le carboniser les pointes «les foencs, dans le feu. Akata : mettre des pierres dans le feu pour cuire les morceaux «le chair «le pho«|ue sur les- «|uels ou à côte «lesquels on place ensuite ces pierres quand elles sont brillantes.

Demander un cadeau : Amuuclinu.

Débrouiller, par exemple un paquet «le tresses enchevêtrées : Touiamasrk/io.

Déplier, étendre : hotu ipatahana.

Dépouiller, écorclier un animal : katmiiiakana.

Donner : Ta/.nu.

Égraligncr. par exi-mple le visage avec les ongles : Çinauchata.

Embaripier i.S'i : kouchi el Koupa Lmuhi.

Enliler, par exemple «les perles «le verroterie : Gavé.

Enrouler, par exemple une tresse autour d'un doigt : Oaanamaka; enrouler ou lorilre, en muerai: Otiatia, enrouler quatre brins de jour pour faire ( tresser) un panier : Apanana; dérouler : Oaatata.

Entrer (dans une hutte) : Uatrr ou Matché; entrer, passer d'un endroit dans un autre : kamat^r.

Envelopper, par exemple des objets dans une peau : koumouchala.

LANGAGE

Essuyer (S') : Açakola et Maçakola avec les mains, avec de la paille, etc.; Goulala; ce dernier mot s'applique aussi à l'acte d'une mère dé>hal>illaiit sou enfant.

Étouffer : Touîpou ; désigne l'acte de tordre le cou à quelqu'un, par exemple dans une lutle.

Étrangler: Atoupana ; se dit de l'acte d'étouffer, en lui serrant la gorge avec les mains, un malade qui est, depuis plusieurs jours, sans parole, sans connaissance. Celle pratique ancienne, encore eu vigueur d'après les missionnaires protestants, a pour but d'abréger les douleurs de l'agonie.

Faire, en général : Ouchtagmt : signifie aussi travailler à une occupation matérielle quelconque; J knmann oiichtngou : travailler intellectuellement; Oiiiéknmana : travailler en écrivant ; } f.umtmu, ce mol, employé seul, signifie : écrire, el ne s'applique, par conséquent, qu'aux étrangers, de même que le mol précédent.

Fendre, un arbre, du bois : Ouiaka : fendre, découper à la bâche : Otiiaghntn; fendre, par exemple une lige de bois pour en faire une pince, une foêne : Ouniiatou; fendre, par exemple une branche de houx pour faire une foënc : Kayaiibourou ; fendr e, par exemple du bois de chauffage : Akoutu/ou.

Fente, (issure, dans le bois par exemple : Oupuroti.

Fermer, par exemple une porte : Tughatcka ; à clef : Touatçighnta (ne s'applique qu'en parlant îles étrangers); fermer, par exemple l'orifice d'un panier plein de paille, avec un bout de bois en travers pour maintenir le rnnlenu : Tçt'krtuchitckn.

Foudre (Faire), par exemple de la graisse sur le feu : M<wlueha.

Frapper : A toucha et Ahummurou; se dit de l'acte de frapper le sol du plat de la main pour appeler quelqu'un; Tc^liilouti^ucha désigne l'acte de frapper le sol du pied, pour appeler, ou pour aplanir l'intérieur d'une hutte;

Tengka, frapper, par exemple Sur un burin, avec un marteau; Hakouchtapata, frappera coups de bâton, par exemple quelqu'un pour le corriger.

Gratter, frotter : '/'fiitcacha cl 'routine/m, par exemple la peau avec un bout de bois.

Introduire : Ttmntémnlcê; introduire, mol Ire sa main sous son vêtement : Oulimalcè; introduire, mettre par pincées, par exemple du sucre dans l'eau : Ambclim nutnott; s'introduire, s'enfoncer dans la neige, par exemple jusqu'à la ceinture : Aknumatcé panaka , à travers une couche de glace qui se rompt : Téghilengouskouliné ak ila .

Jeter, par-dessus bord, un ou deux objets : Tapaan^aim : plus de deux objets : Anoangana el Anoana; jeter, en général, en lançant : l'omia\i\ Toupaouana ; jeter, par exemple des coquilles d'Oursins dont on a mangé l'intérieur : Atoupannn.

Jouer : Mikou, jouer en se caressant, en se frottant l'un contre l'autre.

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