MISSION DU C.IP IIOBN
par le chevalier Pigafelta, compagnon de Magellan, à propos de la traversée du détroit :
« Nous fîmes voile ayant à notre droite le continent, que nous appelons des Palagons; à la gauche un autre, que nous nommâmes Terres de Feu, parce qu'on en voyait quantité sur les cotes Nous descendîmes seulement dans les terres à une lieue du déhouquement du détroit et nous ne trouvâmes qu'une mauvaise cabane et plus de 200 sépulcres. Il nous parut que les sauvages venoient ici inhumer leurs morts près du rivage et qu'ils avaient leurs habitations plus loin dans les terres ( 1 ). »
La relation de voyage de Garcie de Loaise(*) est également bien peu explicite : « Avril t^'i : dans le détroit, à la baie Saint-Georges ( J ). deux canots vinrent à bord de la Hotte portant des sauvages de haute stature, que quelques-uns de nos gens traitaient de géants; d'autres les appeloicut Patagons — Ils nous montroienl de loin des tisons allumés. Les noires, entendant par là qu'ils meltroienl le feu aux navires, n'osèrent s'approcher du rivage ni ne purent atteindre les canots qui nageoient d'une surprenante vitesse. ■»